4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 23:05

Pour sa 5ème édition, le festival de Charleville Mézières a battu des records d'affluence, attirant dans son cabaret plus de 40000 personnes en trois jours.

De taille respectable comparé à ses grands frères bretons ou parisiens, le Cabaret Vert, par sa charte écologique et sa programmation éclectique et de qualité a su se faire une excellente réputation. En quelques années à peine, la notoriété du festival n'a cessé de transgresser les frontières pour rayonner à présent à un échelon international. Des groupes comme Deftones ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, réservant aux ardennais leur seule date française de leur tournée.

 

 

 

 

 

 


L'association Flap dirigeant l'évènement a depuis ses débuts voulu faire de cet manifestation la rencontre des festivals. Ainsi, en partenariat avec le festival d'art de rue d'Houldizy, ce ne sont pas moins de 5 compagnies qui sont venus émerveiller les spectateurs, naviguant au milieu des jongleurs et des cracheurs de feux. Afin de compléter une offre déjà variée, le Cabaret Vert accueille également en son sein un festival de la bande dessinée, permettant aux auteurs d'aller à la rencontre de leur public ; les images en mouvement sont également à l'honneur, puisque un cinéma, le chapiteau des images, en partenariat avec la pellicule ensorcelée, diffuse pendant toute la durée du festival près de 80 films français et internationaux.

Mais, l'idée première de cet éco-festival est bien sûr le respect de l'environnement. Ainsi, l'association comme les 500 bénévoles, n'ont pas lésiné sur les moyens. Le recyclage des gobelets, l'utilisation de toilettes sèches, le tri des déchets proposé aux festivaliers directement sur le site sont quelques exemples de l'esprit du festival. Du côté de la restauration, le plaisir des papilles est à l'honneur, avec la valorisation du territoire et des produits du terroir, au travers de mets artisanaux, pour la plupart régionaux, et ce, jusque dans le choix des bières.

Là, tout n'est que luxe, calme et volupté...ou presque.

Un détour par le spectacle du célèbre Freddy Coudboul nous plongea dans les frasques farfelues et délirantes d'un pulvérisateur de records plus stupides les uns que les autres. A vous de juger : « le lancer de mule talquée...de compet'! », « l'éclatage de préservatif par le nez » ou encore « l'écrassage de biscottes »...du grand art !

 

Mais place à la musique dans tout cela, car c'est bel et bien pour cela que nous étions venus, bien que les autres douceurs du festival soient des plus attrayantes.

 

Tout commença pour nous par Zone Libre Vs Casey Projet Angle Mort. Derrière ce nom quelque peu barbare se cache le projet de Serge Teyssot-Gay, qui n'est autre que le guitariste de Noir Désir. Bien loin de ses registres habituels, l'envie était ici de transgresser les codes établis et de sonner l'alliance du rock expérimental et du rap dans un mariage des plus étranges. Mais le résultat groove étonnement bien et les musiciens sur scène semblent prendre énormément de bon temps. Belle entrée en matière donc pour ce festival.

 

Nous enchaînons ensuite par notre premier concert sur la scène 1, les artistes se relayant tour à tour entre cette scène principale et une scène secondaire, évitant ainsi les attentes. Quelques minutes à peine de répit, le temps que le public se déplace en masse sur le square Bayard, et voilà les parisiens de Birdy Nam Nam prêt à diffuser leur électro survitaminée. Le quatuor ne fut pas avare en rythmiques funky, bien servi par une scénographie tout en lumière, naviguant entre une multitude de couleurs, les basses imposant un tempo ravageur. Les silences sont lourds et tout le monde en redemande, le groupe étant bel et bien composé des rois des scratchs. Une claque énorme pour un groupe abonné aux festivals cet été, mais qui semble loin d'être en perte d'énergie.

 


Le samedi matin nous laisse apprécier le semi-silence au milieu des campeurs surexcités, l'alcool aidant souvent aux discussions les plus improbables.

 

Goo est le premier groupe à s'élancer sur la scène 2, léchée par un doux soleil de fin d'été, imposant à une foule éparse son rock d'ivresse et de transcendance. Le bassiste du groupe semble particulièrement frais et jumper semble être sa deuxième façon de se déplacer.

Ils sont suivis par les jeunes mais néanmoins prometteurs membres du groupe RAJ, découverte régionale de l'édition 2008 du Cabaret Vert. Proche du rock'n'roll actuel anglo-saxon, le groupe est à l'aise sur scène et l'ambiance commence doucement à se réchauffer.

 

Sur les coups de 17h, les musiciens de Dub Inc font leur entrée. Quelques milliers de spectateurs se massent alors face à la grande scène. Pendant plus d'une heure, oubliant quelque peu les contraintes horaires, le groupe a su distiller son reggae métissé, puisant dans le hip-hop comme dans le ska ou la musique orientale leurs messages d'union, de fraternité et de lutte. Groupe de scène par excellence, la prestation du groupe comme du public furent à la hauteur des espérances et la communion à laquelle nous avons pu assister était aussi touchante qu'endiablée.

 

Lyre le Temps fait également parti des groupes à suivre dans les années à venir. Composé de trois membres passionnés de musique, ils ont été élu découverte du Printemps de Bourges 2009. Entre hip-hop, scratch et piano, les influences diffèrent, mais l'idée est là : la chaleur du son. L'ambiance de la musique, le XXème siècle de tous les styles, tout en sourires et en énergie.

 

Le temps ensuite pour le public de se parer de noir, que voilà déjà les pionniers du néo métal monter sur scène. Adulé par une foule compacte, Deftones commença son set en puissance, nuançant ensuite ses propos par des chansons plus aériennes. Leur nouveau bassiste, remplaçant Chi dans le coma depuis plusieurs mois s'est parfaitement intégré au groupe et chaque membre assure un show efficace. Un très bon concert pour un groupe d'anciens, toujours aussi vivants, idoles de toute une génération.

 

 


 

Bien que la fraîcheur du soir ait prit le festival d'un coup, le public est bien décidé à faire la fête et la programmation de la soirée laisse entrevoir le meilleur. C'est Shakaponk qui enchaîne ensuite avec un rock-électro bouillonnant, décrassant s'il en était encore la peine les oreilles d'un public nombreux avide de découvrir la prestation live du groupe. Et ils ne furent pas déçus tant le groupe emmené par un chanteur déchaîné se livra corps et âme dans leurs morceaux, envahissant la scène de flows ravageurs. Tout en sample et sonorités ethniques, un singe virtuel, Goz, accompagne les musiciens dans leur danse chamarrée. Déjanté et vivant, à voir absolument !

 

Sans que la pression ne retombe, voilà les suédois de I'm From Barcelona qui envahissent littéralement la grande scène, sautant, riant, jouant avec le public. La pop sympathique des 20 musiciens est étonnante de vivacité. Entraînant et revigorant, le groupe sublime les ardeurs des festivaliers, les éclaboussants à de nombreuses reprises de confettis et d'énormes ballons rouges. Un monde où il fait bon vivre en somme, en chansons et en joie de vivre, tous ensemble, comme le dit la chanson « 'cause, we are, your friends, you'll never be alone again, come on... come on... »

 

Et comme si tous ces bonheurs ne suffisaient pas, High Tone nous régala d'un set magique, aux limites de l'électro et de la dub. Alors que les températures avaient depuis quelques temps littéralement piquées du nez, le groupe a su réchauffer un public encore bien présent, diffusant leur savant mélange de sampling et l'utilisation d'instruments bien réels. Un des coups de coeur de ce festival, tant le groupe était en osmose avec sa musique, partageant sans retenue leurs fréquences d'un son que l'on voudrait infini. Pour tous ceux qui pensent que la dub ne peut s'apprécier en live !

 


Le dimanche, ouvert à un public plus large, a tenu toutes ses promesses avec de nouveaux artistes comme Tournelune, des artistes confirmés et toujours aussi heureux d'être sur scène en la présence de Debout sur le Zinc, et un vieux brisquard à la voix quelque peu éraillé mais semble-t-il très appréciée de la foule répondant au nom de Pierre Perret.

 

Ainsi, et durant ces trois jours, les festivaliers ont vécu à l'heure de Rimbaud, dans ce Cabaret Vert où la musique, le partage et le respect de valeurs essentielles furent au coeur des préoccupations. Tout en éclectisme et en intensité, ce festival est une bouffée d'oxygène tant dans le paysage ardennais que français, et mérite sincèrement qu'on ne tarisse pas d'éloge à son sujet. Sa présence semble indispensable au niveau local comme au niveau national, alliant les plaisirs de la musique et de l'art en général au respect de la nature et à la valorisation du territoire.

Une bien belle manière de finir un été et en avant la musique, pour une 6ème édition encore plus enivrante...

 

crédits photos : Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi

plus de photos dans les galeries photos du festival

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:59

Vendredi 28 aout 2009



Zone Libre VS Casey - Projet Angle Mort







Birdy Nam Nam








Samedi 29 aout 2009



Goo





RAJ







Dub Inc







Cie Sipeucirque







Lyre le Temps







Deftones







Crédits photos : Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:37
Retrouvez l'article sur le festival du « chien à plumes 2009» Ici (et d'autres photos).






































Retrouvez l'article sur le festival du « chien à plumes 2009» Ici (et d'autres photos).
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:34

  

Trois scènes entourent un village artisanal et associatif composé d’une vingtaine d’exposants qui jouxtent le Lac de Villegusien aménagé pour le plaisir du vacancier … Pour sa 13ème édition, le festival du « chien à plumes » situé prés de Langres (80 Km de Dijon) propose une affiche alléchante et, sur le papier, toutes les circonstances semblent concorder au  plaisir de tous, y compris la gestion efficace d’aspects concrets tels la sécurité, les sanitaires et douches ou encore l’accueil des bénévoles et des professionnels ….

 

Trois jours durant, le festival se propose sur la Scène « RingO » d’ouvrir la porte aux talents nouveaux et à tout ceux qui veulent « tenter leur chance », tandis que la scène de taille moyenne (Scène « Ponpon » ) permet de s’ouvrir aux prometteurs jeunes talents tels, « Lyre le temps » , « Les garcons trottoirs » et le génial Messin, apprenti sorcier de l’électro.,« Le Chapelier fou »

 

Samedi concentre les performances scéniques avec « Babylon Circus », une « machine à live » bien huilée pour concert 100% énergétique …

Et tout juste « derrière », devant un public déjà bien « échauffé », « Didier Wampas » électrise la foule avec un show 100% interactif ; des fans sur scène, le chanteur dans le public avec sa guitare et un final indescriptible, véritable délire ambiant sur scène….Bref un show « à l’américaine » pour le plus grand régal des festivaliers et des photographes autorisés à « shooter » pendant tout le concert …

 

Le temps radieux du dimanche, parfaitement adéquat, invite à découvrir l’immense lac de Villegusien, d’où l’on pouvait entendre les effluves de sons venant des scènes du festival pour y repérer les moments à ne pas rater,…Tel  le passage Yves Jamait, originaire de Dijon, pour un set « très chanson française » interprété avec une belle présence scénique devant un public de sa région natale déjà conquis et scandant les paroles de chansons.

 

Les « fatals picards », dans un déluge d’énergie et de guitares électrique donnent un coup de fouet à cette fin de festival malheureusement ponctuée par la pluie et l’orage ; ainsi après s’être mis à l’abri quelques heures, les festivalier ébahis assistent à la suite des concerts jusqu’à très tôt dans la matinée ….Gageons qu’il faudra bien à chacun une année pour s’en remettre et faire aussi bien ou même mieux en 2010 !


 

 

 

 

  Retrouvez la galerie photo du festival du « chien à plumes 2009» Ici .

 

 

 

 

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 07:44
                Cocoon.

Après une importante averse une heure avant le début des festivités qui créa sans doute la panique au sein de l'équipe (bénévole) d'organisation, le festival Boumchaka se déroula comme chaque années et ce depuis maintenant 4 ans, dans le petit village de Kuntzig près de Thionville qui a donc pu échapper (de justesse!!!) aux caprices de dame nature…

Les artistes et groupes ont pu se produire en alternance sur les deux scènes situées d'une part dans la salle polyvalente et de l'autre dans l’amphithéâtre du petit village d'à peine 1500 habitants…

         

"Lova mi amor" ouvrit donc le bal avec sa pop acoustique tout aussi déjanté qu'original, suivit tout de suite par les Strasbourgeois "Blockstop", (vainqueur des premiers tremplins Boumchaka) et leur musique mélangeant efficacement sonorité jazz/funk au flow du "MC" Eli Finberg, alias Mr E, originaire de l’Etat de New York, pour un résultat très loin des éternels clichés du hip/hop actuel.


                Lova mi amor.

                Blockstop.

                Blockstop.

                Blockstop.


Place maintenant aux cuivres et percussions des six membres de "La fanfare du Belgistan" nous faisant découvrir avec euphorie et bonne humeur leur folklore belgistanais, vacillant entre musiques traditionnelles gitanes et orientales, invitant inévitablement le public à danser sur leurs rythmes endiablés…

                La fanfare du Belgistan.


Vinrent ensuite "Rogerthat" arrivé tout droit du pays des kangourous et des koalas, sans oublié bien entendu le duo pop folk "Cocoon", tête d'affiche du festival pour le plus grand bonheur de leurs fans, qui ont pu expérimenter leurs toutes dernières compositions de leur futur album.

                Rogerthat.

                Rogerthat.

                                        Cocoon.

                Cocoon.


Retour à l'intérieur, après ce voyage emplit de nostalgie et de légèreté pour accueillir à présent le français "Jil is lucky" suivit de l'ouragan "Admiral T" qui à tout simplement mit le feu ce soir avec son "ragga dancehall" antillais.

La programmation se termina avec "Primitiv" (Human Beatboxe), "le chapelier fou" (artiste mélangeant musique électro et instrument acoustique) suivit finalement des 2 "MC" extravagants, "champloo".



                Jill is lucky.

                Admiral T.


Espérons une programmation tout aussi éclectique, conviviale et encore de très bon niveau pour la prochaine édition de ce festival!

Dommage que le soleil ne fût pas plus tôt au rendez vous, ce qui à malheureusement du en rebuter plus d'un…



"Festival boumchaka" : http://www.myspace.com/boumchaka
"Lova mi amor" : http://www.myspace.com/lovamiamor
"Blockstop" : http://www.myspace.com/blockstop67
"La fanfare du belgistan" : http://www.myspace.com/belgistan
"Rogerthat" : http://www.myspace.com/rogerthatofficial
"Cocoon" : http://www.myspace.com/listentococoon
"Jil is lucky" : http://www.myspace.com/jilislucky
"Admiral T" : http://www.myspace.com/97admiralt 
"Primitiv" : http://www.myspace.com/theprimitiv
"Le chapelier fou" : http://www.myspace.com/chapelierfou
"Champloo" : http://www.myspace.com/champloo57



Article et crédits photos: Frédéric Macieri.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:23
Voici enfin les photos de la 4ème édition du festival Boumchaka qui, malgré la pluie, a tenu toutes ses promesses avec des concerts vivants et de grands artistes.

A retrouver donc, les photos de Cocoon, Admiral T, la Fanfare du Belgistan, Rogerthat ou encore Jil Is Lucky.

Cette galerie photo a été réalisée par Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi.
Une autre galerie et un article du festival sera réalisée très prochainement par Fred Macieri.

La Fanfare du Belgistan






Rogerthat






Cocoon








Jil Is Lucky






Admiral T








crédits photos : Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi

Retrouvez plus de photos du festival sur : http://ugophoto.canalblog.com, rubrique concerts
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:58

A peine la deuxième édition du Festival Frimetz, mais déjà une pluralité de lieux investis et de talents!

Pour cette seconde année, la guitare, après le saxophone l'an passé, était l'instrument à l'honneur de ces journées musicales.

Du 4 au 7 juin, dans de nombreux bars messins, aux trinitaires mais également dans des lieux plus insolites comme le parc walygator, des artistes et musiciens de tous courants se sont relayés pour le plaisir des sens.

Populaire sans être populiste, proposant de nombreuses activités et des concerts gratuits, l'organisation du festival Frimetz, n'a pas manqué de nous gâter. En guise d'invité vedette, nous avons eu la joie de voir revenir en Lorraine l'excellent Popa Chubby, et de découvrir une star montante, révélée sur youtube : Mattrach.

 

Mais, qui dit musique dit également lutherie. Le festival a pu compter sur la présence de Romain Belliot, un jeune mais non moins expérimenté artisan de Talange. Egalement musicien dans plusieurs groupes, l’artiste présentait au public une partie de son travail, ainsi que quelques secrets de fabrication, et de nombreuses explications à qui désirait en apprendre plus sur cet instrument.

Un système de sonorisation révolutionnaire, le système Bose, était également présenté dans la chapelle des trinitaires. Ce système pouvant se passer à la fois de retour, d’ampli et d‘enceintes de façades pour des salles petites ou moyennes capacités. Repensant le système stéréo pour revenir à un traditionnel mono, l’intérêt est ici d’avoir le son du musicien exactement à l’endroit où il le joue, tout en étant diffusé dans toute la salle avec une puissance équivalente.

 

Bien que mettant la guitare à l’honneur, le festival accueillait de nombreux autres instruments comme la mandoline, le clavecin ou encore le luth. De nombreux styles ont ainsi démontré que la guitare n’était pas que rock, et les artistes n’ont pas hésité à dépasser les clivages, le festival présentant des courants de tous les horizons. Nous avons ainsi pu charmer nos oreilles tant avec du blues que du flamenco, de la guitare manouche et bien sûr rock. De plus, la musique qui tenait le haut du pavé a su laisser sa place à des démonstrations et autres pièces de théâtre, ainsi qu’à de nombreux ateliers réalisés avec différentes classes de la région.

Cette région d’ailleurs qui a fait naître nombre de groupes présents ce soir : Spacelab, Denis Moog, Vella La Cava ou encore le sympathique trio de Pascal Nicol. Parmi eux, un groupe en particulier à féliciter, première partie de la soirée blues au parc Walygator. Le groupe Blufrog a ainsi tenu la comparaison avec les grands que sont Carl Wyatt et Popa Chubby, assurant un set des plus sympathiques. Alternant entre reprises et compositions, le tout ponctué par un humour joyeux du guitariste et leader, Blufrog a su charmer le public avec un son accoustique et une voix rauque envoûtante. Influencés par des standards comme Robert Johnson, Ray Charles ou encore Buddy Flett, ils laisseront un très bon souvenir de leur passage dans le festival, et on ne peut que leur souhaiter autant de réussite pour la sortie prochaine de leur premier album.

 

Plus international, l’irlandais Carl Wyatt, n’a pu résister bien longtemps à faire hurler sa guitare, sa technique de guitariste « slide » forçant le respect. Groovie et épatant à la fois, une deuxième partie de concert, elle aussi plus qu’agréable. Un déluge de son pour les oreilles, dans une salle se chauffant petit à petit, découvrant au passage qu’un parc d’attraction peut très bien faire office de salle de concert.

En star de la soirée, mais aussi du festival, Popa Chubby a su galvaniser les foules, exortant le public à se mettre debout, et ce, très tôt dans sa prestation. C’est donc à la manière d’un concert de rock, dans une fosse parsemée de sièges, que le public écouta le phrasé inimitable et incroyable de Popa Chubby, bien servi par un duo basse-batterie efficace.

Popa Chubby, ne se privant pas de passer à son tour derrière la batterie, permettra au bassiste d’exprimer toute sa créativité à travers un solo de slap.

Une soirée haute en couleur donc, point d’orgue d’un festival agréable bien qu’encore en rodage, à la diversité incontestable, qui a su avec brio investir une grande partie de Metz et même plus loin, misant sur la pluralité sous toutes ses formes.

Metz a ainsi pu vibrer au rythme du festival durant ces quelques jours, heureuse de compter de nouveaux acteurs de cette renaissance culturelle.

Un grand bravo à eux, et à très vite pour la troisième édition.

 

Plus d’informations :

Le site officiel du festival :

www.frimetz.fr

 

le site de Romain Belliot :

www.belliotguitare.com

 

système Bose :

www.bosefrance.fr

 

 

par Ugo Schimizzi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

crédits photos : Ugo Schimizzi & Juliette Delvienne

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 19:14
Il y a un peu plus d'une semaine à peine, avait lieu le festival des Artefacts à Strasbourg.
Le public, nombreux, est venu cette année encore à la rencontre des artistes débutants comme
des plus confirmés.
Parmi ceux-ci se produisaient Dub Incorporation, Babylon Circus, La Rue Ketanou,
Ska-p ou encore Les Wampas.
En voici quelques photos signées Aurore Roussel :



Le grand retour des Dieux du Ska. Les espagnols de Ska-p s'en sont donné à coeur joie et le public ne s'y est pas trompé. En parfaite adéquation avec les musiciens, c'est une foule en délire qui acclama les jeux de scènes et les costumes du groupe.













Les Wampas ont déployé une énérgie à en faire perdre la tête. Didier Wampas a mit le feu au festival dans son pantalon en latex argenté, et son attitude totalement rock'and roll a justifié, une nouvelle fois, le statue d'icone de
ce groupe.









A contresens, leur nouvel opus, n'empêche par La Rue Ketanou de continuer leur bonhomme de chemin dans le paysage français, continuant inlassablement et non sans talent à mélanger le rock, la chanson française, le jazz manouche et des milliers d'autres influences...







Plus d'infos sur : http://www.festival.artefact.org/2009/

Crédits Photos : Aurore Roussel.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 13:58

Concert > Chanson Française (Publié le 9 Avril 2009).


Depuis plus de quatorze ans maintenant, les quatre frères et soeurs de la famille Burguière parcourent le monde avec leurs chansons, poursuivis par une horde de fans. Écumant les salles de la France entière, sortant des albums salués tant par leur quantité que par leur qualité, Les Ogres de Barback se sont imposés comme des mélomanes aimés, adulés et plébiscités, trônant au Panthéon de la chanson française.



Voilà deux ans maintenant que cette tournée a vu le jour. Après plus de 150 dates dans un décor magique tout en jeu d'ombres et de lumières, Les Ogres de Barback voulaient finir ce nouveau bout de chemin en beauté. Ainsi la vingtaine de dates clôturant cette tournée, furent marquées par une mise en scène plus poussée et la reprises de chansons peu entendues jusqu'alors.
C'est dans un Zénith bien garni que les quatre virtuoses avaient choisi de faire leur grand retour à Paris, l'une des dernières dates de cette tournée. Dès 19h, soit une heure avant le concert, la salle est déjà envahie par un public éclectique, investissant les bancs ou s'asseyant à même le sol dans la fosse, quand apparut soudain la première surprise de la soirée : une troupe de Roms de tous âges, sortie des coulisses, chantant, dansant et jouant de la musique vint s'installer en plein milieu de la salle et commença « son » concert. Le public, hagard dans les premiers instants, ne tarda pas à donner du rythme à leurs morceaux déjà très enjoués en dansant et tapant dans les mains. Au milieu de la foule, incognito, Sam et sa sœur Alice vinrent se mêler aux spectateurs, appréciant le spectacle.
 
Peu après 20h, la première partie Le petit dernier, composée d'un percussionniste et de Timike, guitariste aux dreadlocks interminables fait son entrée, mettant un peu plus d'ambiance dans la salle parisienne impatiente.
C'est en un temps record que la scène des Ogres fut installée. Le décor, composé des nombreux instruments de chacun des musiciens, minimaliste tout en étant d'une beauté impressionnante par l'habileté des spots et jeux de lumière, aura pour vocation de s'amenuiser tout au long de la soirée pour finir dans son plus simple apparat : une scène d'un noir d'encre, peuplée de quatre âmes mélomanes.

Les vivas et les cris hystériques accueillirent les musiciens, ne boudant pas leur plaisir.
Non content de présenter leur habituelle famille en jouant des titres comme Grand-mère, Jésus ou en invitant leur petit frère de 14 ans à peine à venir faire un tour de piste à la batterie, les Ogres fêtaient également l'anniversaire des femmes du groupe, les jumelle Alice et Mathilde.
Déchaîné, ravi d'être à « Cergy » comme Fredo s'est plu à le rappeler tout au long de la soirée, à la recherche des copains et des souvenirs, le groupe joua sans retenue pendant près de 3h. Ils alternèrent des compositions de leur dernier album comme Et oui ! ou encore Contes, vents et marées et d'autres plus anciennes comme Il ne restera rien.
Concentrés, sérieux et tout à leur affaire, ils ne manquèrent pas pour autant l'occasion de faire la fête, rigolant, chantant, en parfait accord avec le public, le tout sur un fond de revendications sociales évident et bienvenu.
C'est avec de nombreux invités et des hommages appuyés à tous les peuples du monde, et notamment aux Roms dont c'était « la journée » hier, que Les Ogres de Barback affirmèrent leur soutien à tous les nomades et voyageurs du monde, sans-papiers pourchassés et communautés décimées.
Il est des leçons qu'il est bon de rappeler, même face à un public conquis à ses idées. Les clichés ont la vie dure et la difficulté de trouver refuge dans notre pays n'est malheureusement pas qu'une chimère.
A peine eurent-ils le temps de disparaître quelques instants que, acclamée par la foule entamant une bronca de tous les diables, ils revinrent pour les rappels.
Entre un passage très dub et un medley de nombreuses chansons, dont un petit hommage à Tous les hommes que j'aime de la Rue Kétanou, ils enchaînèrent leur traditionnel Salut à  toi, composé à l'origine par les Béruriers Noirs, aussitôt repris en choeur par tous le public. Le tout suivi du non moins traditionnel mais plus personnel Salut à Vous, véritable ode à la Femme, qui leur tient tant à coeur, mère de tous les peuples, pour qui le respect ne devrait pas avoir de limites.
Après un nouveau set de quelques chansons, ils s'enfuirent à nouveau, laissant une scène déserte dans une noirceur fantasmagorique, pour revenir jouer un couple de chanson en acoustique, dont l'intemporelle Rue de Paname, entonnée par toute la foule, ivre de joie. S'effaçant petit à petit dans la pénombre, laissant le public finir cette promenade musicale, ils firent leur dernière apparition en compagnie de leur marionnette pour une ultime chanson, avant d'offrir leur gâteau d'anniversaire à leurs musiciennes de soeurs.
C'est ainsi que sur les coups de minuit, repartant avec leurs rêves et leurs instruments à l'image d'un conte qui s'estompe peu à peu, Les Ogres de Barback laissèrent tout un chacun à leurs espoirs et à leurs frais souvenirs, s'envolant pour leurs deux dernières dates, à Lille et à Ludres.



Avec force et douceur, comme il sait si bien le faire, le groupe sut faire passer ses messages avec vigueur, au travers de mélodies entêtantes, aux côtés de nombreux artistes et amis, parmi lesquels : Pierre Perret, la fanfare du Belgistan ou encore Origine Contrôlée.
Les Ogres de Barback, en plus de proposer un concert dont le prix est inférieur à 30 euros, se sont permis d'offrir le dvd du concert enregistré à l'Olympia l'an dernier à tous les spectateurs de la tournée « Fin de Chantier ».
Ainsi, avec près de 15 ans d'existence, faisant montre d'un succès toujours grandissant, Les Ogres de Barback ont su prouver que bien plus que l'argent et la gloire, c'est l'amitié, la fidélité et l'entraide qui sont et restent les grandes valeurs de cette famille aux multiples visages.
Face à une telle gentillesse, tant de talents, et afin de ponctuer une soirée magique, je me permettrais simplement de reprendre les mots de Fredo : « MONSTRUEUX !»




Un grand merci donc à ce groupe d'exception autoproduit et un petit au revoir, en espérant très vite les retrouver, les musiciens ayant au passage annoncé le retour de Pitt'ocha pour l'automne prochain.
Un très grand merci également à Julien, responsable de leur label, Irfan.

Ugo Schimizzi


Prochaines dates de la tournée "Fin de Chantier":

09 avril 2009 avec la Fanfare du Belgistan
10 avril 2009 avec Semtazone


Retrouvez toutes les photos dans la galerie du concert : ICI
crédits photos : Ugo Schimizzi


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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 12:17


Le Petit Dernier - Première partie




Fredo et Pierre Perret




La famille Burguière - 3-0








Le groupe mongole présent sur le futur album de Pitt'Ocha







Origine Contrôlée




La Fanfare du Belgistan










Les Danseuses Roms











Voir l'article du concert et d'autres photos : ICI
Crédits Photos : Ugo Schimizzi


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