23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 22:00

Un tour du monde, à la rencontre de différents univers musicaux et des cultures auxquelles ils sont étroitement liés, en restant simplement deux petites heures à l’intérieur d’une salle de concert lorraine, cela ne semble guère probable. C’est pourtant ce que proposait à son public le baroudeur Bernard Lavilliers, en escale du côté de Ludres - à quelques milles de Nancy -, lui qui a une nouvelle fois embarqué pour une tournée consécutive à la sortie de son dix-huitième album, Samedi soir à Beyrouth.

 

C’est d’ailleurs par le morceau qui a donné son titre à l’album que le Stéphanois débutait son odyssée, dans un jeu d’ombres chinoises sonnant comme une invitation immédiate au rêve, à l’évasion. Direction alors la Jamaïque, grâce aux airs reggae de Solitaire ou Bosse, en compagnie de musiciens adeptes de la trompette et du saxo. Le capitaine Bernard, tenant la barre comme un vieux loup de mer, ne tient pas en place et souligne chacun de ses mots de gestes démonstratifs, quasiment théâtraux. Le diable au corps, il ne peut réfréner d’incessants pas de danse, prouvant ainsi qu’il n’a rien perdu de son jeu de jambes longuement travaillé sur les rings durant sa jeunesse.

 

Puis le reggae cède sa place au rock, en particulier sur Troisièmes couteaux, où les guitares électriques saturées et la double-caisse s’en donnent à cœur joie, Lavilliers justifiant alors le port du pantalon en cuir et des boucles d’oreilles qui lui collent à la peau. Mais le « dur » sait aussi se faire plus tendre et la guitare électrique se faire acoustique, offrant ainsi une magnifique version du standard On the road again, repris en chœur par le millier de matelots présents dans la salle.

 

Après ce savoureux moment de répit, le navire redémarre et jette l’ancre au Brésil, berceau de la samba, avant de s’établir sur les côtes africaines. Bernard Lavilliers et ses musiciens livrent ici un grand moment d’émotion en interprétant Petit, qu’ils s’excusent presque de chanter en raison du problème que le morceau soulève – les enfants soldats.

Question de peau est ensuite l’occasion de saluer Tiken Jah Fakoly et la Côte d’Ivoire, avant de s’exiler en Amérique Centrale via les Caraïbes et de vibrer au rythme de la salsa.

 

Le périple prend fin au son de Marin la bien-nommée et de l’incontournable Stand the ghetto, dernières péripéties d’une virée musicale traversée d’accordéon, de banjo, de violon, de djembé, de piano, de basse et de violoncelle. Un voyage avec Bernard Lavilliers, artiste du monde qui a toujours une « patate » d’enfer et qui n’est pas prêt d’arrêter de voguer…

 

Maxime Freyberger / Photos : Véronique L’hoste












 

Quelques dates de prochains concerts :

 

Du 26-10 au 01-11-08 : TROYES (Festival des Nuits de Champagne)

07-11-08 : VOIRON (Grand Angle)

08-11-08 : LYON (Auditorium)

14 et 15-11-08 : PARIS (Olympia)

18-11-08 : ARGENTEUIL (Salle Jean Vilar)

21-11-08 : NICE (Palais Nikaïa)

29-11-08 : AMIENS (Zénith)

04, 05 et 06-12-08 : PARIS (Bataclan)
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 03:30

Depuis sa formation en 1977, et en particulier depuis l'album Répression, sorti en 1980, et son titre emblématique Antisocial, Trust nous avait habitués à ses riffs rebelles et percutants.

 

Des influences rock - à la grande époque d'AC/DC de Bon Scott -, mais également punk d'outre-manche, avaient donné naissance à l'un des groupes de hard-rock français les plus connus à ce jour, sous l'impulsion de Bernie - Bernard Bonvoisin - et Nono - Norbert Krief.

 

Après une vingtaine d'années quelques peu tourmentées (séparations, reformations, tensions), le groupe a finalement retrouvé un équilibre depuis 2006 et un nouvel album paru en septembre dernier : 13 à table.

 

Trust faisait donc escale au Galaxie d'Amnéville ce 21 octobre à l'occasion de l'Apocalypse Tour 2008.

La prestation de Bernie et compagnie se déroula devant un public d'environ deux mille âmes, constitué en partie de nombreux amateurs des débuts, au vu de la population présente... Mais pas uniquement! Et la magie opérait dès les premières mesures des légendaires Préfabriqués, L'élite, Le Mitard et autres Antisocial. On constatait alors toute la verve et l'énergie renouvelées de ce "Trust Primeur à la moutarde ancienne» ! Petit bémol toutefois sur les titres plus récents, qui semblent refléter un glissement rock, sur un ton toujours engagé, mais moins sensiblement écorché vif, plus politiquement correct. Effet ou signe des temps ? Mais qu'importe, le groupe a gardé intactes ses qualités vocales et instrumentales.

A recommander aux amateurs de métal français des 80's.

 

R.J.











Quelques dates de prochains concerts:

25-10-08: BREST (Penfeld)
05-11-08: BRUXELLES (Ancienne Belgique)
06-11-08: LILLE (Zénith)
07-11-08: ROUEN (Zénith)
08-11-08: AMIENS (Zénith)
11-11-08: CAEN (Zénith)
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 03:00


"Pour moi, Metz c'est la ville de l'Est qui reste quand tu dézoomes sous Google Earth" annonce Romain de Debout Sur Le Zinc. Il semblerait qu'il faille s'y habituer :  pour Metz, la belle endormie, l'heure du réveil a sonné.

 

Alors, par où commencer un article plus qu'enthousiaste pour vous parler de cette douce -et néanmoins glaciale - soirée de samedi, Place Saint-Louis ?

Peut-être en marquant ce 18 octobre d'une pierre blanche. Blanche comme les esprits givrés ; blanche comme vierge de tout ; blanche comme l'introduction à une nouvelle vie, qui donne davantage de place à la possibilité de s’exprimer.

Et niveau expression, chacun y a mis du sien, dépassant les clichés et le froid régnant. Car faire bouger plus d'un millier de personnes à Metz après le couvre-feu de 22h et ce en plein mois d'octobre, cela relève presque du miracle.

Miracle possible grâce à une organisation réussie, une association - Diffu’Son - présente et dynamique dans tous les instants et une communication soutenue par la mairie de Metz.

 

Place donc aux concerts.

Sur les coups de 20h, tandis que les membres d’ ENNERI BLAKA - voisins strasbourgeois - s'installent sur scène, un rapide coup d'œil à la "foule" fait peur. En effet, on peut constater que la place est cruellement dégarnie et que seuls les plus résistants ont tenu à battre le pavé pour entendre la musique funk des huit compères.

Le groove s'installe rapidement, le groupe s'échauffe vite et bien - encore une fois, la température ne donne pas envie de se planter comme un piquet sur scène - et finalement,

l'ambiance se réchauffe assez vite, le nombre de spectateurs gonflant de minutes en minutes.

C'est donc pendant un show de près d'une heure que ces joyeux alsaciens nous ont transporté dans leur univers électro funk'n'roll, où les cuivres se mêlent à un bassiste groovie et à un chanteur charismatique. Un seul bémol à signaler au niveau du son, la voix du chanteur n'étant pas assez mise en avant.

Mais une grande révérence à ce groupe qui n'a pas hésité à finir en partie au milieu du public et à s'offrir un sit-in en plein milieu des aficionados ravis de les accompagner.

De l'énergie à revendre, une musique entraînante et qui plus est travaillée, un brassage de styles et de cultures détonant, le tout mêlé à un jeu de scène revigorant ; un bon conseil : si vous ne connaissez pas ce groupe, courrez vite sur leur site !

Après un court entracte rythmé par les élèves du conservatoire loin d'être en reste et avides

de faire partager à la foule massée autour d'eux des sonorités très empruntées aux musiques des films d’ Emir Kusturica, nous nous retrouvons toujours avec ce grand sourire face à DEBOUT SUR LE ZINC.

 

Bien que glacé et les mains engourdies - avec notamment  William le bassiste-contrebassiste, pieds nus et en chemise transparente comme à son habitude -, « DslZ » a décidé de faire la fête. Les premiers morceaux mettent un peu de temps à prendre, les conditions n'étant pas idéales, mais au final le public va répondre présent, avec conviction même.

 

Enchaînant chansons phares et titres du nouvel album - sortie prévue le 27 octobre -, « DslZ » s'amuse, prend du plaisir et on ne compte plus les sourires affichés par le groupe réclamé à corps et à cris par le public, disons-le, en délire.

Tellement actifs, tellement survitaminés, que, comme pour Enneri Blaka, il en devient même difficile d'en tirer des photos nettes et précises, l'éclairage n'aidant pas vraiment. Mais qu'importe, le but ce soir était de se faire plaisir, de faire danser et de sauter sur l'occasion de passer une excellente soirée.

 

Disponibles, sincères et pro à la fois, les deux groupes présents sur la Place Saint-Louis samedi soir méritent des remerciement sans compter pour « service rendu à la ville », auteurs d’une démonstration de bonne humeur et d’une facilité à faire un pied de nez au climat même si, dixit l'ensemble de Debout Sur Le Zinc : « Plus jamais par un froid pareil! ».


RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS ICI 


Ugo Schimizzi
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:30

« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone » : ainsi pourrait se résumer la somptueuse conclusion du Festival des Voix Sacrées. Le temps d’une soirée, les Poèmes Saturniens de Verlaine caressent la virtuosité et la finesse du timbre des Chœurs du concert de l’Hostel Dieu de Lyon dirigés par l’éminent Franck Emmanuel Comte.

 

A Metz, non loin de la Cathédrale Saint-Etienne, en face des Trinitaires, les anges ont rejoint la nef de l’église Sainte Ségolène située Place Jeanne d’Arc. Des voix célestes s’élèvent et atteignent le firmament grégorien. Nous voici revenus aux prémices du baroque, lorsque les hommes désiraient se hisser aux côtés de Dieu, là où les étoiles de Grégorio Allegri, de Jan Dismas Zelenka ou de Johann Adolf Hasse scintillent à jamais à la postérité.

 

Miserere : trois versions, trois nationalités (tchèque, romaine, allemande). Ces transcriptions sont composées chacune à des époques différentes, mais elles ont toutes pour unique objectif de célébrer les torpeurs de l’âme humaine dans toute leur tragédie au travers des chants sacrés. Tantôt véritable chant du cygne en do mineur, tantôt un hymne au pardon ou à la victoire de la lumière sur les ténèbres, la pureté des interprétations vous transporte malgré vous dans un univers dont vous seul détenez la clé.

 

Ô temps suspend ton vol ! L’éternité soudain remplace les turpitudes d’un présent ô combien tourmenté ! Véritables louanges du Christ tout puissant, ces psaumes tiennent leur réputation tant de part leur qualité musicale que du mystère entourant ces joyaux lyriques. Entre les intrigues papales et mozartiennes autour de la transposition d’Allegri, le secret reste entier… Pourtant, malgré la prohibition de tout accompagnement instrumental, la sobriété du répertoire vaticanais encourage la limpidité des contrepoints vocaux à capella. Un bijou qui reste à redécouvrir sous des exégèses personnelles, diverses et variées.

 

Après une courte pause, les solistes puis l’ensemble rendent ensuite hommage en deuxième partie au superbe Miserere de Johann Hasse, exceptionnelle ode, issue d’une fête religieuse vénitienne mais retranscrite à Dresde, la « Florence de l’Elbe » et fondée au temps de Bach, Haendel ou autres compositeurs illustres. Cette variante a été conçue pour orchestre et chœurs féminins dans un premier temps en 1730, puis mixtes environ dix années plus tard. Un morceau solennel, cérémonial, où les cordes se marient avec justesse et harmonie aux voix raisonnantes des sopranos, altos, barytons ou mezzo soprano, où les chœurs s’opposent aux solistes, où les sons graves/aiguës se contrastent.
 

Le Concert de l’Hostel Dieu a, une fois n’est pas coutume, fait figure de leader dans sa constante redécouverte et relecture des musiques anciennes des XVI, XVII et XVIIIème siècles, des ornements merveilleux mais hélas méconnus du grand public. Franck Emmanuel Comte a réussi d’une part à susciter la curiosité de son public et d’autre part à réveiller des émotions fortes durant ce magique et court - trop court ! - instant.

 

Dans une époque aussi contrastée que la nôtre, source d’interrogations et de questionnement sur la condition humaine, le baroque pourrait bien devenir la réponse apaisante à ce troisième millénaire tumultueux. Dans une civilisation menacée où la barbarie l’emporte sur les valeurs profondes de l’Humanité, où le moi sensible est perçu comme une faiblesse, la musique lyrique en général et le mouvement baroque en particulier semblent rester les derniers remparts contre les vicissitudes sociétales actuelles.

 

En d’autres termes, comme le disait Platon, « la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. »


Sandra WAGNER


Misere
d'Allegri




Misere de Zelenka
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:00













Photos: Ugo Schimizzi, Juliette Delvienne

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:00










Photos: Ugo Schimizzi

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 11:00


Il est agréable de constater qu’en dehors du monde si passionnant de la Bourse, toutes les valeurs ne s’effondrent pas encore les unes après les autres. L’action Bashung en live, par exemple, se porte bien, même très bien.

 

Les nombreux fans de l’auteur de Ma petite entreprise étaient donc bien présents à son concert du 13 octobre, organisé dans le cadre des Nancy Jazz Pulsations.

Lunettes noires et chapeau vissé sur le crâne, Bashung prenait possession de la scène, en compagnie de ses musiciens. Impressionnant de charisme, le chanteur souhaitait d’entrée à son public « un bon voyage ».

 

Celui-ci dura un peu plus d’une heure et demie, rythmé par des séquences très Rock alternant avec des moments plus doux, plus intimes ; le tout sous un jeu de lumières remarquable, bénéficiant en plus d’une sonorité parfaitement réglée.

 

Les spectateurs pouvaient ainsi vibrer sans retenue lors de l’excellente interprétation de La nuit je mens, se régaler à volonté à l’écoute de Everybody’s talkin’ – la B.O. du film Macadam Cowboy – et pleinement se déchaîner sur les accords de Osez Joséphine à l’intro « dylanesque » - Blowin’ in the wind.

 

Aucun plan de redressement nécessaire donc pour la valeur Alain Bashung sur scène. Dans le parc de la Pépinière de Nancy ce lundi soir, son succès était total, presque déconcertant. Bashung en concert : un investissement sûr !

 

Maxime Freyberger / Photos: Ugo Schimizzi











Quelques dates de prochains concerts :

 

26-10, 02-11, 16-11, 23-11, 07-12 et 14-12-08 : PARIS (Elysée-Montmartre)

30-10-08 : TROYES (Festival des Nuits de Champagne)

27-11 et 03-12-08 : BRUXELLES (L’ancienne Belgique)

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:30

Galaxie d’Amnéville, mardi 07 octobre 2008, 20h30. La soirée commence mal : malgré mon accréditation photo, je suis contraint de me positionner à plus d’une dizaine de mètres de la scène. Ayant malheureusement oublié mon « super-méga-trop puissant » zoom de paparazzi dans les toilettes des locaux de Voici lors d’un récent entretien d’embauche, je ne peux faire le moindre cliché de Francis Cabrel, qui commence son show tranquillement, indifférent au drame que je suis en train de vivre…

 

Donc je ne ferai qu’un article, à l’aide de l’imposant répertoire de l’artiste aux trente ans de carrière. C’est écrit…

 

Dans la salle, impossible de Dormir debout puisque tous les spectateurs sont installés sur des sièges. Je me dis que la meilleure solution pour assister au concert dans des conditions optimales est d’être Assis sur le rebord du monde ; la vue doit y être imprenable ! Mais malgré de longues recherches, je ne trouve pas l’endroit…Tant pis, je me résous à prendre Ma place dans le trafic afin d’apprécier les standards de M. Cabrel, superbement secondé par de talentueux musiciens.

A mes côtés, La fille qui m’accompagne est au comble de l’émotion lorsque retentissent les notes de L’encre de tes yeux et de Petite Marie. Je décide alors de rejoindre le bar histoire de lui prendre un petit remontant, n’omettant pas d’emprunter Les chemins de traverse pour ne pas gêner les spectateurs. Pendant ce temps, le chanteur made in Astaffort amuse son public entre les chansons en lui signifiant qu’il aimerait bien le faire rire entre ses chansons…Chapeau bas Francis : avec quasiment Presque rien, le succès est total ! Des gens formidables, ces spectateurs lorrains. D’ailleurs, à mon retour dans la salle, je constate qu’ils ont quitté leur siège afin de migrer vers la scène et d’être au plus près de leur idole, à une portée de Sarbacane.

 

Mais je réalise surtout que j’ai perdu Rosie, celle pour qui j’étais allé au ravitaillement et que j’avais rencontrée près de l’entrée du Galaxie, elle qui « était déjà là bien avant que les camions ne viennent ». Quelqu’un l’a vue ? S’il vous plaît, Répondez-moi ! Mais Le monde est sourd à mon malheur et j’ai beau arpenter les gradins Encore et encore, je ne retrouve pas cette fille. J’avais pourtant prévu de lui offrir Des roses et des orties et de lui avouer que Je l’aime à mourir

 

Francis Cabrel en termine avec sa prestation amnévilloise, devant un public enchanté et comblé. Ce monstre de la chanson française vient de démontrer encore une fois, en cette soirée d’Octobre, que les « vieux » chanteurs ne sont pas près d’être remplacés par la nouvelle génération, où le talent est trop souvent aux abonnés absents.

Cette conclusion, je suis persuadé que Tout le monde y pense ce soir, autour de moi…

M.F.


Quelques dates de prochains concerts:

28 et 29-10-08: TROYES (Festival des Nuits de Champagne)
31-10 et 01-11-08: BRUXELLES (Forest National)
17-11-08: BESANCON (Micropolis)
18-11-08: DIJON (Zénith)
29-01-09: CHARLEROI (Palais des Beaux Arts)
30-01 et 31-01-09: LIEGE (Le forum)
04-02-09: LILLE (Nouveau Siècle)
 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:00

Le show commence presque imperceptiblement. Le public, impatient, fixe le logo « Place 54 », qui se détache du fond de la scène d'un bleu azur. Le premier riff de guitare s'élève, aérien, comme pour animer l'auditoire. Le clavier égrène quelques accords... Puis c'est la claque. Le premier morceau Voyage Immobile est une véritable bourrasque, symbolisant l'authentique bouffée d'oxygène qu'apporte Hocus Pocus au Hip-Hop français. Le public est soufflé par les notes puissantes de la section de cuivres,  puis frissonne lorsque DJ Greem, véritable tour de contrôle, lance le beat et distille ses premiers scratches.

20syl, le maître d'oeuvre, débarque alors sur scène avec son flow précis et ses textes ficelés, soutenu  par la basse et la batterie. 

 

Hocus Pocus entraîne immédiatement l'auditoire avec lui, quelque part entre le Rap, le Jazz et la Soul, enchaînant les morceaux dans un crescendo époustouflant. Tantôt drôle, tantôt nostalgique, le ton toujours décalé fait mouche et les rimes séduisent. Les spectateurs, comme envoûtés,  bondissent sur place et gesticulent en affichant un « Smile » candide...

Pourtant nominé pour « L’album de Musiques Urbaines de l’année » aux dernières Victoires de la Musique, le collectif dégage paradoxalement une image de simplicité et de proximité. Tel un groupe local se réjouissant de chaque occasion de se produire comme si c'était la dernière, les artistes ont mené le concert à son terme avec un dynamisme en acier trempé.

 

Collectif éclectique de musiciens hors-pairs, Hocus Pocus  réussit la prouesse de redonner vie à un Hip-Hop français qui se meurt. L'alchimie apparente entre les membres du groupe personnifie d'ailleurs à elle seule le pont créé entre les cultures Hip-Hop et Jazz. Leurs deux derniers albums 73 touches et Place 54 incarnent ainsi cette nouvelle donne, inspirée des Etats-Unis. Les Américains de The Procussions débarquent ainsi en featuring pour prêter main forte sur l'excellent Vocab !.

En ressuscitant à coup de samples les grandes voix de la Soul, Hocus Pocus élargit la brèche créé auparavant par Common, Oxmo Puccino ou les Roots. Hocus Pocus est à ce titre souvent qualifié d'OVNI gravitant au-dessus du paysage musical.

Et pour cause. Peu de groupes peuvent prétendre à voler un jour aussi haut !

Olivier Collignon


RETROUVEZ 1 INTERVIEW EXCLUSIVE D'HOCUS POCUS ICI (réalisée par Olivier Collignon)


Quelques dates de prochains concerts:

11-10-08: DIJON (La Vapeur)

12-10-08: LILLE (Aéronef)

29-10-08: ROMBAS (Espace culturel)

06-11-08: REIMS (La Cartonnerie)
07-11-08: STRASBOURG (La Laiterie)

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 06:30

Didier Super donnait un "concert sans musique" mardi 30 septembre 2008 à la Maison des Cultures Frontières de Freyming-Merlebach.
Photos signées Ugo Schimizzi.









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