23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 00:34

La jolie tête blonde de Selah Sue est venue se promener cette semaine aux Trinitaires à Metz.
Melting-Actu y était et vous ramène un nouveau reportage, qui, nous l'espérons, saura vous ravir tout à la fois l'âme et vous esgourdir les mirettes !

 

"Selah Sue - Trinitaires (Metz) - 20 avril 2011

Une première partie qui a su se laisser apprécier. Les Tidacoustyk ont su amener le soleil en ce début de soirée. Pourvu de deux membres au lieu de trois, le groupe a tout de même bien assuré.

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Titres aux sonorités ensoleillées, paroles sensibles et revendicatives, le groupe à su faire passer des messages, à travers ses critiques politiques et son goût pour l'écologie. Ils ont su communiquer leur bonne humeur au public, qui étaient alors dans l'ambiance musicale pour la suite du programme.

 

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Selah Sue

 

Une artiste dont j'avais vaguement entendu le nom. Un album dont les sonorités me plaisaient. J'attendais donc de voir ce que cela donnerait en concert. Je fus agréablement surprise de voir une jolie jeune femme avancer sur scène de manière un peu timide.

 

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Il y avait de quoi, la salle affichait complet ce soir là. Mais aussitôt la guitare en main, la timidité s'était envolée pour laisser place à une jeune femme forte et charismatique.
Parlons en de son charisme ! Une vraie boule d'énergie qui met le feu avec ses 4 musiciens, et ce, dès les premières notes. Son visage semble exprimer chaque mot sortant de sa bouche, vécus au travers d'une voix totalement maîtrisée.

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Mais on pouvait voir également une jeune femme sensible, qui se dévoilait lors de titres plus doux qu'elle accompagnait d'une seule guitare. Je dois avouer que je n'ai pas trop l'habitude d'un tel métissage de genre. Soul, Reggae, Hip-hop, Jazz... et je dois dire que j'ai été agréablement surprise. J'ai totalement adhéré à son style musical!

 

 

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Le public lui était absolument conquis, des instants d'intimité avec la chanteuse lors des titres plus personnels comme "Mommy", aux instants de folie comme sur "Peace of Mind" où le public dansait dans une cohésion parfaite. Pour résumer un concert "fantasmagorique", c'est le mot qui m'est venu en sortant de la salle. Une envie d'être au lendemain, de se rendre chez son disquaire pour acheter son album et l'écouter en boucle. Selah Sue n'a pas fini de faire parler d'elle."

 

 

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Article et photos : Samantha Rodriguez

 

 

Plus d'informations sur Selah Sue :

www.myspace.com/selahsuemusic
www.facebook.com/selahsue

 

www.because.tv

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

Plus de photos de Selah Sue :

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:57

 

Jamiroquaï est de retour après cinq années d'absence. Il se produisait le 5 avril dernier à la Rockhal de Esche-Sur-Alzette au Luxembourg. Melting-Actu y était et vous en a ramené quelques photos.


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Photos : Eric Hochscheid

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 22:04

Nous avions pu découvrir Greenwich Cavern en première partie de Ten Years After, à La Passerelle de Florange, il y a tout juste un mois. Le groupe avait su flatter nos sens auditifs par la qualité de ses compositions. Alors forcément, lorsqu’ils nous ont proposé d’assister à l’enregistrement de leur prochaine maquette en compagnie du bassiste et du chanteur, nous ne nous sommes pas fait prier. Rencontre avec un groupe à suivre de près :

 

http://3.bp.blogspot.com/-JvQ0q29dHo4/TZLx3W8-EkI/AAAAAAAAB60/YWe6HLSM24A/s1600/VISU-PRESENTATION-GROUPE.jpg


C’est la passion pour la musique en général, et pour le rock en particulier, qui a conduit Eric Revel à la direction d’une grande salle de concerts. C’est cette même passion qui, il y a trois ans, lui dicte de tout arrêter pour à son tour, brancher les amplis et laisser parler les guitares. La question qu’il se pose est simple « Que faire dans la vie ? ». La réponse est évidente : « de la musique ».

Ainsi naît Greenwich Cavern en 2009, à l’initiative donc d’Eric, bassiste et compositeur de la formation. Un premier album, Otherside, sort rapidement et Greenwich enchaine une vingtaine de concerts sans accros jusqu’à fin 2010, inscrivant notamment sur son cv les premières parties de grands noms tel Scorpions. Pourtant, le groupe décide de se séparer suite à la Rock Party de décembre dernier, au Galaxie d'Amnéville. « Incompatibilité d’humeur », lâche le bassiste, sans plus d’explications.

Bien décidé à ne pas laisser cette histoire s’arrêter là, le fondateur du groupe est rapidement recontacté par l’harmoniciste Marko Balland, pour remettre le combo sur pieds. Eric contacte son ami Dom Colmé, (récemment en première partie d’Ayo, notre chronique), qui lui conseille de nouveaux musiciens : Mathieu Bonaddio à la batterie et Olivier Sosin au chant et à la guitare. Entre temps, Thomas Tiberi, l’ancien guitariste, reprend contact avec Eric et se joint aux nouveaux membres. La deuxième version de Greenwich Cavern est née et, en trois semaines, les musiciens sont prêts à monter sur scène.

Difficile de croire que l’on est face à une toute jeune formation lorsque l’on constate à la fois l’harmonie qui règne entre les musiciens et la formidable énergie scénique qu’ils dégagent. Le charisme d’Olivier Sosin et  de sa voix grungy sont d’une efficacité imparable, tandis que les mélodies mêlent habilement un son rock des seventies et des accents blues. L’espace d’un instant, on s’imagine à New York, au bar The Cavern, où Bob Dylan donna son premier concert, inspiration revendiquée par le groupe concernant son nom.

D’ailleurs, lorsque l’on aborde la question des influences, ce sont immédiatement les mastodontes du rock qui sont évoqués, Led Zep et Deep Purple en tête. Dans le cas d’Olivier, forte présence également de la chanson française, le chanteur ne cachant pas son admiration pour des artistes tels que Brel, Brassens, ou Thiéfaine. « Et Christophe Maé, intervient Eric avec humour, le Mozart du XXIe siècle ». On est en démocratie, chacun ses opinions…
Le groupe choisit pourtant d’écrire en anglais, pour les sonorités et la facilité d’écriture, mais surtout parce que « le rock c’est en anglais, merde ! », lâche Eric, qui a décidément la rock n’ roll attitude.

http://1.bp.blogspot.com/-FNolLpgPxxk/TZrbmBWdHyI/AAAAAAAAB7s/hJifBZiO7P8/s1600/ENCART_GREENWICH_CAVERN-ACO.jpg


Mais le groupe ne se contente pas de singer ses aînés. Greenwich Cavern se démarque notamment  par l’utilisation astucieuse de l’harmonica. Branché sur des pédales de guitares, l’harmoniciste Marko Balland parvient à créer un son unique qui ajoute une richesse indéniable à l’ensemble. Ces lignes mélodiques viennent compléter les soli de guitares efficaces. On assiste en live, à un dialogue inspiré entre les deux instruments. Si l’harmonica n’était pas aussi présent sur le premier album, le groupe a décidé de retravailler les morceaux au moment où s’est faite la seconde formation, pour mettre en avant ce petit plus indéniable.

L’enregistrement débute. Eric branche le home studio et Olivier se place derrière le micro. En un instant, le mec humble qui, il y à peine une minute, parlait de ses influences, redevient le frontman inspiré et charismatique. On sent le chanteur habité par l’histoire qu’il raconte. Il fait une deuxième prise pour la forme. Elle ne s’avèrera pas nécessaire.

Eric me fait écouter, en exclusivité, les instrus des nouveaux morceaux. Tout cela semble très prometteur. On sent que les musiciens ont hâte d’aller tester leurs morceaux sur scène. D’ailleurs le groupe a déjà prévu dix concerts d’ici fin mai, cinquante d’ici juin 2012. Une version acoustique ainsi qu’une version « pur power » - comme l’appelle Eric - du set ont été élaborées, pour varier les ambiances. Les musiciens prévoient même quelques reprises, en ayant à nouveau à l’esprit de se démarquer et de ne surtout pas reprendre les sempiternels  Jumpin’ Jack Flash et consorts. Petite info spécial Melting-Actu, il paraitrait que le groupe prévoit de reprendre Speed King de Deep Purple et le mythique Won’t get fooled again des Who.

Je glisse timidement à Eric que son ancien boulot a dû l’aider à trouver des contacts. Il sourit. « C’est un avantage et un inconvénient », me dit-il. « Si on faisait de la merde, ça aiderait pas, je pense ! ». Difficile de le contredire.

Article : Guillaume Hann

Plus d'infos sur Greenwich Cavern :
http://greenwichcavern.blogspot.com/
http://www.facebook.com/pages/Greenwich-Cavern/
http://www.myspace.com/thebbblues

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 20:12

 Ayo + Dom Colmé - Seven Casino - 7 avril 2011

 

 

Ayo était de passage au Casino à Amnéville pour nous présenter son dernier bébé "Billie Eve" et nous rappeler le succès de "Joyful" et "Gravity At Last".

 

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C'est Dom Colmé qui a chauffé la salle, nous faisant ainsi découvrir son univers coloré et engagé. Après une dizaine de titres, il demande au public d'entonner avec lui un petit "Ayo" pour l'appeler à nous rejoindre...

 

C'est donc au tour d'Ayo d'entrer en scène ; elle est accompagnée de son batteur, son bassiste, son guitariste et son clavier. Elle nous explique qu'étant souffrante, elle a besoin de chauffer sa voix, de trouver ses marques dans la salle. Elle nous parle beaucoup d'elle, de sa façon de voir la vie et n'hésite pas à descendre de scène pour nous rejoindre et prendre un bain de foule.

 

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Voir Ayo en concert, c'est comme prendre un cocktail vitaminé. On danse, on rit, on chante et surtout, on est fascinés par la simplicité et la beauté de cette artiste en or. Sa voix puissante et douce à la fois s'installe tout autour de nous, s'enrobe comme un cocon de douceur.

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Elle nous offre un beau medley de quelques tubes de Michael Jackson dont un "I want you back" endiablé et chaque morceau regorge d'un métissage d'influences et d'émotions impressionnant.

 

Une chose est sûre, Ayo est une superbe artiste d'une sincérité évidente. Elle nous remercie même d'avoir consacrer quelques heures de notre soirée pour venir la voir et l'écouter.

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On notera aussi la vraie performance de ses musiciens exceptionnels à qui elle offre un duo à chacun pour les présenter comme il se doit à la salle.

Un vrai régal pour les sens et l'esprit, si vous ne l'avez pas encore vue, courez acheter vos billets !

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Article et photos : Elise Ruiba



Prochaines dates de la tournée :

 

14/04/2011
La Fonderie, Herouville

15/04/2011
L’Autre Canal, Nancy

16/04/2011
Zénith Europe, Strasbourg

16/04/2011
Aéronef, Lille

09/05/2011
Salle de La Cité, Rennes

10/05/2011
La Carène, Brest


17/05/2011
Salle Polyvente, Avignon

19/05/2011
Transbordeur, Lyon
20h - 33 euros

20/05/2011
Dock des Suds, Marseille
20h30 – 30,50 euros

21/05/2011
Théâtre de Verdure, Nice
20h30 – 30,50 euros

 

 Ayo :
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Dom Colmé :
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Plus d'informations sur Ayo :

http://www.ayomusic.com/

Plus d'informations sur Dom Calmé :

http://www.myspace.com/domcolme

 

La salle : Seven Casino à Amnéville :
http://www.casino-amneville.com/

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance


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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:25

Deuxième rendez-vous en une semaine avec notre nouveau rédacteur, Môssieur Louis, et deuxième passage dans la belle salle de l'Autre Canal à Nancy. Changement complet de décor pour ce 1er avril (on vous épargnera le monde de la mer) et direction l'univers de Cocoon, qui s'est un peu agrandi depuis leur dernier passage.

Cocoon + La Fiancée - Autre Canal - 01 avril 2011

"Salut à vous.

Il est toujours amusant de revoir de vieux amis. La nostalgie d’un temps que l’usure nous fait percevoir heureux, se dispute avec l’amusement de comparer ce qui a éventuellement changé. Parfois, on a l’impression de reprendre une discussion qu’on avait interrompu la veille, après une longue soirée, harassé par la fatigue, sédaté par la quantité d’alcool ingurgitée mais avec le sentiment que le dialogue sera éternel.

 

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Vendredi soir, à L’autre Canal, j’avais rendez-vous avec de vieux amis : Morgane et Mark. La première où j’avais entendu parler d’eux, c’était par une rumeur élogieuse dont je me méfiais comme d’une promesse de campagne électorale. Il fallait que j’en eusse le cœur net. Je décidais donc de les rencontrer et tombais immédiatement sous le charme. La conversation eux et moi pouvait commencer.

 

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Celle-ci s’était arrêtée un soir d’automne 2007. J’avais hâte de voir ce qu’ils étaient devenus, ce qu’ils avaient de nouveau à me raconter, s’ils avaient changé. Ou pas.

Et oui, ils avaient changé. La famille s’était agrandie par l’adoption de cinq nouveaux membres qui avaient l’air aussi frais et enthousiastes que Morgane et Mark. Comme si la bonne humeur et le talent étaient aussi contagieux qu’un fou rire à un repas de famille.
Par conséquent, ils avaient dû prendre un apart beaucoup plus grand dont la décoration fut visiblement confiée à Jack Sparrow plutôt qu’à Valérie Damidot.

 

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Ils pouvaient alors accueillir tous leurs nouveaux amis venus en nombre par la voie terrienne,
évitant ainsi tout risque de crash aérien.

Aérien. Comme le moment que dura ce dialogue. Parfait mélange de vieilles anecdotes et de nouvelles aventures, patchwork des plus beaux tissus pop et folk du monde entier, best of des plus beaux contes pour adultes récités devant un auditoire aussi dévot qu’une famille de mormons dans une cathédrale.

Morgane et Mark racontent leurs histoires animalières à deux voix, faisant passer le groupe Pow Wow pour les Chœurs de l’Armée Gros Rouge, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois pour des chants de football éructés par des supporters avinés.

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Ils sont beaux, ont des goûts vestimentaires exquis, savent très bien s’entourer. S’ils n’étaient pas aussi drôles et sympathiques, on pourrait aisément les jalouser. Et pourtant, on ne peut s’empêcher d’être fier de compter parmi leurs amis.

Vous pensez sûrement que j’en fais trop. Et vous avez sûrement raison. Ils ont sans doute tout un tas de défauts. Par exemple, Mark aime saboter une belle histoire en blaguant sur la culotte de Morgane. Cette dernière ne relève pas le niveau en l’encourageant par ses rires complices.
Et ses défauts paraissent comme des qualités.

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Alors je ne sais pas ce qu’il y a là où les océans se terminent mais comme le disait l’essayiste français Joseph Joubert : « Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil »."

Article : Môssieur Louis
Photos : Samantha Rodriguez

 

 

Plus d'informations sur Cocoon :
http://www.frompandamountains.com/


Plus d'informations sur La Fiancée :
http://www.myspace.com/lafiancee
http://www.lafiancee.com/


Photos de La Fiancée :

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:45

Quand la belle Anna Calvi se transforme en bête de scène... Rencontre avec la
nouvelle icone du rock anglais avant son concert à la Chapelle des Trinitaires (Metz) le 29 mars dernier.

- Melting Actu : Peux-tu résumer ta naissance artistique? Raconte-nous ton histoire...
J'ai décidé de commencer à chanter il y a cinq ans environ et débuté mon travail sur l'album il
y a deux ans. J'ai été exigeante avec moi-même afin de coller le plus possible à l'album tel que
je l'avais imaginé.
Puis, ma rencontre avec Rob Ellis a été décisive parce qu'il faisait vraiment partie des gens
avec lesquels je souhaitais travailler et tout s'est fait très naturellement. Nous avions le même
intérêt pour la musique classique et nous étions sur la même longueur d'ondes, travailler
ensemble nous a donc paru une évidence.

 

 

- M A : Dans les médias, on parle souvent de toi comme étant la nouvelle PJ Harvey mais
il y a quelque chose d'important pour toi c'est la musique classique puisque tu as eu une
éducation musicale très classique, c'est cela?
Oui, en effet, je jouais du violon et j'aime vraiment la tension exprimée dans la musique
classique. J'aime aussi énormément la musique d'orchestre, c'est cela même à quoi je pense
quand je compose les mélodies et les joue à la guitare. C'est donc certain que cette formation
et mon goût pour la musique classique a un effet important sur mon travail.

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- M A : En t'entendant parler, j'ai remarqué que ta voix ne ressemblait pas à celle chantée sur l'album... Deux voix, deux personnes différentes : dans la vraie vie et sur scène?
Quand je suis sur scène, je pense que je montre une différente facette de moi-même... La
musique est pour moi quelque chose de très naturel et mon travail présente forcément les
différents côtés de mon caractère. En tout cas, je n'ai vraiment pas le sentiment de devenir une
personne différente en montant sur scène, je reste moi-même.

- M A : En te voyant sur scène, les premiers sentiments qui ressortent sont la rage, la force, l'énergie, la transe... Est-ce que c'est ce que tu veux faire ressentir quand tu joues devant ton public?
Je ne ressens pas de la colère ou de la rage quand je suis sur scène... Je dirai plutôt que c'est de
la passion intense. Pour moi, être sur scène, c'est montrer ce qu'est ma musique au public, il
s'agit là d'être complètement honnête, de me montrer telle que je suis réellement et la musique
est, pour moi, le meilleur moyen de s'exprimer.


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- M A : Comment te sens-tu après le succès de ton premier album? Es-tu à l'aise avec tout cela, as-tu peur, as-tu une certaine pression?
Je suis fière du succès de l'album et je n'ai pas peur du tout, je me sens vraiment heureuse
de tout ce qui m'arrive. J'ai eu l'opportunité de faire mon album et de pouvoir le montrer aux
gens sur scène, je suis vraiment heureuse de cela.
A vrai dire, j'ai ressenti de la pression, c'est vrai... Mais seulement en faisant l'album et cette
pression je me l'imposais, elle ne venait jamais de l'extérieur. Je voulais faire l'album du
mieux que je pouvais, ne donner que le meilleur de moi-même.
Et maintenant, je profite juste du succès de l'album, tout en pensant déjà un petit peu à mon
prochain album parce que j'ai déjà hâte d'y consacrer du temps.

- M A : Y a-t-il, comme le disent les médias, une part de passion mais aussi de peine dans tes paroles et ta musique?
Dans ma musique, j'ai vraiment choisi de m'exprimer librement et de ne pas avoir peur
d'aborder des choses un peu dure comme la souffrance et la peine. Mon but premier était
avant tout de faire quelque chose de passionné et de sincère. Ce qui fait partie de moi fait
partie de mes chansons...



- M A : Est-ce que tu aimes la France, nos artistes, notre public?
J'adore Edith Piaf, elle a été une source d'inspiration très importante pour moi. Et j'aime
beaucoup jouer en France, c'est toujours très agréable. Et puis les choses se sont mises en
route ici, en France, alors je pense que je serai toujours reconnaissante envers le public
français qui me soutient.

Interview et photos : Elise Ruiba

Un grand merci aux deux représentants de Mirabelle TV pour leur bonne humeur !

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:50

Anna Calvi était elle aussi présente en Lorraine dans cette semaine de folie musicale. Elle nous a fait le plaisir de se laisser interviewer par nos soins, avant de donner un concert magique dans la Chapelle des Trinitaires de Metz.

Le printemps commence bien par ici !

 

Anna Calvi + Milkymee - Trinitaires (Metz) - 29 mars 2011

En allant voir Anna Calvi en concert, le premier réflexe qu'on pourrait avoir serait de
se dire "Encore une première partie qui retarde le moment tant attendu...".
Et puis on se retrouve face à Milkymee, de son vrai nom Emilie Hanak : une fille pleine de
peps, souriante, chaleureuse... Et viennent à nos oreilles les premiers accords et les premières
bribes de voix, et là on profite juste du moment présent.

 

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Cette jeune parisienne interprète au public des Trinitaires une dizaine de morceaux de sa
composition, un coup de cœur pour sa version live de Nathalie Brown et une belle reprise
d'Help des Beatles.
Avec sa voix puissance, douce et intime à la fois, Milkymee a séduit la salle et sa simplicité
et sa modestie ont su nous conquérir.

 

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Si vous souhaitez découvrir son univers, pour lequel on tombe rapidement amoureux, ça se
passe sur son Site web : http://www.milkymee.com/


Anna Calvi
Puis c'est au tour d'Anna Calvi, la "furie douce", de faire son entrée sur scène.
Acclamée par le public messin, elle nous présente ses musiciens : Mally à l'harmonium et aux
percussions et Daniel à la batterie. Ce soir, exceptionnellement, elle nous présente aussi un
guitariste, s'étant blesser le bras et ne pouvant assurer tout le concert seule.

 

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Elle enchaine les titres de son album éponyme avec élégance et grâce. Le moins que l'on
puisse dire d'Anna Calvi, c'est qu'elle en impose : on découvre sur scène celle que l'on
attendait tous, une énergie folle, une voix puissante et possédée.
Le petit atelier magique de Mally composé du fameux harmonium et autres triangle, maracas
et multiples trésors renforce le côté cosmique et envoûtant de la belle Anna.
On retiendra la version live de "Jezebel" qui nous a tous scotchés... A vrai dire, ainsi que
l'ensemble de ce concert magique et enivrant.

 

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La révélation anglaise de 2010 a fait son effet : la Chapelle des Trinitaires est plus que comble
et le public ravi d'avoir assisté à un tel show.

 

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Retrouvez très bientôt notre interview d'Anna Calvi !

 

 

 

Article et photos : Elise Ruiba

 

 

 

 

Anna Calvi en concert :

 17/04 Marseille – Café Julien
19/04 Bordeaux – Rocher de Palmer
20/04 Lyon – Epicerie Moderne
22/04 PARIS – LE TRIANON
23/04 Saintes – Théâtre Geoffroy Martel
24/04 Bourges - Le Printemps de Bourges

 

 

Plus d'informations sur Anna Calvi :

www.annacalvi.com/

 

 

Plus d'informations sur Domino :

http://www.dominorecordco.fr/

 

 

 

Un concert Notice France :
 









 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:47

Sacrée révélation de l’année 2010 par de nombreux médias, hissée en haut des charts avec
son titre « Je veux » (choisi par TF1 comme tube de l’été 2010), Zaz, 31 ans, sillonne désormais la
France pour promouvoir son premier album éponyme. Disque d’or depuis le mois de juin dernier,
la galette est, à l’image de son interprète, un concentré de musiques aux influences diverses, de
textes engagés et forts mais également de douceur et de bonne humeur. Zaz était ce soir à la
Passerelle de Florange… Melting Actu également…

Zaz : Présentation
Bon, autant être franc avec vous : il y a encore quelques jours, Zaz, pour moi, ce n’était qu’un
nom. Ou plutôt un surnom… Enfin, vous aurez compris que je n’en avais qu’entendu parlé et que
je ne m’étais pas plus intéressé que ça à l’œuvre de la jeune femme. Et pourtant, lorsque l’on m’a
proposé de me rendre à Florange pour assister à son concert, une intuition m’a poussé à répondre présent. Et comme je déteste assister à une prestation sans en connaître un minimum sur l’artiste, je me suis un peu plus penché sur sa carrière et sa musique.
 

Cela fait plus de dix ans que Zaz est présente sur la scène musicale française. Tantôt
membre de groupes divers, tantôt jouant ses compositions et ses reprises sur les trottoirs de
Montmartre, c’est finalement en 2010 que la demoiselle se décide et sort son premier album : « Zaz ».
Le succès est immédiat.On connaît la suite : depuis bientôt un an, Zaz est partout et n’a pas finit de faire parler d’elle.


Le Concert
Mais revenons-en au concert. Il est 19h50, j’arrive à Florange. Cette fois-ci pas question de
faire la queue pendant une heure pour rien (voir mon article sur Empyr). Me voici devant La Passerelle à peine vingt-cinq minutes avant l’heure indiquée sur les affiches… Quelle n’est pas ma surprise en m’apercevant que la première partie, intitulée Été 67 vient de commencer. Il semblerait que l’heure indiquée sur les billets soit en réalité celle du changement de plateau.


1ère partie : Été 67
Été 67. Drôle de nom pour un drôle de groupe. Composé de six belges, venus tout droit de
Liège, Été 67 est une sorte de… à vrai dire, je ne saurais pas mettre un nom sur leur style tant
celui-ci est riche. On trouve de tout. Des influences pop/folk majeures auxquelles les six Liégeois ont ajouté ici un peu de country, là un peu de rock… Parfois un peu de classique… Jusqu'à...de la planche à lessiver ! C’est dire si le répertoire ratissé par ces artistes est large. Un mélange détonnant qui pourrait sonner le glas de la formation s’il n’était pas totalement maîtrisé.
Pourtant non. Dès les premières notes du deuxième morceau, je suis dans l’ambiance, et
le reste du public avec moi. Une ambiance décalée où les textes sérieux et revendicateurs viennent côtoyer l’histoire d’un junkie en plein bad. La musique est festive et entraînante, les musiciens sont précis et savent ce qu’ils font. Le chanteur est carrément barré tant dans ses paroles que dans son attitude. La présence d’un banjo, d’une flûte traversière, d’une mandoline, d’une chaîne en métal et de la fameuse planche à lessiver apportent des nuances et des sonorités particulièrement intéressantes dans un style de musique qui aurait pu être plat et « déjà vu ». C’est là toute l’originalité du groupe.
Après une bonne demi-heure de jeu, nos voisins quittent la scène en emmenant avec eux
leur matériel tandis que les techniciens s’affairent aux derniers réglages et rangements.

 

J’observe un instant la salle et la foule.
Tout d’abord le lieu. Bien plus grand que ce que j’imaginais, je dirais qu’à vu d’œil, la pièce
peut contenir entre 800 et 1000 personnes. Mais je n’ai jamais été particulièrement doué pour
ce genre d’estimation. Il y a en tout cas 500 personnes, j’en suis convaincu, au-delà, je n’y mettrais pas ma main à couper. Le son est bon jusqu'à présent et l’infrastructure aussi. On y trouve même un balcon et une possibilité de passer en configuration théâtre. Un lieu pour le moins intéressant.
Le public ensuite. Il va, dans mon entourage proche, de 4 à 70 ans. On y trouve tous les
âges et tous les genres. La musique de Zaz s’inscrit, pour la plupart des morceaux, dans la variété française type, il est donc normal que celle-ci touche tous les publics. L’avantage étant que ce genre d’audience est relativement facile à toucher et à emmener avec soi… Reste à voir si la jeune femme en sera capable. Justement, il est temps d’en avoir le cœur net.

 

 

ZAZ1 BASSDEF (c) Raphael Frydman

 

 


 

Zaz 
21h00, les spots et les lumières s’éteignent.
La salle résonne sous les applaudissements et les cris tandis que les musiciens s’installent sur scène.
Une guitare, une basse, une batterie et des claviers. Formation somme toute relativement banale
pour ce type de concert. Quelques notes de xylophone en guise d’introduction et la voix éraillée
de la demoiselle retentit, donnant le coup d’envoi de ce concert avec Les passants, introduisant également l’album.
Zaz a réussi le tour de force d’entrer sur scène de manière inaperçu. Il faudra attendre
quelques secondes pour que tout le monde dans la salle s’aperçoive qu’elle était accroupie au milieu de la scène depuis le départ.
Pour ne rien vous cacher, si la curiosité m’a incité à venir ce soir à la Passerelle, l’appréhension était bien là. Après un succès aussi fulgurant, on peut parfaitement imaginer que l’artiste ait pu prendre la grosse tête et soit, en quelque sorte, blasée de devoir interpréter constamment les mêmes chansons devant le même public.
J’ai eu tort de penser qu’il en était ainsi pour Zaz. Celle-ci ne se montre pas avare en
émotion et fait participer le public durant tout le spectacle. Un véritable lien se crée entre la foule
et la demoiselle qui met en place une atmosphère détendue, libérée dans laquelle la demoiselle semble s’épanouir complètement. Les morceaux s’enchaînent, le public chante, applaudit et accompagne ce petit bout de femme dans son monde. La complicité que Zaz entretien avec ses musiciens est plutôt rare pour une formation de scène – les musiciens n’étant, généralement, engagé que pour une tournée. On a plutôt l’impression d’être face à un groupe d’amis jouant ensemble depuis des années et des années.

Un son impeccable, une justesse et une maîtrise de la voix impressionnante, une bonne
humeur contagieuse et une vitalité sur scène étourdissante, voilà comment résumer la prestation
de Zaz. Elle court, saute, s’approche du public pour lui parler, s’en éloigne, discute avec lui, le tout en interprétant ses morceaux de la manière la plus simple et la plus efficace. On a tout simplement l’impression d’écouter l’album, amplifié par des petits détails qui font tout. Un changement de tonalité, une note différente (mais toujours juste !), un couplet en plus…

Zaz maîtrise ses morceaux et nous le prouve à chaque instant.

Aux titres de son album - qui sera quasiment joué dans son intégralité - viendront s’ajouter quelques nouveautés qui laissent présager un prochain disque dans les mois à venir. Aucune information officielle à ce sujet par la principale intéressée, mais quelques sous entendus intéressants ce soir.
Affaire à suivre !
Au bout d’1h20 de show, la troupe se retire avant de revenir pour un rappel de deux
morceaux. Ni oui ni non et un nouveau morceau, dont le titre pourrait être Encore un instant clôtureront la soirée et laisseront au public la possibilité d'accompagner une dernière fois la jeune femme et ses musiciens avant le salut final.

Une soirée ; deux découvertes
Passée la surprise de l’horaire particulier de la salle, la soirée m’aura permis de découvrir
un excellent groupe belge, Été 67 mais aussi Zaz et ses chansons tantôt pop, tantôt jazz, tantôt… Zaz tout simplement. Je retiendrais tout particulièrement la prestation vocale de la chanteuse sur un Ébloui par la nuit poignant. 

 

 

Article : Dom Panetta

 

Pour les intéressés, Zaz sera de retour dans la région avec une date au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains le dimanche 03 avril 2011. Un bon conseil : ne la ratez pas !

 

 

Plus d'informations sur Zaz :

http://www.myspace.com/zazofficiel

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:17

Danakil - Autre Canal (Nancy) - 29/03/11

 

Big up lecteur !

Et oui. Pour cette première chronique pour la rédaction de Melting Actu, cette dernière
envoyât Môssieur Louis à un concert de reggae : Danakil. Pour votre serviteur, cette musique évoque
surtout l’année 1989 et une colo pour adolescents boutonneux dans le Vercors. Rien qu’en
fermant les yeux, je ressens encore les odeurs de nature pas encore polluée par des nuages
nippons, les jeunes filles en fleurs et salopette Fido Dido, les premières cigarettes qui font rire
et Bob Marley. Mon expérience avec la musique originaire de Jamaïque s’est arrêtée juste
après que Sylvie Chombier m’a brisé le cœur pour un mec dont j’ai oublié le prénom mais qui
mériterait de s’appeler Kevin.

 

Autant dire qu’avant de pénétrer dans l’enceinte de L’Autre Canal à Nancy, je ne voyais le reggae que
comme un gentil mouvement de doux rêveurs troquant les habits de communion pour des
vêtements commerce équitable. Cheveux gras, crise acnéique, odeurs de plantes médicinales
m’attendaient pour agresser le dandy que je suis, par une ambiance love and peace.

Après avoir passé sans encombre, voir même avec un peu de plaisir pervers, les palpations
des vigiles et avant de me voir apposer sur le dos de la main un tampon phosphorescent du
plus bel effet, je constatais la générosité des porteurs de dread locks puisque leur dernier
album était offert pour chaque acheteur d’une place du concert. Si retirer mon invitation à
la billetterie me procura le sentiment de faire partie d’un cercle de privilégiés, celui-ci était
atténué de n’avoir pas droit à la précieuse galette.

Et si je n’ai pas retenu le nom du groupe de première partie, celui-ci, composé d’un chanteur
et d’un DJ mutli-instrumentiste, a bien chauffé une salle pleine à craquer, par des musiques
rythmées et un débit ragga muffin qui ferait passer Françoise Sagan pour une bouddhiste sous
tranquillisants.

Puis vient le groupe phare de la soirée. Dans un premier temps, le nom du groupe, Danakil,
me semblât si proche de la marque de yaourts anti-cholestérols que je laissais tomber mes
projets de sandwich jambon-pommes-de-terre-mayonnaise. Une rapide recherche internet
m’apprennait qu’il s’agissait plutôt d’un désert situé entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Et point
de désert sur scène puisque 11 musiciens dont deux chanteurs étaient venus en force pour
porter la bonne parole rastafaraï. Si je ne pouvais accompagner la chorale composée des
nombreux fans connaissant les paroles de leurs chansons mieux que leurs cours de géographie
au programme du bac, je remarquais que le tromboniste portait un costume trois pièces ayant
pour effet d’apporter un peu de classe au combo et un peu de soutien à votre serviteur qui se
sentait un peu moins seul au milieu des poncho vert-jaune-rouge.

 

danakil 01
Danakil au Jardin du Michel 2010

 

Le reggae a le gros avantage, sur d’autres styles musicaux, de ne pas nécessiter d’effort
chorégraphique particulier. Et quelle ne fût ma surprise de me rendre compte que je me
dandinais de gauche à droite, balançant quelques fois la tête d’avant en arrière comme le
chien sur la plage arrière de la Renault super cinq m’emmenant dans le centre de la France.

La fin du set fut marquée par une reprise de « Non, je ne regrette rien», popularisée par Edith
Piaf et composée à une époque où les membres du groupe n’étaient même pas encore au stade
du projet, dans un rythme forcément jamaïcain mais qui permit de constater que le chanteur
de Danakil jouissait d’un joli timbre de voix.

 

danakil 10
Danakil au JDM 2010

 

Un deuxième chanteur aux sonorités africaines et un guitariste aux solos Hendrixiens eurent
raison de mon scepticisme. Et en refermant les yeux, je pouvais ressentir les odeurs de nature
qui font rire, les jeunes filles pas encore polluées par le nuage nippon, les cigarettes en
salopettes Fido Dido et Bob Marley.

 

 

Article : Môssieur Louis

 

 

Plus d'informations sur Danakil :

www.myspace.com/danakilweb

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:58

Ten Years After + Greenwitch Cavern - La Passerelle (Florange) - 26 mars 2011

 

 

Samedi soir sur la terre. Entre Uckange, Hayange et Illange subsistent quelques héros de fer et d’acier, des bribes de flammes, de la sidérurgie mêlée à la chimie. Nous sommes en Moselle, à quelques encablures de Metz, vagabondant parmi les ombres dans la ville de Florange.
Ici se niche une salle de concert, La Passerelle, forte de 1000 âmes les soirs de tempêtes musicales, qui accueille pour l’occasion les habitants du célèbre festival de Woodstock : Ten Years After.

Greenwich Cavern :

En prélude, les infatigables membres de Greenwich Cavern – officiant la veille en première partie de Empyr (lire notre report ICI) et l’avant-veille pour Louis Bertignac – ouvrent le bal et s’attèlent à la mise en bouche du public lorrain. Déluge de décibels, torse nu, élégance de l’harmonica, gros son sans jamais briser d’oreilles. Greenwich Cavern est un quintet qui mérite de faire parler de lui autant pour sa bonne humeur que la qualité des compositions. Celles-ci, férues de rock, teintées d’un blues alléchant, un brin mélancoliques contemplent les Etats-Unis, envahissant côte Ouest et casinos (bitch !).

Green-26-03-2011-passerelle-florange-01.jpg
Greenwich Cavern

Le son est de très bonne facture, la voix alléchante, travaillée, tantôt chantée tantôt presque hurlée, toujours avec mesure et recherche. Les solii passent de la basse à la guitare, l’harmonica figurant en bonne place niveau mise en avant tandis que son porteur sait prendre la lumière et capter l’attention des photographes. Cela dit, il le mérite.


Green-26-03-2011-passerelle-florange-02
Greenwich Cavern

Ten Years After :

Près de quarante minutes plus tard, le groupe quitte la scène en embarquant vitesse grand v le matériel, déroulant le papy rouge aux tapis du rock. Après 44 ans à écumer bars, festivals et salles de concerts, Ten Years After poursuit son chemin après divers reformations et divergences, se séparant de leur frontman Alvin Lee – guitariste prodige – en 2001. Joe Gooch, « jeunot » britannique de 33 ans tient donc la baraque au chant et à la guitare. Il est également au centre de la scène, bordé par un débonnaire Chick Churchill aux claviers côté cours et l’infatigable Leo Lyons à la basse côté jardin.
En fond de scène, tranquillement posé devant ses futs, officie Ric Lee.

 

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-01
Ten Years After


Il n’en faut pas plus au groupe anglo-saxon pour se lancer dans leurs diatribes instrumentales, lancées à la face du monde – ou du moins des quelques centaines de visiteurs de la Passerelle – dans un élan de générosité et de simplicité étonnant. Avec un petit air de  « je viens de commencer à tourner, j’aime montrer que je suis content d’être là » le groupe, auréolé d’un succès quasi rituel, prend toutefois plaisir à séduire la foule bien que conquise et néanmoins impatiente de tourner à plein régime.

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-02
Ten Years After

Les compos courtes et pêchues répondent aux monologues impressionnants du guitariste, de longs morceaux très bluesy posent le cadre de quatre décennies d’expériences de l’équipée inlassable. Chacun mène sa barque avec fermeté, rendant une copie propre et distinguée, piochant entre les succès et leurs derniers albums, ne se refusant pas un medley des plus grands.
Mais la mention revient au fier moustachu, arborant une basse au verni brisé par le temps, mais dont l’agilité du phrasé n’a d’égal que le large sourire qui illumine tout son visage. Leo Lyons donne l’effet du gamin face à un sachet de friandise. Hilare, le senior n’en parait rien, imposant des rythmes cadencés, apothéose réussi lors de plusieurs solii au tempo démentiel, le tout avec cette indémodable face goguenarde, le musicien étant simplement heureux de sa soirée réussie.

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-04
Ten Years After

I’d Love To Change The World, If You Should Love Me et le fameux I’m Going Home jalonnent d’autres chansons moins connues du grand public mais que chacun ne manquera pas d’accompagner de cris et applaudissements. La foule ressort 2h plus tard des étoiles dans les yeux, fiers d’avoir vu des légendes de passage continuant leur chemin jusqu’au prochain bar, en quête de bonne humeur et de chaleur humaine.

 

 

Article : Ugo Schimizzi

Photos : Juliette Delvienne

 

 

 

Dates de la tournée :  
31.03 : le Silex, F-Auxerre
01.04 : La Maison du Peuple, F-Belfort
02.04 : CC Jean Blanc, F-La Ravoire

 

 

 

Plus d'informations sur Ten Years After :

http://www.tenyearsafternow.com

 

Plus d'informations sur Greenwich Cavern :

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

 

En partenariat avec Kultopolis :

 www.kultopolis.com

 

 

Plus de photos de Greenwich Cavern :

Green-26-03-2011-passerelle-florange-03

 

 

 

 

Plus de photos de Ten Years After :

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