20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 13:19
Le sixième roman de Frédéric Beigbeder est la suite de « 99 F » paru en 2000, et tout récemment adapté au cinéma.
 
On retrouve ainsi le désormais quadragénaire Octave Parengo, ex-publicitaire et ancien animateur de télévision, passé brièvement par la case prison.
Devenu « fashiste » (mélange des mots « raciste et fashion facho ») en plaçant la beauté physique au-dessus de tout, il arpente cette fois la Russie de long en large afin de dénicher le modèle, « La Fille » appelée à devenir la nouvelle égérie de la plus grande marque mondiale de cosmétiques.
Se définissant lui-même "serial heartbreaker", Octave, chercheur perdu parlant souvent de GPS, finit par tomber totalement amoureux de son double féminin à la jeunesse insolente, relation aux effets forcément dévastateurs…
..."
 
Construit sous forme de confession à un prêtre russe (« je suis ici pour appeler au secours et demander pardon »), ce livre du tout nouveau critique littéraire du magazine Playboy dénonce l’impossible quête de l’amour pour un anti-héros désabusé et éternellement insatisfait.
Les références cinématographiques notamment au « Cuirassé Potemkine » sont un régal, et la vision personnelle du terrorisme d’Octave : « les bombes je les préfère sexuelles, et les attentats, à la pudeur » est d’une légèreté rafraîchissante; dommage que le livre s’achève de façon quelque peu prévisible …
 
Dans un style qui rappelle parfois Bret Easton Ellis, un de ses modèles littéraires (en nettement moins chirurgical tout de même !), Beigbeder porte ici un regard sans complaisance ni jugement sur la société de consommation, et tente une nouvelle fois d’ « analyser l’hédonisme », objectif qu’il s’est assigné depuis son premier roman, il y a presque vingt ans.
 
Maxime Freyberger
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 18:08
 
Les 15 et 16 Septembre la rue Taison de Metz s’est transformé en petit Montmartre Messin avec 15 Artiste-créateurs Déco/Mode. dont Philippe Barbier, Amandine Puddu, Marité Braster, Jaeb, K-rin, Laétitia Viratelle, Collectif croqueurs de rêves, Marité Braster … 
 
 

 

 

 

 

 

 

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 15:43

D’étranges tableaux habitent depuis le 26 janvier et jusqu’au 28 février 2007 la Galerie Intemporelle de Metz : des peintures faites  de collages de magazines ou de différentes matières, de dripping (projection de peinture sur une toile, inspiré de l’oeuvre de Jackson Pollack dans les années 70), de travaux sous « Photoshop » imprimés sur papier… Ces tableaux détonnants sont l’œuvre de Nicole Sébille et de son fils Olivier, réunis sous le pseudo Angelas, le deuxième prénom de l’artiste mis au pluriel. Une façon pour les deux artistes de tout se dire, et surtout, de tout dire à leur public. En général, le fils commence puis la mère prend le témoin, d’où ce résultat déroutant mais avec une harmonie née de leur sensibilité commune. Parce que son art, Nicole le vit, le ressent, et nous transmet sa vibration : chaque coup de pinceau, chaque coup de ciseau, chaque trait de colle est un cri et  chaque œuvre porte son message.

 

 Ses thèmes sont aussi bien le 11 septembre, le Paris de sa jeunesse qui s’efface, que le malaise des banlieues ou la jeunesse qu’on muselle. Au retour d’un voyage en Egypte qui lui a donné envie de laisser une trace aux siècles futurs, la parisienne a fermé en 48 heures sa boutique de décoration d’intérieur pour enfiler définitivement la blouse tâchée du peintre.

 

 

 

 

Les évènements dans les banlieues l’année passée lui ont ouvert les yeux sur l’abandon que ressentent les jeunes générations ;

c’est pourquoi elle a été chercher dans les fins fonds des banlieues des taggeurs pour l’aider dans ses travaux.

Ils ont tenu à conserver leur anonymat, mais elle tient à souligner qu’elle a rencontré des artistes à part entière qui ont à cœur de faire de leurs tags des œuvres de charité, puisque la prochaine exposition à Honfleur se fera au profit des enfants malades dans les hôpitaux.

 

Après Metz, le monde ; le duo fourmille de projets : Nicole sera prochainement au salon d’art contemporain de Paris et imagine déjà une expo consacrée à sa ville préférée d’ici un an.

 

 

 

 

 Après un passage remarqué à Singapour en Chine l’an passé, la prochaine expo à l’étranger se fera au mois de mars à New York, mais cette fois ci, ce sera des coquelicots, parce que l’artiste a pu se rendre compte que si en France on laisse peu de place à l’art contestataire, c’est encore pire aux Etats-Unis… l’entrée se fera donc en douceur. Faites confiance à Nicole : impossible n’est pas Sébille. 

Retrouvez l' expo « Techniques mixtes sur toiles, série urbaine/Paris New York» accompagnée des sculptures en Terre, résine et Bronze de Véronique Ziegler jusqu’au 28 février à la Galerie Intemporelle, 33 place de Chambre. Une expo estampillée Coup de Cœur par Melting Actu.

 

 

  Article de Juliette Lemaître. (Retouches photos : Roland Schlachter.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 18:44
A l’occasion du lancement de son émission culturelle et décalée : « Ca va pas être possible ! ». tout les mardi de 20 à 22 heures, alliant Interview de célébrités et découverte de nouveaux talents et courants artistiques,  la radio « Fréquence Metz »  ajoutera une nouvelle émission phare en direct de la station aux côtés entre autres de  « Game hour » l’ émission spécialisée dans les jeux vidéos, ou encore de programmes diffusés en différé et non exclusifs comme « Lupperground », émission rock et contre-culture au ton différent et à l’habillage travaillé !
 
Aujourd’hui, avec une moyenne annoncée de 5 000 auditeurs cumulés par jour, Fréquence Metz se retrouve propulsée sur la scène des radios nationales par l’alliance d’une programmation destinée aux 15-35 ans et de partenariats avec les plus grands logiciels de musique sur Internet.
A l’origine du projet, une passion éclectique de la musique qui s’est emparée dès le plus jeune âge de Raphaël Roux, le créateur de la station. « D.J. » dès l’âge douze ans puis animateur d’émissions musicales sur des Web radios et radios associatives, il mesure le pouvoir des plus importantes radios FM sur le métier de DJ. Ainsi, il conçoit le projet de fonder sa propre radio sur Internet tournée vers le style « Rock / Pop.», mais aussi ouverte à la diversité.  La révolution de l’Internet était en marche et il a pris de précieux contacts depuis le début des années 2000, pour aujourd’hui se retrouver à la tête d’une structure associative réunissant une équipe de trente quatre personnes au total.
Soutenu par de nombreux professionnels, conscients de la valeur de son projet et de la conjoncture favorable, Fréquence Metz se trouve aujourd’hui au cœur du principe de convergence numérique. L’interconnexion des moyens de diffusion et d’échange lui permet de créer des liens multiples avec des sites culturels locaux tels « ametz.net » ou « melting-actu.com », mais aussi avec le magazine papier et Internet « Ciné-live » ou encore avec « Rocksound »(magazine mensuel rock). Convergence numérique aussi avec le partenariat établi avec Airtist.com, start-up Française de musique en ligne 4 à 5 fois moins cher que ses concurrents, sorte de double alternative au formatage impulsé par l’industrie musicale ainsi qu’au téléchargement illégal. La boucle sera bouclée lorsque vous saurez que des musiques (Mp3) à télécharger gratuitement sont mises à disposition par « Airtist » sur les sites « ametz.net » et « melting-actu.com »…
 
Raphaël Roux, jeune directeur de station ne manque pas non plus d’idées pour le début d’année 2007, entre de nouveaux projets d’émissions (« Ca va pas être possible » -émission culturelle et décalée-) et la possibilité nouvelle d’écouter les émissions à la demande (Podcast), il se tournera vers une programmation musicale majoritairement Rock mais ouverte aussi aux nouvelles tendances.
Il envisage à terme d’intégrer la Télévision Internet, tendance partagée par un autre Lorrain d’origine, Frédéric Vignale, créateur du populaire « LeMague.net », journal culturel Internet enrichi désormais d’une partie TV.
Frédéric Vignale d’ailleurs lui aussi encore étudiant, s’essaya à la création d’un journal de poésie, pour en arriver aujourd’hui à diriger l’un des tout premier journal culturel du Web Français où l’on retrouve le lien vers un ouvrage Brûlot paru en Janvier 2007 : « Les censurés de la télé ». C’est sans doute dans cette même force créatrice estudiantine qu’avaient puisé ces deux étudiantes l’an dernier, pour créer en guise de projet de fin d’études,  leur propre journal Metz’encore (gratuit étudiant -tirage de 5000 exemplaires revendiqués-).
 
Vous pourrez découvrir en ce début d’année, une campagne d’affichage pour  la radio « Fréquence Metz » popularisant une nouvelle façon d’écouter la radio sur Internet en haute qualité (192k). Raphaël Roux, en plus de cette belle réussite sur le Web., espère se voir attribuer une fréquence à l’horizon 2010, date prévue d’arrivée de la radio hertzienne numérique, révolution comparable à celle en cours pour la Télévision Numérique Terrestre. Que les dieux des médias soient avec lui !

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 17:39

De sa mise en examen dans le dossier Clearstream à son exposition parisienne« Dominations» (1), Denis Robert fait le lien entre sa réalité judiciaire et une nouvelle forme d’engagement artistique : le Kombart !

 

Après un dépôt de plainte émanant du premier ministre Français en Juin 2006,  le journaliste Denis Robert revient au coeur de l’actualité judiciaire avec une mise en examen dans l’affaire Clearstream. Cette chambre de compensation internationale bancaire basée au Luxembourg, en quelque sorte une gigantesque banque des banques à l’échelle internationale, a été éclaboussée par les multiples enquêtes de Denis Robert dévoilant des mécanismes occultes extrêmement troublants …

 

En effet, la mise en examen du journaliste-enquêteur pour « recel d'abus de confiance » concerne l’utilisation de documents transmis par Florian Bourges. Inculpé pour « vol et abus de confiance », cet ex-consultant chez Clearstream avait détecté à l’occasion d’un audit pour société Arthur Andersen, des anomalies dans l’empire Clearstream. 

Clear(-)stream reposait pourtant à l’origine sur une idée limpide : celle de stocker les titres bancaires en un même lieu et permettre leur transaction virtuelle, ainsi les banques bénéficiaient d’un substantiel gain de temps et de sécurité. Pour D. Robert, il apparaissait au fil de l’enquête qu’une partie des clients Clearstream se révélaient être des sociétés parfois extrêmement troubles. De la même façon les effacements de données informatiques liées à ces transactions cachées semblaient devenir l’outil privilégié pour blanchiment d'argent et autres délits de haute finance !

 

 

« Fusible » préféré de l’affaire Clearstream avec des dizaines de plaintes à son encontre, D. Robert voit dans sa mise en examen, une diversion aux auditions des ministres De Villepin et Alliot-Marie. Une pétition apparue sur Internet, « Nous sommes tous des receleurs »  (à l’adresse http://www.tousdesreceleurs.com et voir également http://lesoutien.blogspot.com ), lui témoigne un fort soutien des professionnels du journalisme comme du grand public.

 

 

 

Initiée par Frank Eskenazi (producteur) et Gilles Cayatte (réalisateur), l’action de soutien « Nous sommes tous des receleurs »  ramène à une autre actualité passée au second plan du Lorrain Denis Robert : la sortie courant Octobre d’un DVD réunissant quatre de ses films avec, en bonus, une « interview-vérité » réalisée par Pierre Siankowski.

 

Dans ce coffret, en plus de ses deux films sur l’affaire Clearstream (dont un en parallèle avec l’entreprise Daewoo - Lorraine), figurent deux autres  films moins connus « Le cahier », galerie poignante de rencontres avec des S.D.F. de Metz (en lien avec l’ouvrage « Portrait de groupe avant démolition ») et aussi son film sans doute le plus personnel : « Histoire Clandestine de ma Région ». Ce film co-produit et co-réalisé par les initiateurs de la pétition constitue une œuvre d’art engagée et ironique à la frontière entre reportage et film d’art et d’essai : une passerelle vers l’univers de l’artiste et sa relation au réel …

 

 

  

         En effet, qui mieux que D. Robert peut créer d’authentiques « fictions du réel », reposant à la fois sur des enquêtes très rigoureuses et sur un détachement et une distance lui permettant une transition subtile entre ces deux univers….c’est le cas son roman paru en 2005 « La domination du monde » où un journaliste menacé propose à un ami de mener à sa place une enquête sur une mystérieuse multinationale …Ce rapport entre fiction et réel s’exprime aussi pleinement cette fois dans la rupture avec « Histoire Clandestine de ma Région » réalisé en caméra D.V. et mêlant des commentaires « voix-off » de Denis Robert avec des faits et évènements réels de la région et de ses dirigeants …  

 

 Visuel tiré de l'exposition « Dominations », Issu de la série «Recel de vol» (1)

 

Art de la transition entre réalité et fiction encore dans son roman «  Le bonheur »  (2002), un de ses plus grands succès commerciaux, traduit dans dix-sept pays, où l’auteur nous emmène, au travers du carnet croisé d’une histoire adultère, à un voyage dans l’univers de l’expérimentation sexuelle et du lâcher prise …

 

 

Denis Robert expérimente aussi le domaine de la création graphique avec la parution du recueil « Domination » en Octobre 2006, né d’une collaboration étroite avec le peintre Lorrain Philipe Pasquier, un mélange de textes et de visuels inspirés entre autres par une mise en perspective du fonctionnement de la haute finance Internationale et de la détresse des dominé et autres démunisL’ouvrage a précédé une exposition en Janvier 2007 dans la galerie parisienne « la B.A.N.K » (1) et qui sera la première oeuvre d’un nouveau courant créé par les deux auteurs : le Kombart !

Visuel tiré de l'exposition « Dominations », Issu de la série «Recel de vol» (1)

 

 

L’actualité très chargée de Denis Robert, ramène autant à la parution d’un recueil d’articles, de chroniques et reportages intitulé : « Au cœur de l’affaire Villemin », qu’à sa participation à un projet collectif de reprise du journal libération où il exerça douze ans dans le service société.

 

Si vous voulez savoir aujourd’hui comment s’occupe l’auteur prolixe, sachez qu’après la parution de pas moins de cinq ouvrages en 2006 et la préparation de son exposition, il travaille sur un nouveau roman a  paraître début 2007 et aussi à l’écriture d’une série pour la télévision.

                                                        Article du 13 Janvier Par Gus :.

 

(1) Exposition « Dominations », Denis Robert et Philippe Pasquet, jusqu’au 27 janvier 2007, ouvert du lundi au samedi de11H à19H dans la galerie la B.A.N.K  42, rue Volta - 75003 Paris.  (Tel. +33 1 42 72 06 90) http://www.bankgalerie.com .

 

 

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 14:33

On a toujours besoin d’un plus petit que soi…

 

 

 


Deux jambes gigantesques reposent mollement à mi-hauteur d’une structure métallique aux allures d’araignée mâtinée de fusée spatiale. Autour d’elle, un balayeur ventru portant barbe et faux nez s’affaire en sifflotant. Les marionnettes, suspendues à des crochets, pendent inanimées; on distingue leur petits visages de bois sculptés dans la pénombre. Elles attendent l’impulsion virtuose des manipulateurs vêtus de noir qui viendront leur insuffler la vie.

 

Déroutant parti pris que celui de Jaime Lorca qui consiste à dénoncer le dispositif de façon si crue ; en règle générale, une marionnette n’est sur scène que « vivante ». Les codes théâtraux seront mis en avant au point de faire partie intégrante de l’histoire : lorsque Gulliver tuera un « affamé » venu le dévorer pendant son sommeil, causant ainsi la tristesse de son fils adoptif, il le consolera en lui disant qu’il ne s’agit que d’une marionnette !

 

La partie inférieure de la structure s’anime : une vieille bonne femme s’affaire autour d’un berceau où repose un poupon de bois. D’un simple mouvement de plateforme, le fuselage tentaculaire divise et structure l’espace, Gulliver bascule dans l’univers de Lilliput et nous avec lui. Lilliput voit s’accomplir sa prophétie dans ce géant tombé du ciel pour délivrer son peuple du joug de sa terrible impératrice guerrière. Cette dernière organise la capture de Gulliver afin de pouvoir l’utiliser dans ses croisades meurtrières contre ses adversaires. Les saynètes laissent la part belle aux récits et aux chants pour camper dans l’imaginaire du spectateur des paysages, des villes, un peuple et les guerres absurdes pour lesquelles il sacrifie ses enfants.


       La création de Jaime Lorca offre, avec humour et poésie, une illustration contemporaine aux thèmes adaptés du roman de J Swift. Avec des pantins de bois, Gulliver parle de la nature humaine, celle qui craint la différence et qui est violente envers ce qu’ elle ne comprend pas, mais aussi de celle qui est capable de courage,d’empathie et d’amour. La distanciation, liée à la scénographie, s’accompagne de l’identification aux personnages rendus attachants par la grâce d’une manipulation virtuose. Sous son costume de Gulliver, Lorca est un hôte qui invite le spectateur dans l’univers de la marionnette et fait en sorte qu’il s’y sente bien !
                                                                                                                                        Durry Julie
                                                                                   

                   

Gulliver de Jaime Lorca, librement adapté de Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift,spectacle en langue espagnole surtitré,tout public à partir de 12 ans.     Vu à la Manufacture à Nancy, le 07 novembre 2006.

--Prochaines Dates :  -Du 6 au 9 mars 2007 au Théâtre 71  3, place du 11 Novembre,   92 240 Malakoff Tél. : 01 55 48 91 00 www.theatre71.com -Métro ligne 13 : Malakoff-Plateau de Vanves, puis marche de 3 min  -En Bus : de la porte d'Orléans, bus 126, arrêt Gabriel Péri-André Coin ou de la porte de Vanves, prendre le 191, arrêt Hôtel de Ville -En voiture : Périphérique, sortie porte de Vanves ou porte Brancion puis direction centre-ville ou Théâtre 71 (Parking rue Gabriel Crié)

                              

 

 

 

 

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 18:14
L’ édition 2006 du Festival international de poésie de Maghar en Israël a débuté par un symbole fort d’ouverture et de mélanges religieux et ethniques: orthodoxes, musulmans et Druzes (culture et religion majoritaire à Maghar et en Galilée) ont parlé tour à tour de tolérance, de poésie et de philosophie, après avoir visité l’exposition inaugurale «Les enfants de la terre illustrent la Bible», réalisée conjointement par des enfants juifs et arabes .

Puis, sous le parrainage de Dan Oryan, du ministère israélien des affaires étrangères, ces différents représentants ont copié de leurs mains, devant un parterre de photographes, un verset de l’Ancien Testament, s’inscrivant ainsi dans un projet international de l’organisation «Bible Valley», symbole de paix visant à recentrer les religions monothéistes autour de leur texte fondateur. L’organisateur du Festival international de Maghar, le poète et professeur d’université Naïm Araydi, aime en effet donner à la poésie des symboles forts, comme il l’avait déjà fait en 2003 en publiant Nés en Israël avec le poète Miron c. Izakson, un recueil mêlant ses propres poèmes en arabe et ceux de Miron c. Izakson en hébreu, ouvrage édité par M.Parienté et préfacé par le prix Nobel de la paix, Shimon Pérès.

Par son action symbolique pour la paix et la tolérance, Naïm Araydi, membre de la communauté druze de Galilée, s’inscrit dans cette culture religieuse encore aujourd’hui réservée aux initiés. Assez secrète, elle repose sur le concept de la réincarnation et sur le syncrétisme: de tous temps les Druzes auraient suivi les prophètes, qu’ils fussent juifs, arabes ou musulmans, intégrant aussi la pensée des philosophes grecs (Aristote, Platon). Cela n’a pas empêché, il y a quelques mois, des agressions et violences de la part de Druzes à l’encontre de chrétiens, sur la base de rumeurs dont les autorités ont révélé qu’elles étaient infondées, et, dans ce contexte, le festival de poésie était aussi celui de la réconciliation! Touché par ces efforts de paix, l’organisateur du festival français Teranova, Mario Salis, annonçait officiellement sa volonté de nommer le Docteur Araydi président de l’ édition 2007, et de lui adjoindre un poète de premier plan de langue arabe.

Egalement poète et «performeur», M.Salis remporta un vif succès avec l’énergie jeune et enthousiaste de sa «performance» et de la chanson éponyme: Are you ready?, où il prophétise la venue prochaine d’un Messie poète... Cette performance en français (contrairement à son titre) fut appréciée dans sa langue originale par de nombreux poètes, israéliens, juifs et arabes, roumains, turcs, espagnols, signe que la langue française garde un réel potentiel! Mais comme en témoignait un petit épicier de Nazareth, ancien élève des Pères franciscains (avec un français tellement impeccable que cela en était surréaliste), malheureusement la culture francophone a beaucoup perdu en vingt ans dans cette région. Pourquoi donc des responsables du Centre culturel français de la toute proche Nazareth ne se sont-ils pas plus impliqués dans le Festival de Maghar?

En effet, son organisateur N. Araydi recevait cette année trois poètes français, dont Michel-Eckhard Elial, également traducteur du livre Né en Israël, et mit en avant plusieurs autres poètes étrangers passionnés de culture française: le poète turc Mentin Cengis , des poètes de culture hébraïque comme Sabine Messeg ou encore Moshé Ben Shaul; ce dernier, après avoir traduit Cocteau et Apollinaire en hébreu, a présenté ses traductions de Rimbaud, après quelque vingt-six ans de travail . Aucun doute que la France, à travers la dimension symbolique de ce festival, et à l’image de ces réseaux francophones, a de très réels atouts à développer sur les plans culturel et économique en Galilée!

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