6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 15:49
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            De Metz à Strasbourg, le froid et la neige avaient décidé de s’abattre sous forme d’un véritable blizzard, rendant difficile l’accès à la Laiterie ce 30 janvier 2010. Pourtant, Melting-Actu se devait d’être sur place pour vous faire revivre un concert d’une rare intensité.

En effet, AqME et Mass Hysteria étaient présents en Alsace, les Dead Sexy Inc. assurant leur première partie.

 

            La soirée commença tout d'abord avec les extravagants "Dead Sexy Inc." et leur  "frenchelectropunksuperchicborntoloserawpower69"  - que nous intitulerons plus sobrement: punk-électro-rock - qui ont parfaitement réussi leur mission : Enflammer le public strasbourgeois - venu en masse ce soir - surtout après leur clin d'œil aux "Sex Pistols",  avec une version bien à eux du standard: "God Save The Queen".


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            Quinze minutes d'entracte – laissant le temps aux techniciens et membres du groupe de préparer la scène – et nous voilà en compagnie des tant attendu AqME venu présenter leur nouvel album En l'honneur de Jupiter.  Le groupe a remis une bonne fois pour toutes les pendules à l'heure vis-à-vis des personnes encore dubitatives quant à leur efficacité et leur professionnalisme, assurant un set quasi parfait. En effet, Thomas , le chanteur du groupe  a encore fait d'énormes progrès – tant d'un point de vue scénique, que vocal,  le ‘’nouveau" guitariste apportant un plus non négligeable au groupe, grâce à son jeu carré, et ses solos.

 

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            Mass Hysteria arriva enfin, accueillit par un tonnerre d'applaudissements, sifflements et cris confondus, annonçant une ambiance lourde, forte, marquée par une salle chauffée à blanc. Le groupe insista d'ailleurs à de nombreuses reprises sur la qualité du public, n'hésitant pas à le qualifier "d'un des meilleurs publics de la tournée". Le groupe était visiblement très heureux de jouer dans l'Est de la France.

Avec conviction, le chanteur n'hésita pas à balancer toute sa rage dans son show, le colorant d'un discours assez politisé, incitant les spectateurs à aller voter…            

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            Quel bonheur de retrouver ces deux groupes de tête d'affiche, et ce,  surtout après la sortie quasi simultanée de leurs derniers albums aussi bon l'un comme l'autre… Souhaitons leurs encore une longue vie, notamment dans cette période où l'industrie musicale poursuit un déclin semble-t-il inexorable…

Crédit photos et articles: Frédéric Macieri. 


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Retrouvez:

AqME:

février 2010

18.02.10      bataclan – paris [75]
19.02.10      L’arcade – notre dame de gravenchon [76]                                   

mars 2010

06.03.10     le cargo – caen [14] (avec mass hysteria & unco)
11.03.10     théâtre barbey – bordeaux [33]
(avec punish yourself & unco)
12.03.10      le cri’art – auch [32] (avec unco)
20.03.10      la niche – dommarien [52]
21.03.10      chez narcisse – val d’ajol [88]
26.03.10     la chapelle – metz [57]
27.03.10      le grand mix – tourcoing [59]
(avec mass HYSTERIA)                 


Mass Hysteria:

février 2010

18.02.10     bataclan – paris [75]    + Aqme
19.02.10    le 112 – terville [54]
20.02.10     La niche – dommarien [52]
26.02.10     festival les hivernautes – quimper [29]
27.02.10     alençon – la luciole [60]                 

mars 2010

05.03.10     l’ouvre BOÎTE – beauvais [60]
06.03.10     le cargo – caen [14]
13.03.10     le moulin – brainans [39]
20.03.10     bif fuzz – jonzac [17]
26.03.10     le botanique – bruxelles (be)
27.03.10     le grand mix – tourcoIng [59]

http://www.label-athome.com/

http://www.aqme.com/

http://www.masshysteria.fr/

http://www.deadsexyinc.com/

http://www.laiterie.artefact.org/

 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 13:48

L’espace culturel de Rombas, fort de ses 500 places, affiche complet pour cette première du spectacle du chanteur français Sanseverino version 2010, de passage en Moselle avant d’enchaîner par quatre jours dans la capitale, au Bataclan.

Présentant son nouvel album, Les Faux Talbins, Sanseverino, 50 ans au compteur l’année prochaine, affiche une mine goguenarde, le sourire aux lèvres, visiblement content de remonter sur scène. Il est accompagné d’une batterie, deux guitares, un clavier et un trombone proposant un rock engagé déviant tout à la fois vers le jazz et le blues folk bien porté sur le swing. Tout un panel de sonorités mixées derrière une voix douce mais acerbe, balançant joies de l’esprit et revendications notoires.

L’artiste a amené également dans ses bagages quelques reprises, dont le très américain A boy named Sue de Johnny Cash, ici revu et corrigé en version française, collant bien au style de l’artiste, toujours un peu frappé…

 

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Le public n’est composé ‘‘que de vieux’’ comme s’en plaindra le chanteur dans le métier depuis plus de vingt ans, certes pas aussi remuants que leurs enfants, mais appréciants néanmoins avec enthousiasme les qualités du trublion parisien.  

Celui-ci propose alors une version pour le moins inédite de la salsa du démon, bien suivi par les spectateurs aussi amusés que médusés.

Derrière la scène, un écran géant diffuse tantôt des extraits de films, tantôt des illustrations éloquentes des paroles, d’un bon goût pas toujours établi. Sur la chanson éponyme de son nouvel album, Sanseverino envoie au public une liasse de faux billets, continuant d’arpenter la scène comme un beau diable en swinguant, une guitare en forme de caravane pendue au cou.

Dans une version édulcorée par rapport aux compositions studio, l’artiste nous propose une vérité qui nous avait visiblement jusqu’à présent échappée, Les rockers aiment la Java. Etonnante découverte, et possibilité innée de mêler Iggy Pop et Metallica avec Giscard d’Estaing, Sarkozy et…la Java !

 

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Au milieu de bons nombres de titres de son dernier opus, Sanseverino nous propose une reprise pour le moins apaisée du Cayenne remis au goût du jour il y a de cela quelques années par Parabellum, repris par une majorité des spectateurs debouts comme assis dans les gradins.

 

N’oubliant pas de collectionner impertinences et pensées personnelles, Sanseverino nous fait part pendant plus de deux heures de son univers décalé et prenant, terminant son live sur un changement de décor pour le moins…imprévisible.

 

Celui qui avait tant décrié la présence de la cathédrale lors de son concert place d’Armes lors des soirées de Metz en Fête, il y a deux ans de cela, semble s’être faussement réconcilié avec l’église, revêtant même une superbe soutane. Suivi par le reste de sa troupe, l’ensemble est hilarant à voir.

 

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Il est bon de retrouver Sanseverino sur les routes avec ce nouvel album, dans la continuité des ses précédentes réalisations, les chansons étant bien développées en concert, supprimant immédiatement cette impression de voir en live ce qu’on a entendu à la maison. Ce constat est dédoublé par la présence de l’écran géant et des différents courts métrages, tout autant que de la qualité et la prestation des musiciens qui accompagnent l’artiste sur scène.

 

Un très bon point pour l’Espace Culturel de Rombas, qui se place donc, pour l’année de ses 10 ans en septembre prochain, comme une salle à inscrire dans son carnet d’adresses, avec la venue prochaine entre autres de Dominique A et de Souad Massi

 

Ugo Schimizzi

 

 

 

Plus d'informations sur Sanseverino :

http://www.myspace.com/sanseverinostephane

www.sanseverino.fr

 

Plus d'informations sur l'espace culturel de Rombas :

http://www.espace-culturel-rombas.com/

 

 

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Crédits photos : Ugo Schimizzi

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 17:34
Alors qu'en France se déroulait le concert de Pony Pony Run Run, nos amis frontaliers accueillaient les hollandais d'Epica. Ce week-end était donc placé à la fois sous le signe de la musique mais bel et bien sous celui de l'Europe.
Les intempéries avaient d'ailleurs également décidé d'être de la fête, une véritable tempête de neige s'abattant dès 19h30 sur le Luxembourg.

La foule, massée sous le porche de l'Atelier attend patiemment l'ouverture des portes, le froid tenace crispant les sourires. La salle ouvre légèrement en avance, la horde noire s'engouffrant dans le bâtiment.
A 20h30 précise, la première partie entre en scène. Assez insignifiante, on ne peut pas dire qu'elle réveille les ardeurs du public, mais bien le contraire. Tout cela est d'une mollesse affligeante, et on peut vraiment se demander si la salle ne va pas se congeler sur place tant on s'ennuie ferme. Heureusement, la dernière chanson - une reprise de Billy Idol, "Rebel Yell" - remotivera les plus vieux ou les plus fins connaisseurs.

Mais qu'importe, une heure plus tard à peine - certains apprécieront la ponctualité de l'Atelier - Epica entre en scène, sous les vivas et les hurlements des spectateurs, pour le coup nettement plus réveillé.



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Le concert débute par Resign To Surrender, provenant de leur album sorti en fin d'année dernière, Design Your Universe. La foule exulte et les sourires ne se font pas attendre tant sur scène que dans la salle.
Les choeurs se réchauffent et s'arment de leur plus belle voix pour faire un triomphe à Simone Simons, la charismatique chanteuse, saluant son entrée. Sa voix s'élève jusque dans les tréfonds de l'Atelier, emportant ses mélodies à l'étage, où s'entassent encore bon nombre de spectateurs n'ayant pu se faire une place au rez-de-chaussée.



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Le groupe enchaîne les titres de leur nouvel opus et des succès plus anciens comme Cry For The Moon ou Consign To Oblivion lors des rappels. Le groupe nous offre même un petit cadeau de Noël en retard en proposant une version revue et corrigée de la célèbre Marche Impérial de Star Wars.
L'éclairage tout en volutes et contre-jour fait du groupes des silhouettes mouvantes, démangé par le besoin de courir sur la petite scène. Simone comme ses compères ne cessent de headbanger, de telle manière que le concert file à une vitesse incroyable.
Le son est d'excellente qualité, et on peut aisément percevoir tout le talent du groupe et en particulier de la voix si charmante de Simone Simons. Celle-ci donne de sa personne et illumine la soirée de sourires, poses et mots distillés en français, anglais ou allemand.


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Le groupe revient pour plus d'une demi-heure de rappels, repartant de plus bel dans leur élan musical décidement fort communicatif. Quietus sera rajouté aux deux titres pré-cités de leur premier album, The Phantom Agony.
Cette nouvelle prestation des néerlandais laissera assurément un très bon souvenir aux Luxembourgeois comme aux nombreux frontaliers ayant fait le déplacement pour l'occasion. Pour la veille de son anniversaire, Simone a laissé partager toute sa passion la fougue de ses 25 années pour nous régaler pendant près de 2h.
Epica, plus le temps passe, se révèle bien être un des fers de lance de cette mouvance symphonique du metal. Alliant puissance, douceur et complexité, les compositions aux textes souvent engagés renvoient souvent une dynamique prenante et passionée.



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Le groupe s'envole à présent pour les Etats-Unis avant, probablement de revenir pour la tournée des festivals estivaux. En leur souhaitant bon vent, nous espérons bien vite les revoir dans nos contrées.

 
Ugo Schimizzi



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Crédits Photos : Ugo Schimizzi

plus de photos ICI




Plus d'infos sur Epica :
http://www.myspace.com/epica
http://www.epica.nl/


Plus d'infos sur l'Atelier (Luxembourg) :
http://www.atelier.lu/
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 22:04
Une heure déjà avant le concert, la salle du 112 à Terville est prise d'assaut par une centaine de personnes, attendant l'ouverture des portes. La pluie battante ne les dérange pas, impatients semble-t-il de voir en live, le phénomène Pony Pony Run Run.

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Killtronik est chargé de la première partie. Les musiciens  donnent très vite le ton de la soirée. Kevin, le chanteur, dévoile un univers pop-rock aux touches électro qui semble séduire le public. « Pour une dernière date et une salle aussi chaleureuse, on vide notre stock ! » dit-il en distribuant à la foule son CD 4 titres. Après une dizaine de chansons, les musiciens laissent la place au groupe tant attendu, en remerciant la salle pour son accueil : « On a kiffé franchement » conclut-il.


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Pony Pony Run Run, groupe français originaire de Nantes et Angers à la culture musicale immense est là ce soir pour nous présenter leur premier album au succès monstre : You need Pony Pony Run Run. Influencés en particulier par le giron anglo-saxon des années 1980, ils présentent à travers ce disque onze compositions mariant à merveille électro, pop et rock.

 

 

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Pour leur première date de la tournée 2010, Gaëtan et Amaël, les deux frangins, Antonin et leur batteur Frédéric se lancent dans l’arène du 112
Un endroit qui se révèle être des plus intimistes. Petite salle communale, pouvant accueillir jusqu’à 800 personnes, on s’y sent de suite à l’aise - en partie grâce à un personnel souriant et chaleureux.
Acclamé par le public comme il se doit, Pony Pony Run Run commence le concert avec « Walking on a line », chanson que le live valorise. La chaleur des synthés et guitares électriques embrase la salle. 

 

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L’auditoire , à priori principalement adolescent au vu des premiers rangs, se révèle en fait être un mélange de générations surprenant. En effet, passé cette barrière de jeunesse, on retrouve de nombreux adultes  se déhanchant au rythme des sons. Dans les gradins, les plus fatigués et les moins danseurs n’en sont pas moins ravis.
Le groupe enchaine les titres avec toujours plus de dynamisme faisant participer le public.

 

 

 

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Après plus d’une heure et demie de concert, le trio électro-pop quitte la scène sur leur tube « Hey you », entonné par toute la salle à pleins poumons… Puis le groupe revient pour un rappel de trois chansons : « Franchement, vous le méritez » disent-ils en offrant à la foule surexcitée un morceau qui n’avait jusqu’à présent jamais été joué en live : « What I feel ».
La soirée se termine avec « First date mullet », un morceau plutôt rythmé qui transforme le 112
en dancefloor.

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La « sensation électro-pop de l’année » comme certains le disent a eu son effet au 112 ce soir. Et apparemment leur débordement d’énergie a beaucoup charmé : ils sont en effet nommés aux Victoires de la musique 2010, affaire à suivre… !

Comme de coutume au 112, l’après concert se fait autour d’un dernier verre, histoire pour le public de partager ses impressions, la salle étant bien connue pour réunir personnel, spectateurs et parfois même artistes. On se souviendra par exemple de la venue de Louis Bertignac le 20 février dernier, qui ne s’était pas fait prier pour rester jouer quelques notes de plus, pour le plus grand plaisir de ses fans.

 


Elise Ruiba

 


 

Plus d'informations sur Pony Pony Run Run :
                http://www.myspace.com/ponyponyrunrun

 

Plus d'informations sur le 112 à Terville :
                http://www.le-112.fr/

 

 

 

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Crédits photos : Elise Ruiba

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:47

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Après une tournée sold out à l’étranger en début d’année : Etats-Unis, Canada, Angleterre, Chine, Espagne, Yann Tiersen revient en France pour quelques dates exceptionnelles, et plus précisément à "L'autre canal" de Nancy.

Affichant un ton résolument plus rock, il présenta, entre autres, des titres de son prochain album Dust Lane (sortie prévue courant 2010) entouré d’anciens compagnons : "Stéphane Bouvier" à la basse, "Christine Ott" aux ondes Martenot mais aussi de deux nouvelles collaborations : "Dave Collingwood" à la batterie et Robin Allender à la guitare.

La première partie quant à elle fût assurée par Christine OTT.


Crédit photos: Guillaume Galbourdin, en partenariat avec www.monptidoi.com

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 18:07
Et voici les photos des différents groupes présent au Festival le Jardin d'hiver du Michel, à l'autre canal à Nancy, le 29 novembre 2009.
Pour lire l'article en lien avec ces photos, c'est ICI.

Roberdam :
















Beat Assailant :


























Babylon Circus :































Higher Level Sound :






Crédits Photos : Juliette Delvienne



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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 17:42

Spécialiste des programmations de qualité et de la réalisation efficace, l’Autre Canal est pour la deuxième année la terre d’accueil hivernale du Jardin du Michel.

Son créateur, tôt dans la soirée, arpente déjà les abords de la petite et de la grande scène où vont s’alterner jusqu’au milieu de la nuit de très bons concerts.

 

Dès 20h30, le coup d’envoi est lancé par Roberdam, régional de l’étape. Créateur des Ravid’Vous’Voir et des festifs Garçons-Trottoirs, Damien Robert revient ici en « solo », accompagné par un trio de musiciens.

Bien loin de ces précédents groupes, l’unique point commun pourrait être le côté chanson française. L’ensemble des textes sont tournés vers les sentiments, amour en tête, dans un parfum tantôt léger, tantôt mélancolique. Il s’accompagne à la guitare, entouré d’un clarinettiste et d’un contrebassiste, appuyé par un batteur.

 

 

L’ensemble est de bonne facture bien que franchement peu révolutionnaire. La composition des morceaux n’est pas non plus des plus folichonne, voyant souvent revenir un refrain fait de quelques mots, répétés et re-répétés parfois à outrance. Le public semble apprécier l’ambiance distillée par le trentenaire, plus posé et réfléchi que lors de ses vertes années musicales hautement plus agitées.

Le concert finit avec un peu de retard et nous sommes surpris de constater que le concert suivant, dans la petite salle, a déjà bien commencé. Difficile de rentrer dans l’enceinte bondée, encore plus d’en ramener des clichés potables. L’ambiance est tout autre ici, en compagnie de Higher Level sound. Les beats sont au rendez-vous et nos voisins d’outre-Rhin s’acquittent de leur mission avec sérieux. Le son se balance de la musique de dancehall au reggae, les platines oscillant vers un électro débridé.

 

 

Retour peu de temps après dans la grande salle pour assister au show de the Beat Assailant. Le groupe, composé d’une dizaine de musiciens aux multiples talents fait l’effet d’une bombe au public compact. Amenant avec eux un univers aussi immense qu’indéfinissable, vibrant entre un rap énergique et un hip-hop fou, le groupe fait sensation. Visuellement impressionnant et d’une esthétique proche de la chorégraphie, l’ensemble est agréable à vivre tant pour les yeux que pour les oreilles.

Le flow continu et rythmé du chanteur principal est souvent relayé par une chanteuse et un second chanteur, tous trois accompagnés par des cuivres percutants. Le groupe enchaîne plusieurs chansons de leur avant dernier album, Imperial Pressure sorti l’année dernière, avec notamment le très bon Crash The Party et le très funky Payback.

 

 

La présence d’un batteur plutôt que d’une boîte à rythme ou de samples amène beaucoup de présence dans le son comme sur scène et l’ensemble, hétéroclite, est vraiment savoureux.

Le groupe s’éclipse dans une atmosphère sulfureuse, la salle étant bondée. Impossible pour nous de rejoindre la petite salle pour Mad Professor et Earl16. Bien dommage au vu du parcours des deux hommes. D’autant que Lee Scratch Perry, avec qui Mad Professor a travaillé par le passé avait fait sensation l’année dernière.

 

Qu’à cela ne tienne, peu après minuit arrive en force Babylon Circus. Après 5 ans d’absence, le groupe lyonnais a sorti son nouvel opus en mars dernier, intitulé La Belle Etoile. Passé une courte intro, le groupe entame d’entrée de jeu avec un titre de ce dernier album, Perdu. Le ton est donné. Et il est des plus festifs. C’est la fête à l’Autre Canal, et toute la troupe des Babylon Circus fait monter la pression en un tour de main.

Babylon Circus ressemble à un croisement entre Nomades et Skaetera et The Washington Dead Cats, un morceau de piment en plus, et un petit zeste des Balkans bien caché dans les cuivres.
Mais, il faut bien avouer que le groupe a un son inimitable et leur style bien à eux. La seule injonction est de les écouter pour mieux les découvrir.

Le chanteur, charismatique et surexcité, saute, cabriole et chante sans s’interrompre, impulsant une cadence effrénée à ses compères comme au public.

La salle reprend en chœur chaque refrain, comme sur De la Musique et du Bruit, de leur précédent album, Dances Of Resistance.

 

 

 

La salle saute et saute encore, en rythme, inépuisable, des premiers rangs jusqu’au fond, et ce n’est pas les titres J’aurais bien voulu ou l’excellent Sista qui calmeront les esprits. Vient alors le temps d’enchaîner avec leur plus grand succès, Caravane, chanté à tue-tête par tout le groupe, suivi au mot près par chacun des spectateurs, en parfaite harmonie avec le groupe. Encore une fois, les lumières sont simplement énormes et contribuent à une ambiance de folie. Ce qui ne prive personne d’éclater de rire, sur le très bien écrit Le Fils caché du Pape. Le groupe nargue le public, leur souhaite bien tôt au revoir, prétextant un concert important le lendemain à Paris. S’ensuivent évidemment une bronca monstrueuse et des huées assourdissantes. Babylon Circus disparaît pour mieux revenir, le temps de trois nouvelles chansons.

Mettant de côté leur fausse arrogance, le groupe avoue enfin son vrai bonheur d’être ici, et la joie de partager leurs mélodies avec le public lorrain.

Un nouveau détour des plus rapides par les coulisses et les revoici une fois de plus, le chanteur s’excusant au passage, ne sachant pas s’il est de bon ton de dépasser l’heure de fermeture du festival.

Au final, Babylon Circus n'a pas boudé son plaisir et a offert à tous les habitués comme les nouveaux venus du Jardin d'Hiver du Michel près de 2h d'un concert animé et vivant, assumant pleinement leur rôle de tête d'affiche.
Encore un bon point pour une salle et un festival aux très bon choix musicaux ! Bravo !

A très bientôt pour la version d’été, tout aussi agréable au niveau musical mais plus appréciée pour ses températures !

 

Ugo Schimizzi

 

crédits photos : Juliette Delvienne

 

plus de photos ICI

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:11

Fêter ses quarante ans d’anniversaire est un évènement que peu de salles de concert peuvent s’offrir. Le mythique îlot musical que représente Chez Paulette - agréable salle de concert perdue dans le petit village de Pagney Derrière Barine, entre Nancy est Toul – peut se targuer de pouvoir les fêter. Et Paulette a décidé de le faire en beauté. Tout le mois de novembre est consacré à la venue de groupes d’exceptions ayant marqué le paysage français, voir mondial.

 

Faisant figure de jeunes enfants, avec « à peine » 7 ans d’existence, la Roulette Rustre a la lourde tâche de chauffer les cœurs en ce pluvieux début d’automne. Emus d’être là et d’ouvrir pour un groupe aussi imposant que les Ogres de Barback, ils ne sont pas pour autant déconfits et rendent une copie propre et joyeuse.

La salle, visiblement venue en nombre les accueillir, reprend dès qu’elle le peut les refrains et paroles du groupe nancéen. Tout le monde chante dans la Roulette Rustre, ces messieurs comme mesdames, jonglant entre les instruments. Ce qui n’est pas sans rappeler un certain groupe de Cergy Pontoise.

 

 

La salle est remplie, le concert affichant complet, et on croise aisément des gens de tous les âges venus remplir leurs oreilles de chanson française pleine de sens et de sons.

La Roulette Rustre, en configuration étendue, accueillent deux violons de plus pour l’occasion. Ils en profitent également pour présenter la sortie de leur troisième album, Gratte la peinture, en finissant le concert pas sa chanson éponyme.

Des mélodies entêtantes, de jolies voix, des paroles avec une poésie prononcée, c’est le cocktail étonnant et détonant que propose la Roulette Rustre, et que nous vous invitons à découvrir !

 

 

Le temps de changer le décor, et la salle s’assombrit à nouveau. Finissant au printemps dernier une tournée harassante, au décor somptueux autant que fastueux, les Ogres de Barback, fêtant cette année leurs 15 ans d’existence, nous reviennent en toute simplicité. Le strict minimum, rien que les corps et les cœurs des quatre frères et sœurs, devant un public conquis d’avance. Alors que le deuxième album de Pitt’Ocha - projet parallèle du groupe, en association avec de nombreux autres groupes et amis – vient de sortir le 2 novembre dernier, la question se posait sur les chansons à venir. Faux airs de tournée promo, continuité du dernier album du Simple au Néant, ou…immense surprise !

 

 

 

Il se trouve que le concert fut tout cela à la fois. Divisant leur set list en trois tiers plutôt distincts – les chansons tristes, les chansons d’amour et de sexe et la partie bal musette, dixit Fredo – les Ogres offrent un concert plutôt inédit. Que ce soit dans le choix des chansons comme dans la manière de les aborder, le groupe avait en tête de se faire plaisir. D’entrée, on a le droit aux classiques mais néanmoins immuables Rue de Panam et Salut à Toi, mais aussi la plus récente 3-0. La foule reprend les refrains, accompagne les mélodies, et les quatre compères sourient. Tout le monde se réchauffe dans la chaleur de la musique, et on se dit que vraiment, c’est une belle soirée.

 

 

Les Ogres ont également ramené de nouveaux amis dans leur escarcelle. Ils nous présentent donc leur Invitation, tout droit sorti de leur Opus Pitt’Ocha au pays des Mille Collines, en duo avec Madina N’Diaye et Tiken Jah Fakoly, virtuellement présents durant le concert, grâce à la magie de l’enregistrement. Sur cet album, les Ogres semblent être partis bien loin de leurs contrées françaises, découvrant des trésors de musique et d’amitié indispensables. Il ne reste plus qu’à se laisser enivrer sans retenue, pour parcourir le monde et les rêves de cette tribu unique.

Les Ogres font ensuite un petit détour par leur album Rue Du temps, avec Accordéon pour les cons et le magnifique Les Voyageurs. La famille en profite d’ailleurs pour jouer leurs classiques de manière pour le moins incongrue, présentant des versions remixées inédites. Ainsi, certains titres se voient doublés de samples quand d’autres comme Ma Fille changent carrément de tempo. Parfois, les douces musiques prennent même un accent furieusement rock’n’roll, s’enfuyant dans toute la salle dans un rythme effréné. Encore un petit détour par Rue du Temps, Marée Basse, Jésus ou Contes, vents et marées, et les Ogres font alors revivre une chanson, que j’attends, il faut bien l’avouer, depuis quelques temps déjà.

 

 

 

Se servant une nouvelle fois des apports de la technique pour faire venir à eux de vieilles connaissances, revoilà Un air deux famille recomposé le temps d’une chanson.   

C’est donc sous la clameur du public que Les Hurlements d’Léo accompagnent Les Ogres de Barback le temps de l’endiablé Oh Jojo.

Nous gratifiant encore au passage de l’unificateur Salut à Vous, le groupe reviendra le temps de trois rappels, présentant au passage un nouveau titre de leur futur album.

 

 

Ils disparaissent alors au milieu de la fumée, escortés par les sourires et les applaudissements, dans cette salle mythique aux mille souvenirs. Le rêve se prolonge encore jusqu’à la sortie, poursuivant les voitures s’éloignant au loin, l’aura de bonheur continuant de planer au dessus du petit village.

La magie de Chez Paulette a encore opéré ce soir sans mal, l’alchimie d’un lieu, d’un public et de deux groupes enchanteurs ayant été des plus efficaces.

Les corps, fatigués, baignent dans une torpeur bienveillante, s’endormant avec les souvenirs colorés du bonheur de cette belle soirée.

 

Ugo Schimizzi

 

 

Plus d’infos sur la salle Chez Paulette :

http://www.paulettepubrock.com/

 

plus d’infos sur Les Ogres de Barback :

http://www.lesogres.com/

 

plus d’infos sur la Roulette Rustre :

http://www.larouletterustre.com/

 

plus d’infos sur Pitt’Ocha :

http://www.myspace.com/pittocha2

 

 

 

Crédits photos : Juliette Delvienne

 

Les Ogres de Barback :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La roulette Rustre : 

 

 

 

 

 

 

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 23:25
Et voici les photos des autres groupes présents au Metal Ride Festival le 15 novembre dernier à l'Autre Canal de Nancy !


Very Sad Story :









Raymond Court Toujours :
le groupe a joué sur une scène extérieure durant tout le festival.







Gorod :

























Eminence :


























Escarres :






















Hacride :


























Crédits Photos : Ugo Schimizzi



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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 21:54

Voici la première galerie photo suite à la deuxième édition du Metal Ride Festival, organisé par l'Autre Canal de Nancy et l'association Metal Ride.

Dans cette galerie, uniquement les deux têtes d'affiche du festival:
Die Apokalyptischen Reiter et Amon Amarth.
Une deuxième galerie viendra compléter la première, avec Hacride, Eminence, Gorod et bien d'autres.



Les allemands de Die Apokalyptischen Reiter font leur entrée dans la grande scène sur les coups de 22h. Explosif dès les premières minutes, ils imposent une cadence infernale, avec une énergie et une joie démente. Une heure de pur plaisir qui s'est achevée bien trop vite, sous la clameur d'un public conquis, en sueur, et qui en redemande.
Ils jouent les incontournables de leur dernier album Licht, comme Es Wird Schlimmer et n'hésitent pas à refaire un détour sur leurs albums plus vieux, avec le traditionnel We Will Never Die.




























































Peu après minuit, arrivent les suédois de Amon Amarth. En toile de fond, l'illustration figurant sur la pochette de leur dernier album,
Twilight of the Thunder God.
Eux aussi sont en très grande forme, imposant toutefois un death metal plus lourd que celui des cavaliers de l'apocalypse.
Johan Hegg le chanteur s'essaye même à quelques mots de français, auquels répondent de nombreux beuglement. La foule est majoritairement venue pour voir Amon Amarth et le fait sentir. Les vikings le leur rendent bien, enchaînant titres sur titres, ne lésinant pas sur leurs forces.






































































Un immense bravo à l'Association Metal Ride qui confirme ses aptitudes à organiser un festival de qualité avec des groupes de renoms. Un excellent travail également de l'Autre Canal, qui prouve une fois encore son efficacité, son sérieux et sa ponctualité.
Et vivement l'année prochaine !



Ugo Schimizzi



Crédits photos : Ugo Schimizzi

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