7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 23:30

 

Drôles et surprenants, Edouard Baer et sa troupe ont présenté un patchwork artistique détonnant à La Passerelle de Florange, samedi 22 novembre 2008.

 

Luigi (Edouard Baer) est un jeune auteur de pièces de théâtre flegmatique, dont le goût de la rhétorique n’a d’égal que son amour des belles femmes, presque aussi passionnel que celui s’il se voue à lui-même.

Au terme de la dernière représentation de la troupe dont Luigi est le metteur en scène, un mystérieux personnage lui propose un rôle dans une superproduction hollywoodienne orchestrée par l’illustre Mr Castang. Seul bémol à ce compte de fée : le tournage a déjà commencé, quelque part au fin fond de la jungle hostile d’un pays en pleine révolution. Commencent alors les pérégrinations de Luigi, qui décide de partir à la recherche de Mr Castang et de son équipe…

 

 

Le scénario, volontairement décousu, est alors prétexte à des rencontres fantasques avec des personnages hauts en couleur, comme Indiana Monique, la fille cachée d’Indiana Jones, ou comme le coach mental / prédicateur capable de faire pousser les têtes tranchées… Chaque scène constitue une étape différente du voyage, oscillant entre théâtre, cirque et comédie musicale.

 

Et pourtant, le spectateur fait semblant de croire à la logique des évènements, et se laisse embarquer dans cette fable drôle, rythmée par les bons mots d’Edouard Baer. Incarnant un véritable anti-héros dragueur et un brin hypocrite - monsieur tout le monde en somme -, il signe une sorte de récit initiatique, un Zadig des temps modernes, en plus barré et moins académique.

 

Ce mélange des genres constitue donc un contre-pied réussi, fidèle à la griffe d'Edouard Baer, et qui a pleinement joué son rôle : surprendre et divertir.

 

 

Olivier Collignon / Photos: M.F.

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 23:00


Sept ans que l’on attendait ça ! Le meilleur groupe français des vingt dernières années, Noir Désir, a repris le chemin des studios d’enregistrement et nous offre deux nouveaux titres depuis quelques jours. Alors loin de toute polémique, stérile et inutile, ne boudons pas notre plaisir et saluons cette bouffée d’air artistique pour la production musicale française, qui en a grandement besoin…

 

Concernant plus spécifiquement notre région, cette deuxième quinzaine de novembre sera placée sous le signe du rire.

Pour commencer, direction Les Arènes de Metz jeudi 20 afin d’écouter les inusables imitations de Laurent Gerra, accompagné, pour l’occasion, de vingt musiciens. Des invitations pour vous ICI.

Ensuite, samedi 22, c’est du côté de Florange et de La Passerelle que nos zygomatiques risquent d’être mis à rude épreuve. Le trublion Edouard Baer sera sur scène, dans le cadre d’une pièce de théâtre délirante intitulée Looking For Mister Castang.

Enfin, c’est Elie Semoun qui fermera le bal vendredi 28 aux Arènes, aux commandes de son nouveau spectacle Merki.

 

Sinon, à part ça, L’Arsenal de Metz accueillera Manu Katché mercredi 19 et le Galaxie d’Amnéville vibrera au son des années 80 de la RFM Party vendredi 21 (avec entre autres, s’il vous plaît : Jean-Pierre Mader, Jean Schulteis et …Sabrina ! Que de souvenirs…)

 

 

Après avoir remué sur Macumba et autre Boys, le démon de la danse ne vous quittera peut être plus. Dans ce cas, essayez les cours de salsa au restaurant Au coup d’œil de Metz vendredi 28, mais aussi ceux de danse orientale, organisés samedi 29 et dimanche 30 par l’association Nan Bara.

 

Bonnes sorties à toutes et à tous !

 

M.F.

 

A ne pas manquer début décembre (samedi 06) : le Festival Jardin d’hiver Du Michel à L’Autre Canal de Nancy (invits à récupérer très prochainement dans la partie PLACES GRATUITES & BONS PLANS)
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 22:20

Afrika ! Afrika !, l'errance bénéfique à travers l'Europe de l'union des peuples d'Afrique.

L'harmonie, le temps d'un spectacle, entre la liesse d'une nation fière et la joie de talents

inégalés.

Afrika ! Afrika !, un cirque magique qui donne du baume au coeur en cette dure période, grâce à des numéros où le charme n'enlève rien à la technique des artistes.












Photos: Ugo Schimizzi (au Glacis de Luxembourg)

 

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 22:15

Lorsque Laurent Gerra flingue la télé, Guy Bedos, quant à lui, dégomme la politique ! Tel un Renaud en guerre, notre comique entre en résistance contre les puissants de ce monde. Humour au vitriol, puissamment caustique et mordant, sa répartie n’en demeure pas moins un véritable régal, tant pour les néophytes que pour les habitués.

 

Tout y passe : les actualités, l’élection de Barack Obama, notre Sarkozy en herbe qui devient pour le coup le « Nabot Léon » ou le « Nain », accompagné de « Blanche Neige » pour Ségolène, Brice Hortefeux, Georges Bush Junior, Kouchner, Rachida Dati, etc… Eh oui, l’enfer c’est les autres !!!

 

En ce bas monde aussi cruel que crétin, les mots deviennent dans ce contexte des bombes à retardement, qu’il convient de dégoupiller avec prudence tant le terrain devient miné sous sa hargne incisive et piquante. Il limoge, il assassine, il décime, mais que de bonheur à l’écouter : tout est tourné en dérision et comme le dit si bien Doris Lussier, «  Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux, c’est l’humour ! »

 

 

Encore faut-il bien évidemment comprendre le second degré, les jeux de mots subversifs ou sous-entendus. Mais sous ce masque satirique et ironique, se cache un homme au cœur tendre, aussi gros que tous les continents réunis, rallié à diverses causes et n’hésitant pas à défendre haut et fort ses convictions les plus prononcées, comme ce fut le cas lors du renvoi de son grand ami Siné.

 

Dans tous les cas, son succès reste phénoménal : le Cotton Club enregistre salle comble et les fous rires du public dans la salle sont les meilleurs témoins de son triomphe, tant son franc-parler décape une société plus que décadente. Mais le plus important, c’est que notre mascotte sait à peu près rire de tout, de tout le monde, mais surtout de lui-même !

 

Enfin bref, n’est-il pas juste d’affirmer que « tout humour un peu élevé commence d’abord par cesser de prendre au sérieux sa propre personne ? » D’ailleurs, à la fin du spectacle, Guy Bedos déclarait : « vouloir définir l’humour, c’est prendre le risque d’en manquer. »

 

Comme quoi, faire rire, c’est faire oublier. Qu’il est bon le temps d’un sketch de taire une journée harassante combinée à l’esprit des mauvais jours ! Et quel bienfaiteur sur la terre qu’un distributeur d’oubli comme Guy Bedos ! Reviens-nous quand tu veux, l’ami !

 

Sandra WAGNER


En savoir plus: site officiel de Guy bedos

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 14:00

Il y a trente ans, le 9 octobre 1978, disparaissait Jacques Brel. Ce grand poète, qui revendiquait avec un amour immodéré sa Belgitude, a laissé derrière lui un grand vide mais surtout un répertoire immense. Tout le monde, de 0 à 99 ans, est capable de reconnaître une de ses chansons tant il a été capable de toucher chacun d’entre nous, au plus profond de nos chairs. A l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, voici un petit hommage qui s’appuie sur un de ses titres les plus réputés : Le Plat Pays.


Ce plat pays qui est le mien, c’est d’abord celui de ces plaines flamandes et wallonnes, une terre rude et sauvage où les vallons de la Sambre et de la Meuse se mêlent à ceux de l’Ourthe, où les brumes matinales laissent entrevoir ça et là des jardins bucoliques. Dans ce plat pays qui est le mien, où les clairs de lune debussiens sont au crépuscule ce que les matins griegiens sont à l’aube, où le vent de l’Est caresse les vagues de la mer du Nord qui viennent s’épancher violemment sur les rochers, où la pluie dresse au loin un sillon d’espoir parmi les dunes, j’écoute secrètement les silences de l’âme de cet enfant du pays désormais bercée par le chant des sirènes marquisiennes.

 

Ce plat pays qui est le mien, c’est celui de Victor Hugo, d’Emile Verhaeren ou de Rubens, ce terrain vague dominé par les cathédrales, où la légende de Notre Dame s’étreint avec celle d’Anvers, là où les hommes désiraient toucher le ciel et devenir l’égal du Dieu tout puissant. Ce plat pays qui est le mien c’est celui d’une terre vaincue par Jules César durant la Guerre des Gaules, dévastée par les conflits et fruit de luttes acharnées et meurtrières, surnommée le champ de bataille de l’Europe, une dénomination jamais trahie.

 

Ce plat pays qui est le mien, c’est aussi celui de l’enfance, des souvenirs, des joies et des peines familiales et parentales, avec des émotions teintées de lyrisme voire d’ésotérisme, lorsque l’allégresse et la jubilation des printemps heureux s’épanchent inlassablement contre la laideur, la froideur hivernale et lugubre des mauvais jours. Ce plat pays restera à jamais le mien, celui de mes réminiscences immémoriales, celui de mes immortelles racines, celui de ma jeunesse, celui de mon adolescence, celui de mes premiers amours, de mes espérances et remises en question, celui de la maturité et de la vieillesse pour rejoindre ensuite la dernière demeure, trace indélébile de mon éphémère passage…

 

Ce plat pays qui est le mien, c’est d’abord un éternel héritage, savamment protégé et caché au fond de nos cœurs, un legs que nous transmettrons à notre tour à nos progénitures avec un amour si tendre lorsque l’heure sera venue…Ce plat pays qui est le mien c’est ce génie de la chanson française, un répertoire hors du commun témoin de cette terre et de ces étapes de la vie avec pour soucis de conserver pour chacun d’entre nous cette profondeur et cette once d’humanité qui suscite, au travers des âges, plaisirs étourdissants ou pleurs cruels.

 

Ce plat pays qui est le mien, c’est un pays influencé par les voix shakespeariennes. C’est celui des étoiles qui, tout là haut, gouvernent nos existences. Aussi, le poète doit être comme l’étoile, qui est un monde et paraît comme un diamant. Mais la mort ne surprend point le sage : il est toujours prêt à partir. D’ailleurs comme le souligne Charles Péguy, « il y a des larmes d’amour qui dureront plus longtemps que les étoiles du ciel. »

 

Dans ce plat pays qui est le mien, « la vie est encore plus vie que la vie même. » Ce pays-là, c’est le nôtre, c’est le vôtre mais en priorité…c’est celui de Jacques Brel, infiniment.

 

Sandra WAGNER
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 13:30

Jadis, les contes et légendes furent d’abord racontés par nos troubadours moyenâgeux. Tristan et Iseut la Blonde en constitue l’un des exemples les plus illustres. Puis ce fut au tour des familles de relater aux enfants, lors de veillées au coin de l’âtre, ces mythes splendides. Quel que soit le coin du globe, ces récits appartiennent à la mémoire collective et illustrent notre patrimoine commun qu’il convient de conserver avec le plus grand soin. Chacun d’entre eux renferme à sa manière une leçon de vie, un peu comme les Fables de notre regretté Jean de la Fontaine. Le besoin de transmission dans le monde s’effiloche, mais le besoin épris de rêves et de merveilleux demeure. A ce titre, Melting-Actu vous propose, à l’approche des fêtes et sous la forme d’une thématique « Contes et légendes du monde entier »*, de régulièrement vous en faire découvrir, pour le plaisir des petits et des grands. Effet garanti, avec pour commencer une histoire du Maroc !


Les femmes sont-elles plus sournoises et rusées que les hommes ?? Durant toute sa jeunesse, Brahim avait entendu parler à de multiples reprises des fourberies féminines sans jamais en être directement touché.

A l'âge de vingt ans, il envisagea d'écrire un livre sur ce thème. Mais pour y parvenir, il lui fallut évidemment se documenter et opérer moultes recherches. La bibliothèque du village était petite mais malgré tout bien achalandée en livres. Le responsable de cet édifice, à la demande de Brahim, lui trouva après multiples tâtonnements un très précieux manuscrit datant du seizième siècle, Le Livre des Ruses, un ouvrage traitant de la stratégie politique des Arabes. "C'est tout ce que je possède », répondait-il penaud, « mais à mon humble avis, les tromperies masculines ne sont pas si différentes de celles des femmes".

Brahim prit quelques notes et poursuivit son enquête dans d'autres contrées. Après avoir chaleureusement embrassé sa famille, il partit en direction de l'Ouest, sans préciser les raisons de son départ si ce n'est qu'il souhaitait se familiariser davantage avec son pays. Paré de provisions et d'argent dissimulé dans un burnous, il voguait d'une ville à l'autre. Il questionnait la population et se rendit dans toutes les bibliothèques, n'en repartit que très tard après avoir noté toutes informations pertinentes sur les ruses féminines.

Il écoutait la gente masculine dans les cafés, en sirotant tranquillement un thé à la menthe, lui parler de toutes les escobarderies commises par leurs épouses respectives et lui expliquer comment ces hommes ont réussi à brillamment les déjouer. Evidemment Brahim ne perdait pas une seule miette de ces précieux témoignages et notait tout dans ses carnets pour préserver sa mémoire.

Deux ans plus tard, il avait engrangé suffisamment d'informations et pu donc retourner au bercail. Il arriva dans une grande ville dynamique et animée, en pleine effervescence. Il se mêla aux souks et s'y rassasia. Puis il se mit en quête d'un fondouk. Au bout de la rue, une jeune femme adossée à sa fenêtre l’appela:

- "Je dispose d'une grande quantité de vêtements à vendre", lui dit-elle.

- "Mais je ne suis pas chiffonnier", répondit Brahim.

- " Pardon, je t'ai confondu avec celui qui passe chaque semaine, s'excusa-t-elle. Mais alors, quelle profession exerces-tu ??

- " Je suis sans profession pour le moment. Je voyage actuellement et j'enquête dans le but de rédiger un livre sur les ruses féminines afin de conseiller les futurs jeunes mariés."

-" Tiens, serais-tu capable de contrecarrer toutes les tartufferies féminines ??"

- " Oui, à présent, je le suis."

- " Projettes-tu de te marier ??"

- " Dès que j'aurai rencontré mon âme sœur."

- " Voudrais-tu m'épouser ??"

- " Ma chère, tu es si belle, qu'il me serait cruel de refuser ta demande."

- " Mon père fait volontairement fuir tous mes prétendants. Il s'efforce de leur donner une mauvaise image de moi. Il leur raconte à tort que je suis sourde et muette."

- "Mais dans ce cas, si ton père refuse de te marier, comment pourrais-je devenir ton mari ?"

- "Rencontre-le ! Rends-toi dans sa bijouterie et dis-lui que tu souhaites me prendre pour femme, et surtout précise-lui que tu m'épouseras malgré cette infirmité. Quoiqu'il arrive, maintiens ta demande, de toutes les façons tu ne crains rien puisque tout cela est faux. Tu m'as déjà vue et ses propos infirment donc les faits. "

- " Où est-il ??"

- " Au centre ville de Bab Jedid."

Brahim partit sans perdre une seconde et retrouva le fameux papa de la jeune fille.

-" As salam ou alikoum**, dit-il en pénétrant dans la bijouterie.

- " Alikoum salam, répondit le père. En quoi puis-je vous être utile ??

- " Je souhaite épouser votre fille...

- " Malheureusement ma fille est handicapée, je le regrette"

- " Ce n'est pas bien grave, je l'aime telle qu'elle est. Je la désire à tout prix."

- "Mais elle est sourde et qui plus est muette !!!"

- " Je la veux quand même." rétorqua Brahim

Au final les deux hommes trouvèrent un accord, puis définirent le montant de la dot et les termes du contrat. Le mariage eut lieu plusieurs semaines plus tard, la femme était voilée toute la journée. Lorsqu'il se retrouva seul avec sa dulcinée, il découvrit que sa bien aimée était en réalité bel et bien sourde et muette et qu'il n'avait donc pas épousé la jolie jeune femme rencontrée jadis. Scandalisé et froissé, il prit la fuite et vagabonda dans les rues sans se nourrir durant deux jours et deux nuits. Dès lors qu'il retrouva la raison, il alla demander des comptes à celle qui s’était dérobée sous l'identité de la fille du bijoutier.

- " Pourquoi as-tu voulu m'épouser dans le seul but de me tromper ?"

- " Tu m'alléguais que tu savais déjouer toutes les sournoiseries féminines, lui répliqua-t-elle en souriant, j'ai voulu te prouver que tu faisais fausse route."

- " Procure-toi un vieux tambourin et un âne famélique. Après avoir obligé ta femme à porter des haillons, tu la fais monter sur l'âne et tu la promènes dans la rue où se trouve la bijouterie de son père, tout en tambourinant et mendiant.

- " C'est impossible, je ne peux pas ! S’écria Brahim, courroucé".

- " Suis mes recommandations si tu veux te séparer de ta femme et t'en débarrasser définitivement. Dès que ton beau-père t'apercevra en train de mendigoter, il réagira et tout s'arrangera."

Brahim n'eut malheureusement pas le choix et suivit les conseils de la jeune fille. Evidemment, le beau-père, furieux de constater que son gendre quémande avec sa fille, rencontra Brahim le soir même.

- " Je suis un commerçant connu et notable dans ma ville. Tu ne peux pas demander la charité et déshonorer ainsi ma famille. J'exige que tu divorces immédiatement. " Fort de ses droits, Brahim fit mine de refuser.

-" En quoi est-ce si mal de faire l'aumône ?? "

- "Mais tu ne m'avais pas informé que tu mendiais."

- "Mais à part cela, que puis-je faire avec une infirme ??" Tu devrais t'en douter ! "

- " Quelle erreur ai-je bien pu commettre !!! Jamais je n'aurais du donner ma fille à n'importe quel inconnu ! se lamenta le père

- " C'est désormais mon épouse et j'ai le droit d'en faire ce que bon me semble."

- " Divorce donc ! "

- " Mais j'ai investi toutes mes économies dans ces noces ! "

- " Je te rembourserai tout s'il le faut !"

- " Je ne me contenterai pas de cette réponse."

Le bijoutier lui remboursera une somme bien plus importante que la dot pour récupérer sa fille. Le Cadi prononça la séparation officielle le lendemain et Brahim quitta la ville au plus vite. Il retrouva ses proches soulagés de le revoir en pleine santé après tant d'absence. C'est en lisant le livre de Brahim qu'ils comprirent les raisons de son voyage. Dans le dernier chapitre, il raconte son aventure en affirmant haut et fort qu'aucun homme n'est aujourd'hui capable d'empêcher toutes les feintes féminines.

 

*Ouvrage de référence : 1OO contes du monde entier, de Charlotte Gastaut

 

Sandra WAGNER

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 12:30

Dans la foulée du vernissage de la 13è édition du festival Musiques Volantes, jeudi 06 novembre à l'Arsenal de Metz, la compagnie de danse Kubilai Khan Investigations a présenté Géografia, sa toute dernière création.

Voici les photos, signées Juliette Delvienne.









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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:00

 

L’équipe de l’émission Top of the Hits se réjouissait d’interviewer BB Brunes, le groupe français rock en vogue.

« Les membres de BB Brunes sont plus jeunes que nous, et pourtant, ils connaissent un succès énorme. C’est une approche différente des autres interviews que nous avons déjà faites. Il va être intéressant de pouvoir parler avec eux de leurs expériences et de leurs visions de leur succès », confiait Nathalie quelques minutes avant l’interview.

 

Car il faut savoir que BB Brunes, malgré sa jeunesse, baigne dans la chanson depuis longtemps. A l’âge de 11 ans, Adrien, le chanteur du groupe, reçoit en cadeau une guitare en bois, et aussitôt, c’est la révélation : il veut composer et interpréter ses propres titres. Puis tout s’enchaîne très vite. Il monte un premier groupe, « Hangover », avec deux de ses amis, Raphaël et Karim. En l’espace de quelques années, BB Brunes connaît de nombreux rebondissements, propres aux carrières des grands artistes, jusqu’en 2006, année durant laquelle les chanteurs connaissent l’apothéose : la sortie de leur album « Blonde comme moi ».

 

C’est avec enthousiasme que les animateurs sur Fréquence Metz Woippy souhaitaient échanger avec ce groupe si jeune et pourtant si prometteur !

A quelques minutes du début de l’interview, l’équipe de Top of the Hits se prépare, effectue les derniers réglages. Le téléphone du studio de Fréquence Metz Woippy sonne, indiquant à tous que l’interview est sur le point de se réaliser. La maison de disque du groupe se présente, informe les animateurs que Bérald, bassiste, est prêt à répondre à leurs questions.

 

Débute alors un échange entre Bérald et les animateurs au cours duquel sont évoqués les débuts du groupe et les aléas d’un parcours artistique hors du commun. Malgré le jeune âge des BB Brunes, Nathalie, Anthony et Emilie relèvent la maturité et la motivation des artistes.

« Ils prennent énormément de recul vis-à-vis de leur réussite. Qui plus est, ils sont vraiment talentueux et je parie qu’ils nous proposeront encore de nombreux titres de qualité. Leur carrière sera sans doute très longue », conclue Anthony.

 

Emilie Lagarde

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 11:30

Après le succès incontestable de la Nuit Blanche du 03 octobre dernier à Metz, place au festival CAMPUS ON AIR, qui tâchera d’animer la ville du 16 au 18 à travers plus d’une cinquantaine de manifestations (concerts, théâtre, spectacles de rue…).

 

Samedi 18, ce sera aussi l’occasion de faire un peu de tourisme en se rendant dans la charmante commune de Meisenthal, afin d’assister au concert de Jacques Higelin. Attention, des invits vous sont tombées du ciel ICI !

 

Mardi 21, un parfum de révolution soufflera du côté d’Amnéville. Trente ans après leurs débuts, Trust tentera de prouver, au Galaxie, que leur répertoire est intemporel et qu’il est plus que jamais au goût du jour – « Antisocial tu perds ton sang froid »…

Et on continue avec un très grand monsieur de la chanson française, qui n’a plus à montrer l’étendue de son talent et qu’on apprécie toujours autant sur scène : Bernard Lavilliers. Il sera à l’Espace Chaudeau de Ludres mercredi 22.



Mais on ne s’arrête pas là. Jeudi 23 et vendredi 24, ce sont les p’tits gars de Tryo qui honoreront notre région de leur présence et déposeront leur Grain de sable, à
L’Autre Canal de Nancy pour la première date et à La Passerelle de Florange pour la seconde.

 

Le 23, c’est également la date de sortie en DVD de « REC », LE film fantastique de l’année 2008. Retrouvez sa critique ICI.

 

Direction Mondorf-les-Bains au Luxembourg jeudi 30, pour découvrir une des révélations de la nouvelle scène française : Berry, qui présentera son album intitulé Mademoiselle. N’hésitez plus, nous vous offrons des places ICI !

 

Enfin, le mois d’octobre connaîtra une fin aux accents transalpins, avec le coup d’envoi du 31è Festival du Film Italien de Villerupt jeudi 30 et qui se poursuivra jusqu’au 16 novembre. Avec bien entendu la présence de Monica B., elle me l’a confirmé la nuit dernière…

 

M.F.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:00

Pari herculéen réussi ! Le Louvre réalise là une exceptionnelle prouesse : celle d'organiser, pour la première fois en France, une gigantesque rétrospective de l'immense et talentueux fresquiste du Quattrocento : Andrea Mantegna. Deux cents chefs-d’œuvre la composent dont soixante-dix d'entre eux correspondent soit à des autoportraits soit à des représentations de sa famille et de son entourage. Il est en effet à la fois très audacieux et extrêmement difficile de réunir autant de trésors pour un artiste d'une telle envergure, en raison de leur très grande fragilité. D'ailleurs, de rares vestiges intransportables, tel que le monumental Triptyque de San Zeno, sont restés entre les mains de leur propriétaire et jalousement gardés en lieu sûr à Vérone ou dans d'autres terres de passage du Maître. A l'occasion de cet évènement unique, Melting-Actu vous a dressé un portrait exclusif de l'artiste à découvrir sans hésitation dans ce temple parisien sacré de l'Art.

 

Andrea Mantegna naît en 1431 à Isola di Carturo au nord de l'Italie et meurt à Mantoue le 13 septembre 1506. Ce superbe artiste est issu du courant Renaissance, plus particulièrement de la période Première Renaissance encore appelée « Quattrocento », en pleine rupture avec la période médiévale gothique. Il intégra à l'âge de dix ans l'atelier de Francesco Squarcione et devint son principal disciple à Padoue, ville en pleine effervescence, attrayante et dynamique pour tous les jeunes artistes florentins, toscans ou vénitiens comme lui. A dix-sept ans, il s'émancipe et quitte son maître. Ses créations révèlent la très forte influence de la formation artistique dispensée par son ancien professeur, fondée essentiellement sur la Rome et Grèce antique sans oublier la prégnance des peintres Ucello et Donatello.

 

C'est alors qu'en 1448, il peignit sa première oeuvre avec la collaboration du peintre Nicollo Pizolo : les fabuleuses fresques de la Chapelle des Eremitani de Padoue, hélas partiellement détruites par un bombardement en 1944. Le succès gagna très rapidement ce jeune prodige surdoué. Il créa en 1457 un célébrissime retable Pala di San Zeno pour l'église de Vérone puis d'autres bijoux verront progressivement le jour au cours de son existence comme La Prière au Jardin des Oliviers, tableau conservé au musée des Beaux-Arts de Tours, La Circoncision, la superbe Mort de la Vierge du musée du Prado, l'Adoration des Bergers, Saint Marc ou enfin La Vierge à l'Enfant.
La Prière au Jardin des Oliviers
 

Saint Marc


Son travail au fil du temps prend toujours plus d'ampleur, s'affine et gagne en maturité. Sa maîtrise époustouflante de la perspective enrichie de références antiques constituera sa principale marque de fabrique. La Crucifixion ou Le Martyre de Saint Sébastien en sont d'ailleurs les plus parfaites illustrations. Son talent lui permet bientôt de gagner rapidement la Cour Pontificale de Rome, un tournant cependant très sombre dans la vie de l'artiste durant lequel sa facture se modifie. Il ne restera dans la capitale que deux courtes années.

La Crucifixion 


En 1460, Mantegna est nommé artiste de Cour auprès du Marquis Louis III de Gonzague à Mantoue et s'y installe avec sa famille puisqu'il se marie avec la sœur de l'illustre Giovanni Bellini. C'est là qu'il entreprend durant quatorze années l'un de ses plus grands joyaux « La Chambre des Epoux », une fresque représentant la famille Gonzague au quotidien. A partir de 1474, le maître subit une période de « vaches maigres » de dix années et ce n'est qu'avec le couronnement de François II que les affaires reprennent. En 1483, il achève son splendide Saint Sébastien et en 1488, sur commande du Vatican, il démarre une oeuvre majestueuse à l'effigie du plus invincible empereur de la civilisation romaine : Le Triomphe de Jules César.

 

En 1490, il se lie très étroitement avec la nouvelle marquise Isabelle d'Este. Sa santé décline toutefois mais son hyperactivité débordante reste intacte. La somptueuse Lamentation au-dessus du Christ Mort s'ajoute à son prestigieux palmarès ainsi que La Madone de la Victoire, une pièce à contempler au Louvre et peinte en 1495. En 1497, sur la demande d'Isabelle Este, il représente les chants mythologiques du poète de Cour Paride Ceresara sous la forme de plusieurs peintures sur toile, dont « Minerve chassant les vices du Jardin de la Vertu ». Ces dernières seront dispersées les années suivantes. L'une d'entre elles, inachevée, sera terminée par Costa de Lorenzo, son successeur à la Cour. Mantegna meurt en 1506, ruiné. Il sera inhumé dans une chapelle mortuaire contenant un retable qu'il avait personnellement érigé.

 

Outre son talent pour la peinture et la réalisation de  fresques, Mantegna n'en est pas moins un redoutable graveur. Son statut de peintre à la Cour l'empêchait justement de commercialiser et de diffuser ses travaux. La gravure fut donc à ses yeux le meilleur moyen de marquer à jamais son empreinte à travers tout le pays. Plusieurs artistes, essentiellement des sculpteurs lombards, se sont inspirés de fait de ses productions, notamment la fameuse gravure La Mise au tombeau, reproduite dans une abbaye non loin de Varèse sur un relief boisé observable au Louvre dans la section de l'exposition intitulée « Mantegna invenit ». Ces répliques prouvent la puissante ascendance de Mantegna sur le plan artistique. Toutes ses compositions ont majoritairement servi tant dans les arts décoratifs, que dans la peinture ou la sculpture. On peut citer entre autres : Hercule et Antée, les dieux marins, Judith avec la tête d'Holopherne, la Déposition de la Croix, La Résurrection ou enfin l'Homme de douleur.

 

Par son goût démesuré pour l'Antiquité, sa maîtrise de la perspective et de l'illusion optique, Mantegna devient LA figure de proue du Quattrocento italien et passe à la postérité pour la plupart des futurs génies de l'art italien comme  Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange ou encore pour d'autres contemporains internationaux tels que Dürer. Défini comme austère, il se montre néanmoins toujours capable d'innover et de renouveler ses techniques et de les adapter à celles de son temps. Tantôt adulé de son vivant, tantôt malmené, Mantegna n'en reste pas moins une référence indétrônable pourtant méconnue aujourd'hui du grand public. L'exposition du Louvre a donc le mérite de rendre le travail de ce monument accessible tant pour le néophyte que pour l'amateur éclairé ou l'expert érudit. Mais en même temps, elle soulève de nombreuses problématiques, à savoir : quelle aurait été la vision de Mantegna sur cette rétrospective ? La dernière date de 1961 à Mantoue. Toutes les précédentes manifestations sur l'artiste suscitèrent à la fois de vastes polémiques et une grande fascination devant cet incroyable géant. En 2006, l'Italie lui rend hommage pour le 500ème anniversaire de sa mort et subsistent toujours et encore des questions sur la datation exacte de ses créations et sur d'anciennes hypothèses quant à son statut de graveur ou de sculpteur. D'où la volonté de Paris de confondre l'histoire de Mantegna avec l'Histoire et donc d'établir une chronologie fidèle, grâce à l'appui scientifique de Giovanni Agosti. Cela dit les organisateurs ont surtout cherché à retranscrire à travers tout le parcours les joies, les succès, les peines et les vicissitudes de leur vedette. On ne peut qu’acquiescer en ce sens la citation de Maurice Druon : «Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d'art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l'avenir. »


Sandra WAGNER
(visuels: Musée du Louvre RMN)



En savoir plus : http://mini-site.louvre.fr/mantegna/index.html


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