8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 01:00

C’est dans la salle de L’Autre Canal de Nancy, que le Jardin Du Michel a décidé d’installer son camp d’hiver. Le festival débute tard, avec l’ouverture des portes sur les coups de 19h.

 
MAGIC DUB SKATOLOG ALL STARS

Le festival commence presque dans l’anonymat général, le premier groupe entraînant depuis l’entrée vers la première salle, baptisée « le club », un maigre public d’une cinquantaine de personnes.

« Magic Dub » se compose majoritairement de cuivres – trompette, trombone, saxophone et soubassophone – mais également d’un banjo et d’une batterie réduite au minimum.

A première vue, cela ressemble à de la musique de café que l’on s’écoute volontiers autour d’une bonne bière. D’entrée de jeu, le son est imposant, peut-être même peut-on regretter l’importance des basses. Le saxophone joue très grave, semblant palier l’absence de chanteur. Le groupe ressemble à un groupe d’étudiants en train de réciter leurs partitions. Ce n’est pas désagréable à écouter, mais pas vraiment original non plus. Le groupe est peu expressif sur scène, la musique est assez répétitive. Du « skabituel » avec un éclairage assez simple.

Le concert se termine aux alentours de 20h, dénotant au passage un désaccord concernant la correspondance entre l’affichage sur écran et celui sur papier. On y apprend également le changement de tête d’affiche, cette dernière claironnant fièrement la présence sur une date unique de Lee Scratch Perry, pionner et monstre incontesté du reggae jamaïcain.

Mais avant cela, les gens vagabondent vers la grande salle de L’Autre Canal, l’organisation ayant eu la bonne idée d’alterner entre le club et la deuxième salle, plus imposante, pour éviter d’avoir trop de délais d’attente entre les concerts.

 

LA CARAVANE PASSE

On se retrouve face à un groupe d’énergumènes vêtus de costumes d’une « kitcherie » incroyable. Malgré un étrange jeu d’accents venus d’Europe de l’Est, ils s’efforcent de communiquer avec le public. Celui-ci n’a pas vraiment augmenté depuis le premier concert, avoisinant les soixante-dix personnes, la moitié ayant été directement s’asseoir. Le groupe est tout de même catalogué comme festif  

Composé de nombreux cuivres, d’un violoncelle, d’une batterie et de deux chanteurs délurés, la musique n’a, à priori, rien d’original… jusqu’à ce que les accents de l’est virent à l’espagnol, et que le concert prenne la tournure d’une comédie musicale. Comédie musicale dans le bon sens, où s’enchaînent alors anecdotes hilarantes et musique de choix. Il y a déjà plus de réponse de la part du public, les compositions swinguent bien.

On sent la bonne humeur qui anime ce groupe parisien, originaire de Plechti, village du monde inconnu au bataillon. Près de cent cinquante personnes garnissent la salle au moment où LA CARAVANE PASSE entame un hymne aux kebabs : salade, tomate, oignon. Plus de doute, on comprend enfin le côté festif du groupe et le public y met du sien !

Côté chant, on assiste tout à la fois à d’excellents arrangements vocaux et à un passage interminable tout en onomatopées … bluffant ! Alternent donc des chansons rythmées fort agréables - avec également le karaoké plechti - et des semi-tempos moins originaux, mais qui restent tout de même bien plus qu’écoutables.

Après avoir assisté au solo du saxophoniste capable de jouer en même temps de deux de ses instruments, le groupe s’offre un petit bain de foule d’un grand quart d’heure, alors que les techniciens s’affairent déjà à démonter la scène.

Chapeau donc à LA CARAVANE PASSE, qui passe vraiment bien en concert !

 

TOURNEE GENERALE

Retour dans le club, salle miniature plus large que longue, pour écouter un groupe de la région. La musique fait penser à un mélange entre la RUE KETANOU et des chansons de marin. Ca sonne bien, mais côté texte, moins de prouesses. Ils sont trois à chanter, accompagnés d’une guitare, d’une basse et d’un accordéon.

Un groupe sympathique sans rien d’innovant, et ce d’autant plus qu’ils succèdent à LA CARAVANE PASSE.

 
LEE SCRATCH PERRY

Le festival a pris un peu de retard. Il n’est pas loin de 23h quand se présente sur scène le groupe phare de la soirée. On tourne alors à 300-400 personnes environ.

Les musiciens s’installent et vérifient que tout fonctionne bien, ils ont le sourire … l’humeur semble bonne.

L’équipe du soir se compose d’un synthé, d’une basse, d’une batterie et…d’une guitare. Les musiciens commencent à jouer sans introduction, la salle est raisonnablement pleine, le public venant également se placer sur les balcons. Le premier morceau ressemble à un bœuf de vieux briscards concentrés, s’appliquant à jouer sérieusement leur chanson. La lumière est aux couleurs de la Jamaïque, la batterie a un gros son. Derrière, le bassiste fait tranquillement son travail, installant un beat planant.

La salle est bien pleine à présent, tête d’affiche oblige, et l’ambiance monte progressivement, malgré la disparition des sourires sur les visages des musiciens.

Arrive enfin LEE SCRATCH PERRY, bougie et micro à la main, sac de voyage en bandoulière.

Le groove s’installe vraiment et on assiste à une belle démonstration de concert de reggae. Le groupe livre un concert puissant, plein d’amour et parsemé de nombreux « I Love You ». L’ambiance est chaude et Lee Perry conserve, malgré ses soixante-douze ans, une belle voix teintée par le timbre de son âge. Parcourant sans cesse la scène, on sent son envie de réaliser une bonne prestation, malgré la disparition de la fougue qui pouvait l’animer il y a trente ans. Malgré tout, le concert est vraiment très agréable, aux accents jamaïquains omniprésents.

Rastafaraï, yeah man !

 
R-WAN

Le festival perd ensuite en intensité avec le duo suivant, composé d’un chanteur-rappeur et d’un batteur multifonction – adepte également du flutio – et le concert prend la forme d’une radio pirate, la radio cortex. Animés d’un esprit de folie et de jeux de mots plus ou moins recherchés, les deux compères enchaînent des minis sketchs et des chansons se voulant critiques ou parodiques.

Mais le niveau est très inégal. Le premier morceau est une reprise du Laisse béton de RENAUD, remise au goût du jour en Lâche l’affaire, assez bien pensée. R-WAN connaîtra de nombreux problèmes techniques durant le concert – notamment son micro – mais ne se dispensera pas de livrer un humour facile et souvent plat. Dans l’ensemble, le chanteur adopte un faux côté DIDIER SUPER, à la fois potache et beaucoup moins efficace que son modèle. Comme quoi, il n’est pas si évident que ça de faire un spectacle d’une nullité géniale !!!

Une chanson portée sur le vocabulaire lié à la batterie relève durant quelques minutes le niveau bas de gamme, mais on replonge aussi vite dans une critique de la sous-culture française assez clichée, ce qui ne porte pas le débat très haut. On retiendra tout de même la chanson sur Walt Disney, où le chanteur, grimé en Donald, livre une prestation sympathique et originale.

 

KALY LIVE DUB

C’est passé une heure du matin qu’arrive le dernier groupe, KALY LIVE DUB, amateur – comme son nom l’indique – d’un type de musique électronique : le dub. A cette heure avancée, il reste encore pas moins de trois cent personnes pour venir écouter les Lyonnais, figure de proue de leur style. Le groupe se compose d’une guitare, d’une batterie et de deux ensembles électroniques incluant synthés et platines.

Auréolé d’un jeu d’ombres et lumières, très blanc et argenté, KALY LIVE DUB nous sert un set puissant, atmosphérique, mixant aussi bien scratch que loop de voix. L’ambiance est vraiment planante d’autant que le son est très bien réglé pour la clôture de ce festival, le tout régulé par une batterie puissante et millimétrée – particularité du dub à la française qui se passe de boîtes à rythme.

 

… Eclectique, bien orchestrée et très performante sur le plan du son, la première édition de cette version d’hiver du Jardin Du Michel laisse un bon souvenir. Bien que la fréquentation du public ait été inégale, notamment en début de soirée, et que les jeux de lumière n’aient pas toujours été des plus efficaces, l’organisation, ainsi que la technique, s’en sortent très bien, et le niveau des groupes proposé est tout à fait à la hauteur. Mention spéciale à LA CARAVANE PASSE, qui a véritablement su motiver le public, de par leurs chansons et leur bonne humeur qui n’a jamais faibli.

Vivement la version printanière du festival (les 7, 8 et 9 mai prochains)…

 

TOUTES LES PHOTOS DU FESTIVAL ICI

 

Ugo Schimizzi
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 00:00

MAGIC DUB SKATOLOG ALL STARS:





LA CARAVANE PASSE:





TOURNEE GENERALE:



LEE SCRATCH PERRY:





R-WAN:



KALY LIVE DUB:


Photos: Juliette Delvienne et Ugo Schimizzi

RETROUVEZ LES PHOTOS DU FESTIVAL DE MAI 2008 ICI

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 01:00

 

Jeudi 27 novembre 2008 au soir, il n’y avait pas loin de deux cents personnes rassemblées dans le caveau des Trinitaires de Metz, afin de profiter ensemble du concert que donnaient William Baldé et Taïro.

 

Première partie : Taïro.

Jeune chanteur à la voix magnifique, accompagné d’un percussionniste et d’un guitariste, le tout avec des dreads sur le crâne -musique reggae oblige. Ils ne sont restés que le temps de cinq ou six morceaux, mais ont fini en beauté, après avoir bien chauffé le public...

Un public qui a les larmes aux yeux lors de la dernière chanson Oh Mama, sublime hommage que Taïro rend à sa maman.

Malheureusement, il faudra encore patienter un peu avant de pouvoir écouter son album, sa sortie n’étant prévue que pour janvier 2009. 

 

Deuxième Partie : William Baldé.

Une basse + une batterie + une guitare + un chanteur : composition classique pour un groupe de rock. Sauf, évidemment, quand le bassiste prend une contrebasse et le batteur un accordéon sur la moitié des morceaux.

William Baldé et ses compagnons, ce n’est pas seulement du rock, mais un brassage de cultures incluant de la soul, de la musique traditionnelle africaine, des textes en français et en anglais.

Trois musiciens blancs autour d’un chanteur black, qui se connaissent depuis longtemps,  ça donne des vannes à gogo et des fous rires, pour le plus grand plaisir du public messin.

Et quand, vers la fin du concert, ils vous expliquent qu’ils jouaient auparavant dans le métro parisien -ils en ont d’ailleurs gardé les bérets…- et qu’ils entament à capella, tous les quatre ensemble, une reprise de Sweet Dreams, c’est à couper le souffle !

Comme quoi, William Baldé est un artiste vraiment plus complet, intéressant et épatant que ne pouvait le laisser supposer son médiocre tube de l’été dernier Rayon de Soleil. 

 

Juliette Delvienne

 

 

Prochains concerts de William Baldé :

le 2 décembre à Angers, le 3 décembre à Nantes, le 4 décembre au Mans, le 5 décembre à Tours, le 15 janvier 2009 à Monaco, le 24 janvier à Montereau et le 30 janvier à Pontault Combault

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 22:30

Mercredi 19 novembre, au Garage à Saarbrücken, a eu lieu le grand retour des Finlandais de Sonata Arctica.

Ils ont été précédés de deux premières parties : Vanishing Point et Pagan’s Mind.

Sur les coups de 19h30, les premiers entament leur set sur une scène pleine à craquer de matériel. Ils enchaînent des titres somme toute assez semblables, très « power métal » ni désagréables, ni originaux. Leur guitariste leader s’applique sur ses solos, fait coucou au public – comme le chanteur d’ailleurs – et tout se passe relativement bien, le son étant correctement réglé.

Après un quart d’heure de démontage-remontage de la scène, arrivent les norvégiens de Pagan’s Mind, venus présenter leur nouvel album. La musique se fait déjà bien plus lourde, et, ma foi, bien plus insupportable. Le batteur et le bassiste – à 6 cordes – s’empressent de pilonner le terrain, et il faut bien avouer que l’on s’ennuie ferme. Sûrs de leurs quatre opus déjà parus, ils appliquent la même recette à toutes les chansons, alors que le chanteur peu charismatique tente d’haranguer la foule. Celle-ci répond mollement, lève les bras, applaudit par politesse. Une fois le massacre terminé, Pagan’s Mind déblaie la scène et l’on retrouve enfin, après un temps conséquent, Sonata Arctica.

 

Le show de la tête d’affiche commence fort, mais avec un son brouillon. Ils enchaînent plusieurs titres de leur dernier album Unia, qui m’était également apparu bien fade sur cd. La scène ne me les a pas révélés sous un autre jour. D’un avis général, Sonata Arctica, voulant se renouveler, semble plus gâter les beaux fruits de sa jeunesse et pondre des albums quelconques, que véritablement faire figure de groupe innovant incontestable. Ce démarrage poussif est encore accentué par un éclairage loin d’être des plus judicieux, mais on comprendra par la suite qu’il était prévu, compte tenu de la présence des photographes.

Le groupe lui-même semble ailleurs, assez mécanique, et ce n’est pas leur nouveau guitariste Elias Viljanen, venu remplacer le diablotin Jani Liimatainen - évincé du groupe après un service militaire non effectué - qui a su prouver le contraire.

Pour les avoir vus au même endroit et pratiquement le même jour il y a un an de cela, alors qu’Elias faisait ses débuts, je constate que la prestation de ce dernier, que j’avais jugé timide du fait de son entrée dans le groupe, se révèle être la nature-même du guitariste. Certes, le bonhomme a des qualités, excellent joueur de guitare, et véritable icône des « guitar heroes » types, mais il n’a malheureusement aucune originalité. Et sûrement pas la folie de son prédécesseur. Là où ce dernier faisait le show à lui tout seul - courant, dansant, accompagnant des soli de génie de rictus des plus hilarants -, Elias se contente de lever sa guitare, de prendre la pause comme s’il était en séance photo et, de temps à autre, de lever un poing faussement rageur vers la foule.

Henrik Klingenberg, claviériste de son état, et deuxième homme fort du groupe derrière le charismatique chanteur Tony Kakko, ne s’en donne pas vraiment à cœur joie. Il effectue le boulot qu’on lui demande, avec toujours le brio et la classe qui le caractérisent, mais sans excès.

Marko Paasikoski, quant à lui, reste le bassiste qu’il a toujours été. Fidèle à lui-même, il semble aussi dépressif que depuis des années, se demandant encore –tout comme le public- ce qu’il fait sur scène.

Tommy Portimo reste la valeur sûre du groupe : réglé comme un métronome – parfois trop – il enchaîne les compos comme le fantôme d’arrière-salle qu’il est : discret, mais d’une efficacité redoutable.

 

Le son est maintenant douloureusement puissant, aux aigus à la limite du supportable. On assiste, après un détour par l’album Ecliptica, au solo d’Elias, digne d’un vrai shredder de salon, visible sur youtube ou dailymotion !

Plaisanterie mise à part, on assiste, médusé, à la mise à mort de la si jolie ballade Gravenimage, jouée avec une force et un matraquage voix-batterie ahurissants. Je ne suis pas contre – loin de là – l’improvisation, l’originalité, les décalages, mais là, trop c’est trop ! Ajoutons à cela un Fullmoon joué sur un tempo de papi, et un final expédié en faisant le décompte des chansons restantes…

Ce concert me laisse un goût amer. De plus, pour avoir vu ce groupe deux fois déjà par le passé, je me suis rendu compte de son manque d’évolution sur scène, et notamment dans les répliques et jeux avec le public. Certes, le passage de la « batterie humaine » où Tony divise le public en trois est très drôle, mais très « déjà vu ».

 

Au final, Sonata Arctica a livré une prestation sérieuse, carrée – à la note près, ce sont les chansons que l’on peut entendre sur les albums – mais dénuée d’âme et d’originalité. Leurs morceaux sont passés d’un « speed métal » alléchant à un « métal quelconque » et faussement raffiné, ne se distinguant plus vraiment de la masse que comporte le style.

Gageons qu’ils sauront se reprendre et repartir dans une veine plus joyeuse et plus attrayante pour leur prochain album et que leur nouveau guitariste saura se départir de sa panoplie du « parfait petit guitariste »…

 

Ugo Schimizzi

TOUTES LES PHOTOS:

 

 Vanishing Point

 

Pagan's Mind

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 09:00

Le 31 octobre dernier, alors que des feux follets et autres zombies arpentaient les rues de Strasbourg en quête de bonbons, les Weepers Circus fêtaient joyeusement - chez eux - leurs vingt ans d’existence.

 

C’est dans un foyer protestant proche du stade de la Meinau que les compères avaient donné rendez-vous à leurs fans. Le public se plonge alors dans une salle charmante mais à la capacité réduite, comité restreint oblige. On n’a pas tous les jours vingt ans. De part et d’autre de la scène sont installés deux écrans géants sur lesquels des vidéoprojecteurs remémorent en photo toutes ces années de bons et loyaux souvenirs.

 

En première partie, nous faisons la rencontre des Weepers Circus des débuts, habillés et coiffés à l’identique. L’ambiance est tout de suite donnée. Et le ton est à l’humour, malgré l’émotion très présente aussi bien côté scène que côté salle. Seule une poignée d’aficionados peut se targuer de suivre le groupe depuis ses débuts, et les photos projetées appuient la véracité de la reproduction du groupe de l’époque. A peine adolescents, en trio, les Weepers Circus ont commencé en cheveux longs et jeans troués. Une petite demi-heure solennelle passe donc, au rythme des morceaux d’autrefois, qui, certains ont pu s’en rendre compte, continuent leur bout de chemin avec les Weepers d’aujourd’hui.

 

Après une seconde séance diapo, arrivent enfin les Weepers Circus. Les vieux, les vrais ! Dès lors, plus rien ne les arrête. Multipliant les invités, les surprises, les passages loufoques et des périodes plus mélancoliques, les Weepers Circus se donnent à fond.

Attaquant leur set par Ma dame aux camélias, avec fougue et énergie, les morceaux s’enchaînent inlassablement, piochant tour à tour dans leur dernier album Tout n’est plus si noir comme dans ceux plus anciens.

Sophie, la magique flûte à bec perdant pour le coup son nom, et La fille et le Loup est marquée par la présence d’un loup…pour le moins particulier, magnifiquement vêtu d’un costume à poils. Dans la joie et la bonne humeur le concert se poursuit par une imitation hilarante d’Olivia Ruiz, par un solo de batterie époustouflant, et malheureusement arrive bien trop vite le temps des rappels.

 

La renarde laisse plus que jamais tomber une chape de plomb sur la salle tant le morceau est beau, et le concert se termine finalement dans un sourire, sans fioriture ni pathos excessif. Simplement des mercis par dizaines et la joie d’être toujours là sur la scène. Un grand bravo aux si professionnels Weepers Circus, toujours révélateurs de talents, même après vingt années passées dans l’ombre.

 

TOUTES LES PHOTOS DU CONCERT ICI

 

Ugo Schimizzi

 

 

Quelques dates de prochains concerts :

 

25 nov. 2008  14:00
 Concert à la prison de l’Elsau  STRASBOURG, Alsace
26 nov. 2008  15:00
 Atelier - Prison de l’Elsau  STRASBOURG, Alsace
28 nov. 2008  20:00
 L’Adaep  GRENOBLE, Rhône-Alpes
29 nov. 2008  20:30
 KAO : Festival "Brisez le silence" + Aldebert  LYON, Rhône-Alpes
3 déc. 2008  20:00
 Fleche d’or - Radio Neo - Concert Outrageusement Public  PARIS, Ile-de-France
10 déc. 2008  20:00
 PréO - Soirée de soutien Amnesty International  OBERHAUSBERGEN, Alsace
20 déc. 2008  20:00
 Grillen - Les rockeurs ont du coeur  COLMAR, Alsace
21 janv. 2009  20:00
 le sax  ZAGREB - CROATIE
24 janv. 2009  20:30
 Muehle Hunziken  BERN - CH, Bern
28 mars 2009  20:30
 Centre Culturel - dans le cadre de la tournée 2008/2009 des Régionales  SCHWEIGHOUSE, Alsace
4 avr. 2009  20:30
 Salle des Fêtes - dans le cadre de la tournée 2008/2009 des Régionales  MUNSTER, Alsace
10 avr. 2009  20:00
 MJC  JOUE-LES-TOURS, Centre
24 avr. 2009  20:00
 Centre Socio-Culturel  GANDRANGE, Lorraine
30 mai 2009  20:00
 Salle des Fêtes  SARREBOURG, Lorraine
26 juin 2009  20:30
 Festival Remp’art Festif  WISSEMBOURG

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 08:00

Les WEEPERS CIRCUS étaient en concert vendredi 31 octobre 2008 au 23 de Strasbourg.

Voici les photos (signées Ugo Schimizzi)











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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 23:00


Comme chaque année, avec créativité et éclectisme pour maîtres-mots, le festival Nancy Jazz Pulsation nous aura tenus en haleine jusqu'à la dernière minute. A l'occasion de ses 35 ans, la grosse artillerie était déployée pour permettre aux festivaliers de se délecter de musiques toujours aussi innovantes. Le mardi 14 octobre, c’est Camille qui prenait possession de la scène du Chapiteau de La Pépinière. Rencontre avec l'une des artistes les plus douées de sa génération.

 

Camille? Créative, ambitieuse, lumineuse. Elle en a parcouru du chemin depuis la sortie de son premier album intitulé Le sac des filles en 2002, un projet auquel elle s’était attelée lors de son stage de fin d'étude à l'Institut Science Politique de Paris. Ainsi, après nous avoir proposé de découvrir à travers son second opus Le fil, la technique du « bourdon » - la présence constante de la note Si à travers l’album), Camille nous invite désormais à revenir aux sources de la musique et à repousser les limites du corps avec son troisième album Music Hole. Se revendiquant davantage musicienne, les performances livrées sortent des conventions traditionnelles de l’industrie musicale qu’elle considère en crise. « On peut dire que c’est une chose positive car on redécouvre une économie plus saine, qui est l’économie du spectacle, un rapport direct avec le public », précise la chanteuse.

 

Avec le corps pour seul instrument, les performances livrées sur scène s'avèrent être de véritables cocktails sensoriels, nous plongeant au cœur d'une musique expérimentale et organique, un challenge physique mais surtout technique. « On ne joue que des corps humains, donc la moindre fatigue ou baisse de moral se ressent dans un instrument, ce ne sont pas des instruments électriques et on n’a pas de recours annexes. On est directement en prise avec nos émotions et nos énergies », confie Camille. Celle qu'on aime surnommer « la Bjork française » nous emmène au cœur de créations mêlant percussions corporelles et bruitages, un show très visuel et chorégraphique qui transporte le public et éveille la curiosité. « Cette envie est venue au fil des rencontres, mais c'était une envie très personnelle et intérieure d'explorer le corps parce que j'ai l'impression que c'est la seule chose qui nous appartienne vraiment, qui soit un vrai terrain d'expérimentation, de liberté, de plaisir ».

 

Une expérimentation qu’elle a décidé d’interpréter en anglais, une langue plus sonore qu’elle nous avait déjà fait découvrir lors de précédentes collaborations, notamment pour l’album Nouvelle vague. « C'est très différent selon la langue, c'est assez mystérieux (…) Pour moi, l'anglais est plus oral et  spontané, en tout cas dans la manière dont je le vis. Le français est plus une langue d'analyse  alors que l’anglais est plus direct », explique l’ancienne élève de khâgne. Un changement de langue qui lui a permis de  s’exporter plus facilement, aux quatre coins de l’Europe mais aussi en Australie et au Japon.


Ophélie Binet

 


Quelques dates de prochains concerts :

 

05-11-08 : REIMS (La Cartonnerie)

09-11-08 : LE MANS (Bebop Festival)

12-11-08 : LILLE (Sébastopol)

13 et 14-11-08 : GRENOBLE (MC2)

18-11-08 : NANTES (La Carrière)

19-11-08 : ANGERS (Jean Carmet)

25-11-08 : PARIS (Zénith)

29-11-08 : LYON (Transbordeur)
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 23:00

Jeudi 23 octobre 2008, à 20h30 aux Arènes de Metz. Le public dans la salle s’échauffe la voix, prêt à accueillir le chanteur Bruno Caliciuri, plus communément appelé Cali. Huées et cris en divers endroits dans la salle, l’artiste est attendu avec impatience par ses quelques milliers de fans présents.

 

Afin d’alléger son attente et surtout pour découvrir toujours plus de talents, le public accueille comme il se doit les premières parties de leur chanteur favori. Se succèdent alors sur scène le groupe rock parisien Mokaeish et la chanteuse suédoise Frederika Stahl.

 

Cali arrive enfin sur scène, applaudi chaudement par son public. Enthousiaste, plein d’énergie et très proche de ses fans, l’artiste invite le public à se lever, à frapper dans les mains et à chanter avec lui les titres de son dernier album « L’Espoir », sorti en février 2008.

 

Extrêmement généreux comme à son habitude, on retrouve en Cali la simplicité des chanteurs qui ont du travailler dur pour réussir. Découvert pour la première fois en 2001 sur les planches des Francofolies de La Rochelle, il séduit les labels par son timbre de voix exceptionnel, inspiré des plus grands tels que Bono de U2. Mais Cali n’en était pas à sa première expérience scénique. Membre de plusieurs groupes de musique depuis des années auparavant, le chanteur a réussi à s’imposer petit à petit dans le paysage musical français. C’est ainsi qu’en trois albums, l’artiste est devenu l’un des plus grands chanteurs français en vogue, avec notamment ses incontournables titres Elle m’a dit ou C’est quand le bonheur.

 

Les membres de l’émission « Top of the Hits » qui ont assisté au show, retiendront de ce spectacle exceptionnel la sincérité, l’énergie et la grande générosité de Cali. « Ce soir, nous avons compris pourquoi il a tant de succès, et nous serons présents à son prochain concert ! » confie Nathalie.

 

Emilie Lagarde

Animatrice de Top of the Hits

Le mercredi de 20h à 22h sur www.frequencewoippy.fr

 

RETROUVEZ ICI LES PHOTOS DU CONCERT DE CALI A NANCY EN AVRIL DERNIER
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:00
Ambiance de feu vendredi soir aux Arènes de Metz! C'est une salle pleine à craquer qui a vibré au son reggae de Dub Inc, qui fêtent leurs dix ans d'existence cette année, et de l'ivoirien Tiken Jah Fakoly.













Photos: Maxime Freyberger

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:00

Les Psy 4 De La Rime, accueillis dans une ferveur à faire passer le Vélodrome pour un vulgaire stade de campagne, ont enflammé L’Autre Canal. Malgré la défaite de l’OM en Ligue des Champions le même soir, Soprano et ses coéquipiers ont eux pris les trois points mercredi soir à Nancy.

 

Les trois MCs Soprano, Alonso, Vicenzo et leur DJ Sya Style ont donc bien mouillé le maillot. Dégageant une énorme énergie, ils ont fait le beau jeu pendant près de deux heures, assurant un show épuré mais efficace, un hip-hop « à bras le corps», qui va chercher les spectateurs. Véritables « douzième homme », ces derniers ont apporté un soutien sans faille et décisif pour le résultat de la partie.

 

Venus défendre leur nouvel album  Les Cités d’Or, nommé ainsi en référence à la richesse humaine et culturelle des quartiers marseillais, les Psy 4 ont donné quelques très bons ballons, comme Jeunesse France ou Inaya. La domination s’est concrétisée quelques minutes plus tard grâce à la passe décisive Le Son des Bandits, permettant aux Psy 4 d’ouvrir le score avec A la bien. L’action fut saluée par des supporters « chauds-bouillants », entamant alors une Ola frénétique.

 

Véritables rejetons d’IAM et de la Fonky Family, les quatre minots ont pour mission d’incarner la nouvelle donne du rap marseillais. Recrutés par le label / centre de formation d’Akhenaton dès 1998, ils font une entrée remarquée dans le milieu hip-hop grâce à la compil Sad Hill Impact de DJ Kheops d’IAM, et surtout grâce à la B.O. du film Comme Un Aimant, projet réunissant alors stars du rap et de la soul, et orchestrée par Akhenaton et Bruno Coulais. S’en suivront alors deux albums.

 

Les textes des Psy 4 De La Rime offrent, comme le nom du groupe l’indique, une psychanalyse musicale de la société française, portée par des instrumentales qui narguent le hip-hop us. Ainsi, dans Les Cités d’Or, l’auditeur devient Esteban, partant avec les Psy 4 à la découverte d’un rap qui constate plus que ne dénonce, et encourage plus les jeunes à croire en leur chance et à se retrousser les manches, qu’à la critique gratuite et à l’immobilisme. Ils assument par ailleurs volontiers une certaine étiquette de « grands frères », en restant proches de leur public et en se défiant de se stariser.

 

Olivier Collignon


 

 

Quelque dates de prochains concerts :

 

06-11-08 : MONTLUCON (MJC)

07-11-08 : LYON  (Le Transbordeur)

12-11-08 : TOULOUSE (Le Bikini)

14-11-08 : BORDEAUX (Le Krakatoa)

05-12-08 : MARSEILLE (Le Dôme)

16-12-08 : LILLE (L’Aéronef)

17-12-08 : BRUXELLES (Ancienne Belgique)

23-12-08 : PARIS (L’Olympia)

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