27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:32

Empyr - Trinitaires (Metz) - 25 mars 2011

+ Greenwitch Cavern en première partie

 

 

Né des cendres de plusieurs groupes majeurs de la scène musicale française, Empyr
sillonne la France depuis près de trois ans déjà, proposant à leur public des morceaux rock
planant, teintés, ça et là, d’une légère touche métal. Alors que la tournée promotionnelle
de leur nouvelle album ("Unicorn", sortie prévu le 18 avril 2011) vient à peine de débuter, les
cinq musiciens se sont donnés rendez-vous vendredi soir à la Chapelle des Trinitaires (Metz) pour une prestation remarquable. Retour sur cette soirée…

 

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Il est 19h40 et je viens à peine d’arriver sur la petite place devant la porte des
Trinitaires de Metz. A première vue, une quarantaine de personnes sont déjà présentes,
longeant les murs. Quelques groupes de trois ou quatre personnes se tiennent debout
au milieu de la place, cassant immédiatement l’impression de file d’attente formelle et
rappelant que les premiers entrés seront simplement les plus rapides à monter les marches
menant à la petite porte noire.

 

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Débute alors l’attente. Les affiches de la salle annonçaient un levé de rideau à 20h00
qui n’aura finalement lieu qu’à 20h30, comme précisé sur les tickets vendus. Qu’à cela ne
tienne, il me reste une bonne demi-heure pour vous faire un rapide rappel des faits.

 

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Commençons pas un retour en arrière. 2007/2008. La scène musicale française est
en pleine transformation. L’industrie du disque souffre depuis quelques années déjà et
les quelques « gros » groupes français présents se séparent les uns après les autres. Parmi
eux, Kyo (groupe pop ultra médiatisé révélé au public au début des années 2000 par leur
célèbre Le Chemin) et Pleymo (précurseurs du style métal dit « screamo » mélangeant
guitares puissantes et chant/hurlements rappés avec une voix qu’on croirait dépourvu de
timbre). Dans le même temps, Vegastar (électro rock propulsé sous les feux de la rampes par
leur 100ème Etage) perd son batteur, Jocelyn.

 

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C’est ainsi que Benoît et Florian (Kyo), s’associent à Benoît (Pleymo), Jocelyn (ex-
Vegastar) et Fred (toujours membre de Watcha à ce jour) pour fonder ensemble un nouveau
groupe, Empyr. Très marqué par la culture américaine, c’est aux Etats-Unis que le groupe
s’envole pour enregistrer leur premier album, un douze titres aux sonorités envoutantes et
aux textes torturés. "The Peaceful Riot" était né et promettait aux cinq français une longue et
intéressante carrière. Suivra ensuite un EP Digital sorti fin 2009 ("Your Skin, My Skin") puis un
retour en studio pour préparer un second LP, "Unicorn".

 

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C’est donc à l’occasion de cette sortie prochaine que le groupe nous gratifie d’un
passage par les Trinitaires. Et c’est pour cette raison que je suis là, ce soir, attendant
tranquillement le moment d’entrer me réchauffer dans la salle.

20h15. La foule s’est densifiée. Les gens sont tous debout et attendent patiemment
l’ouverture des portes. Celle-ci ne tardent plus et, après quelques déboires à l’accueil, je
pénètre dans la Chapelle.

A vue d’œil, environ 200 personnes s’amassent autour de moi alors que je m’installe
à proximité de la scène. Première constatation, le public est essentiellement féminin et on
trouve une bonne quantité d’adolescents et d’enfants venus avec leurs parents. La force
de la musique d’Empyr ? Son côté tout public qui, loin d’en diminuer la qualité, permet au
groupe de toucher toutes les générations.

Une quinzaine de minutes plus tard, les lumières s’éteignent et les membres de
Greenwich Cavern montent sur scène et commence à nous servir leur rock énergique. Je
n’avais pour ainsi dire jamais entendu parler du groupe et la vue du chanteur torse nu sous
son manteau, arborant ses lunettes noires, ne m’a, au premier abord, pas particulièrement
emballé. Mais force fut de constater que ces gars-là savent ce qu’ils font, font ce qu’ils
aiment et le font bien !


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L’originalité de leur musique se trouve dans la présence d’un

harmonica faisant partie intégrante de la formation (et pas uniquement ajouté dans les
arrangements des morceaux, comme c’est souvent le cas). Les morceaux s’enchainent
parfaitement, proposant un mélange équilibré de rock énervé et de ballades folk/blues
chargées d’émotions.

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Au bout d’une quarantaine de minutes de prestation, les Greenwich Cavern quittent
la scène sous les acclamations d’une foule qui semble conquise mais néanmoins impatiente
d’assister enfin au show d’Empyr. Les techniciens et les musiciens de Greenwich s’affairent
à remettre la scène en état pour les têtes d’affiches tandis que l’impatience du public se fait
ressentir. Le bruit dans la salle, mesuré par un micro, atteint les 95dB à l’apogée de l’attente
(en comparaison, l’écran indiquera 108 dB en plein milieu des morceaux).

C’est finalement à 21h35 que la salle est une nouvelle fois plongée dans la pénombre.
Les membres du groupe montent sur scène dans une obscurité totale, silencieux. Puis
les premières notes se font entendre et c’est un puissant God Is My Lover qui mettra
le feu aux poudres de cette soirée. Le son est fort, mais reste bon et audible. Le public,
directement dans l’ambiance. Les gens reprennent, avec Benoît, les paroles des morceaux
- qu’ils connaissent bien évidemment par cœur - et se montrent relativement généreux en
applaudissements et en cris à la fin de chaque morceau.

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Les 5 d’Empyr sont, quand à eux, irréprochables. Leur prestation est propre, bien
réglée et on ne notera que peu d’erreur (quelques fausses notes dans les voix, qui seront
suffisamment discrète pour ne perturber personne). Au rayon des incidents, Jocelyn cassera
une caisse claire dès le premier morceau tandis que Benoît se verra privé de son dans son
micro suite au décrochage du câble. Les autres ne sembleront souffrir d’aucun désagrément
et se contenteront de donner tout ce qu’ils ont pour satisfaire une foule restreinte mais
motivée.

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Le set en lui-même propose un bon équilibre entre ancien et nouveau morceaux. Composé d’une majorité d’extraits du nouvel album  (It’s Gonna Be, Helena, My Own Short New Items, Do It), on y retrouve néanmoins quelques incontournables tout droit sortis de "The Peaceful Riot" (New Day, Water Lily, Fever, March On) et certains titres de l’EP Digital (Your Skin My Skin, Way Out).

Après un peu plus d’une heure de jeu Empyr sortira une première fois de scène pour
revenir trois longues minutes plus tard au sons des « Joyeux anniversaire » (Florian fêtait,
ce soir-là, ses 30 ans) pour interpréter quelques titres supplémentaires. Le groupe achèvera
la soirée et le public par un Join Us d’anthologie qui confirmera ce que l’on aura pu
comprendre tout au long de cette soirée : bien loin des strass et des paillettes, les 5 artistes
sont capables de faire aussi bien, voire mieux, que certains Grands de la scène musicale.

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Pour conclure sur ce concert, le son et la salle étaient irréprochables. Le groupe a
offert à son public une prestation de qualité permettant de découvrir les morceaux sous
un jour nouveau, plus énergique et, parfois, plus violent aussi. La bonne humeur et la joie
d’être sur scène étaient palpables tout au long du set qui, malheureusement, a souffert
de quelques petits temps mort entre les morceaux, notamment pendant les phases de ré-
accordage. Cela ne vient néanmoins pas entacher le bilan de cette soirée qui fut excellente
et qui ne donne qu’une envie : revoir le groupe sur scène le plus vite possible.

(Et pour ceux d’entre vous qui auraient raté la première séance, Empyr sera sur la scène de
l’Atelier à Luxembourg le 28 avril 2011.)

 

 

Article : Dom Panetta
Photos : Samantha Rodriguez

 

 

 

 

Plus d'informations sur Empyr :

 

Plus d'informations sur Greenwich Cavern :

 

 

Un concert Notice France :
 

 







Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:11

Ce que l’on ressent en recevant le nouvel album des Ogres de Barback, intitulé « Comme je suis devenu voyageur »  en vue de le chroniquer ressemble un peu au sentiment du critique gastronomique à qui il incombe de confirmer les trois étoiles Michelin d’un restaurant d’exception.

Des doutes, des appréhensions, des espoirs aussi et des désirs surtout. Le désir d’être surpris, conquis, de retrouver ce qui avait pu plaire, tout en trouvant la recette nouvelle, authentique, innovante.

Avant de continuer cette métaphore gustative, rassurez-vous, cet opus des Ogres de Barback contient toutes ces clés, à merveille.

 

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La connaissance du sujet rend les motivations et critiques plus exacerbées, attentives aux moindres faux pas. De l’annonce à l’attente de la sortie, de la pochette au titre, des mélodies aux paroles, Les Ogres de Barback persistent à se distinguer du reste du monde.

Ceux qui – dès leurs débuts il y a dix sept ans – se lançaient en solitaire à la conquête du monde de la musique, s’autoproduisant, distribuant au travers de leur label – Irfan – leurs disques et organisant des tournées monstrueuses emplies de petites salles et Zenith, festivals et Olympia s’obstinent à se démarquer. Ouf, on respire, on écoute posément le disque quelques dizaines de fois. Au début, curieux, pour analyser, et puis très vite simplement parce que le manque se fait sentir, les compositions raisonnant dans un coin de la tête, au cœur d’un bus ou d’un métro, en marchant au détour d’une ruelle, face à un paysage ouvrant vers l’aventure…

 

 

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« Comment je suis devenu voyageur », ancré dans la tradition musicale des Ogres de Barback, deux frères et deux sœurs capables de jouer de dizaines d’instruments différents, pousse l’auditeur vers les découvertes. Nouvelles sonorités, nouveaux périples, nouvelles langues, autres cultures, autres sentiments.

Polisson, réfléchi, savant, curieux, il existe des dizaines de mots pour qualifier chacune des chansons des Ogres. Vous les retrouverez dans chacun des seize titres qui habitent la galette, agrémentés d’autres subtilités. La beauté littéraire se confond aux mélopées graciles dans une version urbaine sur Graine de Brigand ou en forme d’ode à l’amour et à la femme sur Nos vies en couleur et Entre tes Saints, faits de finesse et de beauté. Oui, les Ogres de Barback aiment toujours les femmes, les sublimer et les protéger, elles qui donnent la vie, charment l’homme, elles qui avaient déjà leur Salut à Vous peuvent maintenant être comblées avec un poème merveilleux.

Amour paternel cette fois ci et naissance du titre Petite Fleur, chanté avec Akli D. d’origine berbère, simplement aussi beau et profond que le Jardinier des amis de La Rue Ketanou, les deux titres semblant d’ailleurs se répondre, dans l’intitulé comme les textes, les mélodies arabes renforçant encore ce sentiment.

 

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Militant, le groupe extrait de ses inspirations Palestine Confession, une chanson belle autant que triste, jouant sur les mots et leurs essences, à l’orchestration soignée – comme du reste l’ensemble de l’album.

En bon voyageur, Les Ogres de Barback s’entichent donc de l’amour des peuples, invitant percussions, chœurs et sonorités africaines sur Je n’suis pas courageux, mélancolie et rythmes tziganes pour une chanson de Bretagne à l’Espagne avec Ma tête en mendiant. J’mélance et Donc Je Fuis convoquent Camille Simeray, Lise Oustric-Borki, Dalèle Muller, Gavrish Borki, Guillaume Lopez et Jean Gomis dans des inspirations occitanes autant que roms, sénégalaises ou espagnoles, échos de la grande promenade des Ogres, maternées de paterns de batterie, mêlant voix, esprits et instruments autour d’un refrain aux parfums d’espoirs, d’amitiés, de devenir : « je ne vois qu’une seule issue, trouver le sens de ma vie, le détourner à mon insu, fuir ce que je suis »

 

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Mais Les Ogres, c’est aussi de la chanson française nourrie d’accordéon, de cuivres, d’un soupçon de ska, le petit côté punk et impertinent des paroles, bref des ritournelles qu’on attend simplement de voir en concert et de reprendre à l’envie, avec eux ou a capella à la manière du classique Rue de Panam. A ce petit jeu, le titre éponyme de l’album s’en sort bien, assorti d’une critique acerbe et bien sentie de l’hexagone avec Elle fait du zèle…, ou encore le familial Le Daron, énergique, enregistré en live, et rejoignant la grande famille Burguière. Autre membre à être présent sur l’album – outre quelques voix éparses d’enfants qu’on imagine exploités par des parents bienveillants, faisant grandir très tôt une fibre musicienne chez leur progéniture – Léo, cinquième enfant de la famille, ayant bien grandi à présent et jouant de la batterie sur deux titres de l’album.

Entre rêve et quotidien, L’ennui et le jour est rieur et moqueur, plein d’idées farfelues et d’autres bien réelles, à la croisée de la fiction et de réalités passées ou en devenir, dans un crescendo mené avec maestria, dévoilant encore un peu plus les qualités extraordinaires de musicien des quatre membres.

 

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Fait de la force de ses membres, de l’âme d’un groupe, « Comment je suis devenu voyageur » prolonge le rêve des Ogres de Barback et insuffle une énergie nouvelle aux amateurs de leurs chansons. Un élan bienvenue, un cri de certitude et de conviction, la ronde d’une famille, la magie des amitiés, la communion attendue, et une attente infinie jusqu’à la prochaine rencontre, au détour d’un concert…

Les Ogres de Barback semblent donc avoir signé pour un parcours aux trois étoiles permanentes, avec reconduction tacite à chaque nouvelle sortie d’album !

 

 

Texte : Ugo Schimizzi

 

Crédit photos : Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi

 

 

 

plus d’infos sur Les Ogres de Barback :

http://www.lesogres.com/

 

 

plus d’infos sur Irfan le Label :

www.irfan.fr/

 

 

Prochaines dates :

 

24/03/2011 // La Défense [92]
Magic Mirror // Fest. Chorus des Hauts de Seine - Complet

25/03/2011 // Clermont-Ferrand [63]
La Coopérative de Mai - Complet

26/03/2011 // Alès [30]
Parc des Expos // Fest. La Meuh Folle

01/04/2011 // Bruxelles [Belg.]
L'Ancienne Belgique

07/04/2011 // Schiltigheim [67]
Salle des Fêtes // Fest. Les Artefacts

08/04/2011 // Mûrs Erigné [49]
Centre Cult. Jean Carmet

09/04/2011 // Orthez [64]
Complexe de la Moutète

10/04/2011 // Marmande [47]
Parc des Expos // Fest. Garorock

14/04/2011 // Rouen [76]
Le 106

15/04/2011 // Auxerre [89]
Le Silex

16/04/2011 // Avion [62]
Gymnase // Clôture Fest. Les Enchanteurs

21/04/2011 // Tarbes [65]
Centre Cult. de la Gespe

22/04/2011 // Istres [13]
L'Usine

23/04/2011 // Nice [06]
Théâtre Lino Ventura

07/05/2011 // Sarrebruck [Allemagne]
Fest. Perspectives

13/05/2011 // St Avé [56]
Le Dôme

19/05/2011 // St Germain en Laye [78]
La Clef

20/05/2011 // Montluçon [03]
MJC

21/05/2011 // Le Havre [76]
Magic Mirror

27/05/2011 // Lausanne [Suisse]
Les Docks

28/05/2011 // Evian [74]
La Grange au Lac

02/06/2011 // Bulligny [54]
Fest. Le Jardin de Michel

03/06/2011 // St Etienne
Zénith // Fest. Paroles et Musique

19/10/2011 // Tournefeuille [31]
Le Phare

27/10/2011 // Cenon [33]
Le Rocher de Palmer

28/10/2011 // Cenon [33]
Le Rocher de Palmer

02/11/2011 // Villeurbanne [69]
Le Transbordeur

03/11/2011 // Villeurbanne [69]
Le Transbordeur

10/11/2011 // Nantes [44]
Zénith

12/11/2011 // Annecy [74]
L'Arcadium

25/11/2011 // Nancy [54]
Zénith

26/11/2011 // Dijon [21]
Zénith

05/12/2011 // Paris [75]
Olympia

06/12/2011 // Paris [75]
Olympia

08/12/2011 // Montpellier [34]
Zénith

15/12/2011 // Lille [59]
L'Aéronef

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:28

Live Report : BB Brunes - 16 mars 2011 - Le Créanto ( Créhange)

Le 16 mars 2011, des jeunes rockeurs français aux tendances anglo-saxonnes ont mis le feu dans la salle du “Créanto” à Créhange. Ces artistes composés de 4 membres, avec des guitares vintage, des jeans moulants, des solos qui coupent et des amplis qui crachent l'énergie portent le nom de BB Brunes.

 

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BB Brunes? Quelle drôle d’idée de se nommer ainsi. Pas tout à fait, puisque tout est réfléchi. Adrien le chanteur, a baptisé le groupe de la sorte : BB pour sa chanson préférée de Gainsbourg (initial BB) et Brunes pour le Boulevard Brune dans le 14e où ils répétaient.
Réputé être un groupe à minettes, tout comme l’étaient les “Beatles” à leur époque, il réussi aujourd’hui, 4 ans après sa création, à attirer un public plus large.

 

 

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L’arrivée sur scène est comme à leur habitude, accueillit par des cris de filles placées au premiers rangs. Les adultes ne restent non sans bouger, puisque les bras levés, ils applaudissent le quatuor.  Les chansons s’enchainent. Les langues s’en mèlent puisque fort d’un album composé en anglais et sorti en novembre 2010. Des anciens titres s’émissent durant le concert, ceux qui les ont révélés et leur ont permis d’être récompensés aux Victoires de la Musique en 2009.

 

 

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Cette soirée du 16 mars au “Créanto” a été un grand succès tant dans la qualité du groupe que dans l’organisation (sécurité, informations, techniciens...). Les BB Brunes ont de beaux jours devant eux, puisque leur jeunesse et leur talent les mènera loin. De plus, leur musique subit une évolution certaine, fort agréable à l’écoute.


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Photos et article : Eric HOCHSCHEID 

 

 


Plus d'informations sur BB Brunes :
www.bbbrunes.fr/

 

 

 

Un concert Notice France :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

Plus de photos de BB Brunes :

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:30

Enfin! Alex Turner, leader d’Arctic Monkeys et parolier émérite se lance dans l’aventure solo. Après The Last Shadow Puppets, une excursion symphonique particulièrement intéressante avec son ami Miles Kane, le chanteur de la bande de Sheffield s’essaie à un EP solo, Submarine.

Turner en mode OST

Exit le gros rock que le nouvel album des Monkeys laisse entrevoir pour juin. Alex tout seul, c’est
surtout des lyrics étudiés, touchants et drôles, servis par des mélodies faisant voguer la tête
de gauche à droite. Les six chansons de l’EP servent également de bande originale pour le film
Submarine de Richard Ayoade l’acteur/réalisateur le plus déjanté d’Angleterre. Celui-ci n’en est
d’ailleurs pas à sa première collaboration avec Alex Turner : il a réalisé nombre de clips pour Arctic Monkeys et The Last Shadow Puppets, dont le surréaliste Crying Lightning.

Et si le film ne sortira que cet été dans les salles françaises, on sait déjà qu’il narre les égarements existentiels d’un ado anglais décalé. Un sujet idéal pour le parolier, qui travaille ici le thème des amours adolescentes avec plus de maturité que sur ses premières bandes.

Une plongée en eaux troubles et tendres

Le bien-nommé Submarine jouit d’une vraie profondeur. La voix chaude d’Alex porte avec
intelligence, délicatesse et humour des émotions dont il a le secret. Parfois cruelles, souvent tendres, les paroles réalistico-absurdes offrent un second degré brillant à des chansons de prime abord un peu trop lisses.

L’intro annonce le ton avec un aperçu acoustique pur de Stuck on the puzzle, la cinquième piste,
où la voix du chanteur se suffit à elle-même. Et que celui qui n’a pas senti de frisson lui parcourir la nuque me jette la première pierre. L’écoute plonge d’emblée le spectateur dans un univers musical gageant d’une étonnante complexité.

Hiding Tonight se pose tout en douceur, tendre sans être mièvre. Les mélancoliques attendront
en vain que la voix de Miles Kane vienne répondre à celle d’Alex ; la ballade rappelle clairement
leur collaboration éclatante et les déclarations suaves de l’album "The Age of the Understatement."
Même ambiance pour la troisième piste, Glass in the Park, éclairée par des paroles qui soulignent
parfaitement la bizarrerie poétique des rencontres adolescentes : There's glass in the park / Darling, I can't help but keep making appointments / To sweep beneath the climbing frame (Il y a du verre brisé dans le parc / Chérie, je ne peux pas m’empêcher d’encore prendre rendez-vous / Pour qu’on se glisse sous les jeux du parc).

It’s hard to get around the wind est un petit bijou dramatique sur la maturité et l’acceptation. Une piste qui multiplie les métaphores pertinentes : But as long as you still keep pepperin' the pill /You'll find a way to spit it out, again (Mais tant que tu continueras à pimenter la pilule / Tu trouveras un moyen de la recracher, encore). Les accents folk et intimistes se mêlent naturellement à la voix d’Alex, qui installe une identité musicale cohérente et même évidente ; on en oublie complètement ses anciennes influences rock.

Mise en place judicieuse, puisque Stuck on the puzzle, la piste suivante qui est le climax de l’EP,
arrive comme un pavé dans l’onde tranquille. Une explosion mélodique sur fond de percus illustrant
merveilleusement des battements de cœur chaotiques... On sent l’expérience Humbug dans le
rythme et le style, et le reste coule avec la voix d’Alex. Inutile de lutter, après une écoute vous en aurez pour deux jours à chantonner : Fingers dimmed in the lights / Like you’re used to being told that you’re trouble / And I spent all night stuck on the puzzle (Les doigts affaiblis dans les lumières / Comme si tu avais l’habitude d’être vue comme un problème / Et je passais toute la nuit bloqué sur le puzzle).

La conclusion arrive avec Piledriver Waltz, une composition amère qui referme l’EP et son univers en dessinant une image existentielle sur fond de guitare sèche : You look like you’ve been for breakfast at the heartbreak hotel / Inside of a back booth by the pamphlets and the literature on how to lose / Your waitress was miserable and so was your food / If you’re gonna try and walk on water make sure you wear your comfortable shoes (Tu as l’air d’avoir petit-déjeuné à l’hôtel des cœurs brisés / Dans le renfoncement à côté des pamphlets et de la littérature sur l’échec / Ta serveuse était exécrable et ton plat aussi / Si tu vas marcher sur l’eau, assure-toi de porter des chaussures confortables).

 

 

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Retour en surface, apnée réussie

Et pour ce qui est de marcher sur l’eau, Alex Turner réussit bien son coup et est parfaitement à l’aise dans ses pompes et ses chansons. Son premier EP en solo est une réussite ; construit sur l’expérience mêlée "d’Humbug" et de "The Age of the Understatement", Submarine allie la puissance naturelle des paroles et l’efficacité épurée des compositions. Un EP à l’émotion décalée, bien distillée et élégamment construite, qui a le mérite de ne pas laisser sur sa faim grâce à un enchaînement tout en finesse.

Peut-être faudra-t-il remercier Ayoade d’avoir demandé une participation solo à Alex Turner, et aller voir Submarine en salles le 13 juillet, mais j’ai comme l’impression que le film sera la bande visuelle de l’EP plutôt que l’inverse…

 

Article : Marine Pellarin

 

 

Plus d'informations sur Alex Turner :

http://www.dominorecordco.fr/fr/news/07-02-11/alex-turner---ep-6-titres--submarine--ost/

 

Un EP Domino Record :
http://www.dominorecordco.com/

Submarine en écoute gratuite sur SoundCloud :
http://soundcloud.com/dominorecordco/sets/alex-turner-submarine-ep/s-9rIQn

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 13:26

 

 

Récit de concert : Gaetan Roussel - 112 (Terville) - 5 mars 2011

 

Il a récemment remporté deux Victoires de la Musique dans les catégories Meilleur Interprète Masculin et Meilleur Album pour «Ginger» ; il est le chanteur des groupes Louise Attaque et Tarmac ; il a - grandement - participé à l’écriture et à la production du dernier album de Alain Bashung, a également écrit pour Vanessa Paradis ou encore Rachid Taha, c’est bien entendu de Gaëtan Roussel dont il s'agit. Gaëtan Roussel, la tornade, le trublion, celui qui a prouvé au public de la salle 112 de Terville que non : à force de vouloir encore et encore l'enterrer, le rock français n’est toujours pas mort, et affiche même une forme insolente.

 

 

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       Rock, ce concert l’était sans aucun doute, et c’est sûrement ce qui m’a le plus frappé étant donné le côté parfois atmosphérique ou bucolique, voire nostalgique de son dernier album. Les morceaux semblaient revisités, et même amplifiés par des riffs nerveux, et l’incursion de différents styles (électro, riffs rappellant complètement Amadou et Mariam par moment, rock sudiste des années 70...) avec lesquels Gaëtan Roussel flirte sans jamais les embrasser, définissant ainsi, à l’aide de ces touches musicales s’imbriquant dans ses compositions, une identité musicale si particulière et si communicatrice.

 

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       Grand et filiforme, sa stature lui donne l'air, parfois, de flotter dans ses vêtements pourtant près du corps. Gaëtan Roussel électrise la foule l’espace de trois premières chansons, sautant, se déplaçant, discutant avec ses musiciens lors de bridges, avant de retomber dans une ambiance plus formatée. Ce n’est que le calme avant la tempête. Voici que le rythme remonte, plus personne ne sait où donner de la tête, tout s’éteint, et l’on voit tous les membres présents sur scène affublés de lunettes lumineuses, évoquant un côté «TRON»-isant allant de paire avec le côté presque spatial évoqué par les instruments.

 

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       Gaëtan Roussel a gâté son public, blaguant, partant, revenant, surprenant en interprétant un inédit, ou en reprenant «Psycho Killer» des Talking Heads à sa sauce pour une version inoubliable et tout à fait réussie.


       Un concert illustre, un artiste au physique passe-partout, mais aux paroles poétiques et à la musique inventive, j’espérais passer un bon moment, je suis reparti époustouflé, le coeur dans les étoiles.

 

 

Récit et photos : Jean-Noël Pierre

 

 

 

Plus d'informations sur Gaetan Roussel :

www.gaetanroussel.com/

 

 

Un concert Notice France :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

Plus de photos de Gaetan Roussel :

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:30

 

 

2010-12-tarja 5773La Rokhall d’Esch (Luxembourg) accueillait mercredi 15 décembre 2010, sous la neige, la sublime chanteuse lyrique Tarja Turunen. Née en Finlande, compositrice et pianiste, Tarja est devenue mondialement connue en tant que chanteuse du groupe de métal “Nightwish” en 1996. Depuis 2005, elle poursuit sa carrière en solo ... et non sans succès.

 

2010-12-tarja 5661A 21h45,  une silhouette féminine se présente dans la salle comble, derrière ce rideau gigantesque et transparent. Une voix douce se met alors à chanter. Puis, sur un grand coup de flash lumineux, le rideau tombe. Tarja, les bras ouverts vers la foule en délire,  accueille ses fans de la plus belle des manières.

Très énergique, sa forme est transmise à ses musiciens. Un batteur au charisme certain, habile et endurant, avec un solo de plus de 5 minutes très spectaculaire de la fameuse 5ème symphonie de Beethoven en milieu de concert, un violoncelliste, un bassiste, un pianiste et un guitariste survitaminé ont divinement suivi cette voix lyrique.

2010-12-tarja 5566ngEntre ces merveileuses chansons metal symphoniques, s'immisce un chant celte pour lequel le groupe s'est rapproché dans un périmètre restreint afin d'offrir au public un moment unique. Un chant russe ainsi que quelques reprises du groupe Nightwish ont permis à cette soirée d'être émotionnellement intense.

 

Les températures glaciales n'auront pas eu d'influence sur ce concert chaleureux, puisque la belle Tarja et sa voix envoûtante ont réchauffé une salle pleine. Sa voix, sublimée durant toute la soirée, aura donné le sourire à chacun pour le restant de la nuit. Le retour difficile dans le froid n'était à ce moment là plus qu'un détail.

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:48

Carmen

de Georges BIZET (1838-1875) Opéra en quatre actes Livret de Ludovic Halevy et Henri Meilhac Création à Paris le 3 mars 1875 Coproduction de l’Opéra national de Lorraine et de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole

C'est une des oeuvres lyriques les plus populaires et les plus représentées dans le monde. Le brigadier Don José subit les provocations de la belle cigarière Carmen. Il ramasse la fleur qu'elle lui jette à la sortie de la manufacture de tabac. Lors d'une bagarre entre ouvrières, Carmen est arrêtée et confiée à la garde de Don José. Usant de tout son charme, elle le persuade de la laisser s'enfuir…

 

 

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Crédit photos : Juliette Delvienne

 

 

  • Direction musicale : Claude SCHNITZLER
  • Mise en scène : Carlos WAGNER
  • Chorégraphie : Ana GARCIA
  • Décors : Rifail AJDARPASIC
  • Costumes : Patrick DUTERTRE
  • Lumières : Fabrice KEBOUR
  • Carmen, une bohémienne : Isabelle DRUET
  • Micaëla, jeune Navarraise : Claudia GALLI
  • Frasquita, une bohémienne : Pascale BEAUDIN
  • Mercédès, une bohémienne : Sylvia DE LA MUELA
  • Don José, un brigadier : Chad SHELTON 
  • Escamillo, un torero : Chang HAN LIM
  • Le Dancaïre, un contrebandier : Olivier GRAND
  • Le Remendado, un contrebandier : Julien DRAN
  • Zuniga, un lieutenant : Jean-Vincent BLOT
  • Moralès, un brigadier : Philippe Nicolas MARTIN
Chœur de l’Opéra national de Lorraine, Chœurs et Ballet de l’Opéra Théâtre de Metz Métropole
Choeur d'enfants spécialisé du Conservatoire à rayonnement Régional de Metz Métropole "Gabriel Pierné"
Orchestre symphonique et lyrique de Nancy


Tarif A
Âge conseillé : à partir de 11 ans

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:29
Récit de concert : Soma - Trinitaires 
 
Chemises blanches, slims et cravates noires, voici Soma, un groupe de quatre personnes ayant partagé leur passion pour le rock sur les bancs du lycée, dans les années 90.
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Soma, c’est quoi ? Les plus érudits d’entre vous auront reconnu dans le nom du groupe un titre des Smashing Pumpkins. Coincidence troublante ? Non, hommage évident. Le groupe fut entre autres l’une des influences de ces quatre français qui tournent désormais depuis plus de dix ans et viennent de sortir leur premier album au début de l’année 2010, bientôt suivi d’un deuxième, tel qu’annoncé récemment sur leur page Facebook.
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Anecdote à signaler, et non des moindre, les titres de leur premier album, «Jewel and the Orchestra» ont été mixés par Dave Sardy, qui a produit Oasis, Jet, les Dandy Warhols et j’en passe. Les chiens ne font pas des chats.
 
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Et à quoi cela ressemble-t-il ? A une sorte de melting-pot des Killers, des Smashing Pumpkins, et d’autres que je n’ai su identifier, mais qui colle à ce que le rock a produit de mieux ces quinze dernières années. Cela ressemble enfin à un rock mélodique, planant, puis percutant, un grand coup dans les tympans, mais jamais brut, toujours intelligent, et finement maitrisé.

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On sent une osmose jubilatoire partagée par les quatre membres qui, en plus d’avoir agréablement surpris mes tympans, sont de véritables bêtes de scènes. Clairement, la chapelle des Trinitaires était bien trop petite pour la puissance de leurs titres. 
 
Je crois que Soma a un bel avenir devant lui. Et j’espère qu’il remplira des stades.

 

 

 

Récit et crédit photos : Jean-Noel Pierre

 

 

 

Plus d'informations sur Soma :

http://www.myspace.com/somafrance


 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

 

 

Plus de photos de Soma :

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:52

 

Jardin d'hiver du Michel : récit de concert

 

 

Pour sa troisième édition, la version hiver du festival le Jardin du Michel réunissait une fois encore un panel d'artistes de qualité à l'Autre Canal ce samedi 04 décembre.

Israel Vibration, tête d'affiche du soir, côtoyait dans la grande salle The Subs et AAAA, alors que dans la salle annexe de la salle nancéenne, Dub in VO succédait à l'ancien membre des Svinkels Gérard Baste.

Le lancement de cette 3ème édition a également vu apparaître les premiers noms de la prochaine édition du Jardin Du Michel, qui aura lieu cette année le premier week-end de juin (du 2 au 4 juin 2010). Ainsi donc, Les Ogres de Barback côtoieront Patrice, Raggasonic, mais aussi GaBlé, Lexicon ou encore Beat Torrent.

Mais revenons avant tout ça à notre froide soirée de décembre à l'Autre Canal nancéen, où 1200 personnes avaient décidé de se retrouver pour fêter la musique et la bonne humeur.

 

 

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Dès 20h30, Incredible Polo investie la scène principale alors que le public commence doucement à affluer. Ambiance plutôt froide et l'homme solitaire rame pas mal au milieu de ses samples, ses boucles et son synthé.

 

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Mais, sans se démonter, il arrangue la foule sans l'accuser, remettant à plus tard son interaction avec celle-ci. Décrit comme un « jeune artiste autodidacte, multi-talents et touche-à-tout ». Continuant ce soir comme depuis 10 ans à mêler tout à la fois le funk, le jazz noyant le tout dans des flots hip hop, l'énergumène se démène bien et la mayonnaise prend.

Jonglant entre différents types de voix, s'inventant un univers bancale et décalé, Incredible Polo est proche de son nom de scène. Génialement abruti, totalement à la rue, mais jouissif à voir et à entendre. Bonne découverte !

 

 

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Direction ensuite la petite scène avec l'entrée en piste d'un ancien loustique des Svinkels, alias Gérard Baste. Flanqué d'un collègue au micro – A2H - et d'un second aux platines – Dr Vince -, voilà le délirant hip hopeur style bucheron motiver une salle chaude et bien remplie.

 

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Se référant à son avocat alsacien favori Maitre Kanter, Gérard Baste est comme il est si bien dit « pertinent dans l'impertinence ». Amateurs des mots petits et gros, le rappeur à la dégaine ubuesque balance les coups et les sons, dans un bouquet de joie et d'explosions sonores bienvenues. De quoi bien lancer dans l'hiver naissantun festival qui commence à s'installer dans le paysage lorrain.

 

 

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Sur les coups de 22h20 arrivent sur la grande scène les vedettes du soir. Israel Vibration, qui, comme leur nom l'indique nous viennent tout droit de Jamaïque, sont acclamés dès les premières notes. Preuve que le dossier de presse n'avait pas menti lorsqu'il précisait que le groupe était un des plus appréciés du genre en France.

Deux jeunes femmes, chargées des choeurs, accompagnent une demi douzaine de musiciens, répartis entre guitare, basse, batterie, synthé et chant. A ce dernier poste, ils sont deux à se relayer, armés de tout leur art, leur volonté et de béquilles, présence discrète d'une maladie – la polio – venue créer et souder leur groupe.

 

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Les deux « frères » maîtrisent leur voix et se fondent dans les flots entétants des mélodies. La musique se déroule, sans accrocs, enveloppant la salle d'une torpeur bienheureuse. Israel Vibration a la force d'envahir l'espace avec un calme et un charme unique, ne laissant personne indifférent, sans jamais élever la voix ou déborder. Néanmoins, leur set, rythmé, ne nous laissera pas voir le temps filer, les rappels nous ramenant à une réalité revenue trop vite.

 

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Les lorrains Dub in Vo enchaineront alors avec – à l'instar de leurs grands frères et cousins – des flows de dub qualibrés et travaillés, plongeant la nuit dans des vibrations électroniques.

Les belges de The Subs clôtureront la soirée, concluant un festival devenu rituel, habité par les habitués et recommandé par les nouveaux arrivants, laissant tout un peuple orphelin de grand rendez-vous jusqu'à juin prochain et le retour du Michel.

 

 

Récit : Ugo Schimizzi

Crédit photos : Juliette Delvienne

 

 

 

Plus d'informations sur :

 

Plus de photos du JDM Hiver 2010 :
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:38

 



Merzhin : récit de concert

 

 

 

Nous arrivons en catimini dans le froid et la nuit sur les bords de Seine. Le point éphémère est là, installé dans un ancien point p, à côté d'une caserne et d'une maison des associations. A l'intérieur, 300 personnes se pressent dans une salle minuscule, mais ô combien chaleureuse. Privée de première partie pour cause d'intempéries, les bretons de Merzhin sont venus de Nantes par le train, abandonnant la route pour les rails.

 

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Entamant donc leur concert sur les coups de 21h, les cinq musiciens ne prendront que peu de temps avant d'enflammer la salle. Présentant leur dernier album Plus loin vers l'Ouest, le voyage est certain, lointain et bouillonnant. Excellente surprise, le son est vraiment bon, chaud, agréable et carré. La voix du chanteur est tenue et maîtrisée, quasi semblable aux albums, preuve de la qualité du groupe. Hérault de la langue française, les paroles s'envolent sur le nouveau continent avec une légèreté et une facilité agréables.

 

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Forts d'une communauté de plus de 12 000 fans sur facebook, il est facile de comprendre que les amateurs de leur musique sont clairement des connaisseurs. Chaque chanson est repris quasi à l'unisson par la foule, y compris les compositions les plus récentes comme « L'étincelle », « Train de Nuit », « Le Nord ». Des détours également par « Las Vegas Parano » ou les éternels « Nain de Jardins » rassasieront le public, bien que quelques voix continueront à s'élever jusqu'au milieu de la nuit, militant pour la résurgence du « Maillot Jaune ».

 

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Qu'importe la setlist, le principal était là. Les ambiances vaporeuses, les lumières éclatantes, et une énergie déployée débordante, autant d'ingrédients réunis pour une soirée folle.

Le groupe bafoue même ses principes, et revient pour un second rappel, non prévu - « cavaliero », tant l'ambiance est bonne, et l'envie de rentrer lointaine.

Bercé par les paroles ou agités par la musique, calmant le jeu sur des ballades ou virevoltant entre guitare et saxophone, Merzhin conforte une place de groupe de scène, créatif et vivant, recherché et apprécié d'un public de connaisseur, fidèle et passionné.

 

 

Article et crédit photos : Ugo Schimizzi

 

 

A noter que Merzhin passera dans l'Est vendredi 10 décembre prochain à Strasbourg et Samedi 11 décembre Chez Paulette à Pagney Derrière Barrine.

 

 

Plus d'informations sur Merzhin :

http://www.merzhin.net/

 

http://www.myspace.com/merzhin

 

 

Plus de photos du concert de Merzhin :

 

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