25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 13:24

  [Critique]  Festival (de Cannes2009 62ème édition) >Cinéma (Publié le 22 Mai 2009).

 








































Le Palmarès du 62e Festival de Cannes dans un esprit très « cannois » axé vers le film d’auteur, fut dévoilé ce dimanche 24 Mai 2009 au soir par un jury présidé par Isabelle Huppert pour sacrer la nouvelle palme d’or : « Le Ruban blanc » (Das Weisse Band).

 Michael Haneke devient ainsi le premier réalisateur germanophone à remporter la Palme d'or (après Wim Wenders en 1984 avec "Paris, Texas" tourné en anglais).  Il a présenté ses six derniers longs métrages à Cannes dont "La pianiste" récompensé du Grand Prix en 2001, enrichi d’un double prix d'interprétation pour Isabelle Huppert et Benoît Magimel. Néanmoins, la qualité du film ne fait pas craindre un quelconque favoritisme de la part de la présidente pourtant proche du réalisateur, et très touchée par un style et une réalisation totalement éthiques…   





On refait le palmarès Cannes 2009 ?

Unanimement reconnu par les cinéphiles et la presse, le dernier opus de la première femme récompensée d’une Palme d'Or à Cannes pour « la leçon de piano », Jane Campion, nous emmène avec « Bright star » à la découverte d’une histoire d’amour magnifique entre le poète romantique anglais John Keats et sa voisine dont l’interprétation par Abbie Cornish aurait pu justifier une récompense.


Autre sélection largement pressentie, « Taking Woodstock » où Ang Lee nous proposait une comédie dramatique adaptée du roman d’Elliot Tiber sur cette époque mythique de Woodstock. Le film restitue une énergie et un esprit très fidèle à la vague « peace and love », véritable cure de jouvence « hippie » !

De même, aucune distinctions n’a salué le retour à la comédie d’Ang Lee après une quinzaine d’année de films dramatiques, ni pour « Looking for Eric » de Ken Loach ; exit  le rire dans cette 62éme édition. Les auteurs populaires cités plus haut, rejoignent les « oubliés» du palmarès de même que Pedro Almodovar avec « Etreintes brisées ».

Et voici donc le palmarès2009 …..

Palme d'or:  Le Ruban blanc (Das Weisse Band), de l'Autrichien Michael Haneke, inspiré des méfaits de l'éducation ultra-répressive en vogue en Europe au début du siècle dernier.



Le Ruban blanc (extrait)

Grand Prix: "Un prophète" de Jacques Audiard, film pressentit comme l’un des favoris.


Prix de la mise en scène: Brillante Mendoza pour "Kinatay".


Prix du Jury: "Fish Tank" d'Andrea Arnold et "Thirst, ceci est mon sang" de Park Chan-wook, ex-aequo


Prix exceptionnel du jury au réalisateur français Alain Resnais qui présentait son neuvième film retenu en sélection officielle : « Les Herbes Folles ». Preuve d’une créativité intacte à 87 ans !


Prix d'interprétation masculine: Christoph Waltz pour son rôle de chasseur de juifs dans "Inglourious Basterds", de Quentin Tarantino.


Prix d'interprétation féminine: Charlotte Gainsbourg pour son rôle dans "Antichrist" de Lars Von Trier.  Un film sifflé lors de sa projection à Cannes … Le provoateur et « barré » réalisateur préféra se retirer ....


Prix du scénario: Mei Feng pour "Nuit d'ivresse printanière" réalisé par Lou Ye.  (titre original : « Chun feng chen zui de ye wan ») .  Une homosexualité filmée avec sensualité et réalisme, mais avant tout une réflexion sur le couple, la relation amoureuse et la fidélité.

Choix engagé certainement de la part du jury puisque le réalisateur avait été frappé d’une interdiction de tourner en Chine pendant cinq ans, suite à son dernier film « Une jeunesse chinoise » où il replongeait dans les évènements de Tian An Men, à travers la relation amoureuse de deux étudiants.

Caméra d'or (récompense pour un premier film long-métrage) : "Samson et Delilah", film australien du cinéaste aborigène Warwick Thornton, présenté dans la section "Un certain regard".



Palme d'or du court-métrage: "Arena" de Joao Salaviza

 

 

 

Palmarès "Un Certain Regard" du festival de Cannes 2009.

 

Prix Un Certain Regard - Fondation Groupama Gan pour le Cinéma

« Canine », de Yorgos Lanthimos

 

Prix du Jury - Un Certain Regard

« Policier, Adjectif », de Corneliu Porumboiu 

 

Prix spécial du Jury Un Certain Regard Ex-aequo

« Les Chats Persans », de Bahman Ghobadi

« Le Père de mes enfants », de Mia Hansen-Love

 

 

 

Le palmarès de la Cinéfondation 2009.

 

Créé en 1998 à l'initiative de Gilles Jacob et Pierre Viot, la Cinéfondation reçoit chaque année plus de 1000 films d'étudiants. 

Le Jury 2009 fut présidé par le réalisateur britannique John Boorman et composé du cinéaste français Bertrand Bonello, de l'actrice chinoise Zhang Ziyi, du réalisateur tunisien Ferid Boughedir et de la comédienne portugaise Leonor Silveira ;

 

Premier Prix : « BÁBA »

réalisé par Zuzana Kirchnerová-Špidlová

FAMU, République Tchèque

 

Deuxième Prix :

«GOODBYE»

réalisé par Song Fang

Beijing Film Academy, Chine

 

Troisième Prix (ex aequo) :

« DIPLOMA »

réalisé par Yaelle Kayam

The Sam Spiegel Film & TV School, Israël

«DON’T STEP OUT OF THE HOUSE»

réalisé par Jo Sung-hee

Korean Academy of Film Arts, Corée du Sud

 

 

 

 

Palmarès 2009 de la quinzaine des réalisateurs.

 

Prix longs métrages > ART CINEMA AWARD : J’ai tué ma mère (I Killed My Mother) de/by Xavier Dolan (Canada)

Mention spéciale : La Merditude des choses de/by Felix van Groeningen (Belgique/Belgium)

Les ART CINEMA AWARDS, sont remis dans les plus grands festivals par des Jurys internationaux constitués de programmateurs de cinémas indépendants.

 

7e PRIX « REGARDS JEUNES » 2009

(I Killed My Mother) de/by Xavier Dolan (Canada)

Depuis 2003, un Jury européen de sept jeunes cinéphiles attribue le Prix « Regards Jeunes » à un film de long métrage (1ère et 2e oeuvre d’un cinéaste) de chacune des deux sélections : La Quinzaine des Réalisateurs et La Semaine Internationale de la Critique.

 

LE PRIX SACD : J’ai tué ma mère (I Killed My Mother) de/by Xavier Dolan

(Canada)

La SACD, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, récompense un long métrage francophone parmi les films sélectionnés par la Quinzaine des Réalisateurs. Ce film est choisi par la commission cinéma présidée par Bertrand van Effenterre.

 

Label Europa Cinemas: La Pivellina de/by Tizza Covi et/and

Rainer Frimmel (Autriche/Austria)

Il est remis par un jury d’exploitants à un long métrage européen de la Quinzaine des Réalisateurs, le Label Europa Cinémas offre à ce film les conditions d’accéder à un large public.

 

Courts métrages français

PRIX SFR : Montparnasse de/by Mikhaël Hers (France)

SFR récompense le court métrage le plus audacieux parmi la sélection internationale de la Quinzaine des Réalisateurs. Ce prix est attribué par un jury de professionnels et de jeunes réalisateurs réunis par SFR, présidé cette année par Agnès Merlot.

 

 

 

 

Palmarès de la semaine de la critique 2009.

 

LONG METRAGE
Grand Prix de la Semaine de la Critique
Adieu Gary de Nassim Amaouche (France)
Jury : Décerné par la presse (les journalistes sont invités à voter à chaque projection).


Prix SACD
 « Lost Persons Area » de Caroline Strubbe (Belgique / Pays-Bas / Hongrie)
Jury : Bertrand Van Effenterre, Charles Nemes et Jacques Fansten (SACD)


Soutien ACID/CCAS
 »Sirta La Gal Ba » (Whisper With The Wind) de Shahram Alidi (Irak)
Jury : Teona Mitevska, Soufiane Adel, Laurent Salgues, Eric Guirado (réalisateurs membres de l’ACID) et Anna Deffendini (CCAS)


Prix OFAJ/TV5MONDE de la (Toute) Jeune Critique
 »Sirta La Gal Ba » (Whisper With The Wind) de Shahram Alidi (Irak)
Jury : 32 lycéens français et allemands participant à la (Toute) Jeune Critique.


COURT METRAGE


Grand Prix Canal+ du meilleur court métrage
 « Slitage » (Seeds of the Fall) de Patrik Eklund (Suède)


Prix découverte Kodak du meilleur court métrage
 « Logorama »de François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain (H5)
Jury : Stéphane Brizé (réalisateur), Jérémy Clapin (lauréat 2008), Mylena Poylo (productrice, TS Production), Marina Foïs (actrice), Thomas Sotinel (critique), Antoine Roch (chef opérateur), Jean Labadie (distributeur, Le Pacte), Gilles Duval (Fondation Gan)


Prix Regards Jeunes
 « Sirta La Gal Ba » (Whisper With The Wind) de Shahram Alidi (Irak)
Jury : 7 jeunes cinéphiles européens invités par le Ministère en charge de la Jeunesse.

 

 

Rendez-vous l’an prochain pour une 63éme édition du festival de Cannes 2010 !

 

Retrouvez le dossier spécial  62ème édition du Festival de Cannes 2009 Ici
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 11:04


Toute l'actu sur le 62° festival de Cannes, avec Hugues : 
Ooon refait le … palmarès du 62ème festival de Cannes 2009 ?

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 11:39

 [Critique] >  Festival (de Cannes 2009 62ème édition) > Cinéma     (Publié le 23Mai 2009).

Les deux stars Monica Bellucci et Sophie marceau en robe rouge et pourpre ont reçu un accueil triomphal sur les marches du palais du festival le samedi 16 Mai 2009 à la scéance de minuit  pour la présentation en compagnie de la jeune et talentueuse réalisatrice Marina de Van de leur nouveau film « Ne te retourne pas ».

 

Le film se tisse sur fond de questionnements sur l’identité et les zones d’ombre de l’enfance. Le quotidien de Sophie Marceau alias Jeanne, écrivain réduit plus à un simple rôle de journaliste, de petits flottement imperceptibles du quotidien en mutation physiques, va devenir un mélange trouble de plusieurs réalités connexes. L’apogée en sera l’incarnation en Monica Bellucci, avec une subtile transition dans les jeux d’acteurs servie aussi par un travail conséquent dans les effets spéciaux.

Le suspense nourri par un glissement progressif et imperceptible de la réalité ne fait pas oublier quelques errances, les transitions d’accents français(Marceau)-italien(Bellucci) par exemple ne convainquent pas totalement même dans l’hypothèse d’un parti pris…

Mais par-dessus tout, un trouble sensuel et profond nous emmène dans l’univers de Marina de Van : les abysses du doutes plongés dans l’univers de la féminité, une ambiance profondément inquiétante où l’identité fluctue et s’estompe …

« Ne te retourne pas » serait-il une version aux accents de féminité d’ un film Hitchcock ? La question n’est pas totalement injustifiée même si la maîtrise technique reste éloignée de celle du maître.

 

La presse ne plébiscite pas le film, avec pour exemple ce titre du journal Libération : «Ne te retourne pas» : tout est dit ; pourtant le pari courageux de la réalisatrice même relevé imparfaitement révèle un univers original. Ainsi, la réalisatrice témoignait lors de la conférence de presse du festival de Cannes, d’une volonté d’offrir de la nouveauté au public, de prendre des risques, d'avoir de l'audace; et Monica Bellucci de venir à sa rescousse en citant certains de ses films : «  Irréversible, Dobermann, ou encore La passion du Christ » où elle a pris de vrais risques et de conclure : « Si j'écoutais ce que disent les journalistes et les gens, je ne ferais pas de cinéma… Je suis mon instinct »

 

Le titre de cet article choisi en opposition au « procès » fait à ce film dans la presse, vous incitera peux être à aller vous faire votre propre opinion au cinéma, à partir du 3 Juin 2008 en sortie nationale…

 

Retrouvez les bandes annonces de cette  62ème édition - Festival de Cannes 2009 Ici








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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 23:08

 [Critique]  Festival (de Cannes 2009 62ème édition) >Cinéma (Publié le 22 Mai 2009).

 

 
L’histoire d’A.lmodovar…

Pétri d’histoires d’amours imbriquées, « Etreintes brisées » de Pedro Almodovar fut présenté sur la Croisette le mardi 19 mai 2009, suivi le lendemain de sa sortie nationale accompagnée d’un très bon démarrage et une reconnaissance unanime de la presse et des spectateurs (3ème du classement des critiques Presse et 13ème du classement des critiques spectateurs du portail « allo ciné »).

 

Pénéloppe Cruz, tour à tour compagne d’un milliardaire devenu producteur par amour, amante cachée d’un réalisateur et actrice d’une comédie; déploie un panel de rôles tout en nuances et en subtilité.

Est-ce le jeu éclatant de Pénéloppe Cruz, la maturité d’un cinéma de plus en plus universel chez Almodovar, la réflexion livrée sur l’identité et le processus de création, ou encore avec ce perpétuel balancement entre drame et humour marque de fabrique du maître, qui enivre ?

Tous ces éléments y contribuent clairement tout comme un scénario, récit d’histoires entremêlées à niveau de lecture multiples, là aussi estampillé Almodovar.

 





 
L’histoire d’A.ng Lee…


Après une succession de six tragédies étalées sur une quinzaine d’année, Ang Lee nous propose une comédie dramatique « taking woodstock » adaptée du roman d’Elliot Tiber sur cette époque mythique des années hippies.

« taking woodstock » rassemble un condensé des valeurs et pratiques de cette époque mises en valeur par une histoire touchante, celle autobiographique de Demetri Martin allias Elliot Tiber décorateur d'intérieur à Greenwich Village aux attirances gays, qui tente de sauver de la faillite l’hôtel miteux de ses parents et va rencontrer une chance incroyable : accueillir un festival hippies dans sa petite ville natale aux mœurs bien conservatrices.

La fraternité, l’amour libre, les drogues planantes,  la musique hippies et l’acceptation des différences se réunissent dans un film très fidèle à l’esprit de la vague peace and love, sorte de cure de jouvence hippie …« Taking woodstock » nous renvoie immanquablement aux valeurs de nos sociétés d’aujourd’hui et nous laisse comme un arrière goût de nostalgie !

 
Retrouvez les bandes annonces de ces deux histoires d’A.C ci-dessous ...
Retrouvez le dossier spécial  62ème édition du Festival de Cannes 2009 Ici



Etreintes brisées - Bande-annonce - vf Déjà sur vos écrans  envoyé par ti_kakashi. -


Taking Woodstock - Bande annonce Vost FR sortie le 09 Septembre 2009, envoyé par _Caprice_.
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 18:56

 



































D’entrée, la beauté des images de Dany Boyle sur le parcours d’enfants des Bidonvilles de Bombay, associée à une Bande Originale très réussie (un oscar pour A.R. Rahman surnommé Le « Mozart de Madras ») , installe le spectateur dans une œuvre marquante du cinéma.

Signé Simon Beaufoy, le scénario, très réussi et logiquement oscarisé, s’articule autour des multiples mésaventures du jeune héros Jamal, soupçonné de tricheries et justifiant à un commissaire de police l’origine de ses bonnes réponses au jeu « qui veut gagner des millions ? »

L’anecdote précise d’ailleurs que faute d être proposé par l’auteur du script de « The Full Monty », le scénario a failli atterrir à la poubelle. Mais après la lecture des dix premières pages, Dany Boyle fut captivé et fut même convaincu de lire un scénario basé sur une histoire vraie …

 

 

Cette réussite artistique, populaire et financière, ne fait pas taire les protestations des indiens en désaccord avec une image jugée trop négative de l’Inde et de ses quartiers pauvres.

Mais au fond, en dépit de ces critiques et d’un aspect trop commercial reproché par une partie de la presse à « Slumdog Millionaire », les multiples niveaux de lecture du film lui confèrent une vraie richesse.

Ainsi, se côtoie une réflexion récurrente chez le réalisateur sur le pouvoir de l’argent mais aussi sur la ténacité et l’incorruptibilité de certains parcours humains.

 

Souhaitons une longue deuxième vie au film sorti le 14 Janvier 2009 et dont les huit récompenses aux oscars (dont meilleur film et meilleur réalisateur) relancent la carrière avec, en cours de négociations, le possible passage du réalisateur Danny Boyle et de l’acteur principal du film Dev Patel dans la version britannique l’émission « Qui veut gagner des Millions? », histoire de faire encore un peu plus de « buzz » autour du film !

 

  rédigé par Gus.

 

 


Retrouvez tous les horaires ICI sur le site de nos partenaires les cinémas Caméo ( Ariel - 24, rue du Palais à Metz Centre Tél. : 03 87 18 99 95 et Palace - Place St. Jacques Metz  Centre - Tél. : 03 87 18 82 49 )

Pratique : vous disposez du parking de la cathédrale, proche des cinémas, pour le prix de 0,50 Cts de 19 H à 1 Heure du matin !

Bénéficiez des tarifs des cinémas Caméo :

* tarif réduit : 4,80 € tous les jours aux séances de 14h
* 5,40 €  pour tous le lundi, sauf fériés
* 4,80 € pour les étudiants (- de 30 ans) ( sur prés. justificatif) , mercredi toute la journée et lundi, mardi, jeudi, vendredi de 13h30 à 17h45    (sauf jours fériés)
* 5,60 € pour les étudiants, (- de 30 ans) ( sur prés. justificatif), (sauf jours fériés)
* 5,60 € pour les lycéens de moins de 18 ans, (sur justificatif)
* tarif fidélité : 48,50 € les 10 séances, valable 1 an, cumul 3 personnes
* 4,80 € à toutes séances ( passeport culturel )
* 6,00 € pour les "seniors" (+ de 60 ans) (sur prés. pièce d'identité)
 

 

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 18:00

Samedi 31 janvier 2009. La petite ville de Gérardmer, nichée au cœur du massif vosgien, dévoile son joli cadre sous un soleil magnifique, éblouissant. Les sommets sont enneigés, le lac entièrement gelé, mais la « perle des Vosges » est en ébullition : elle est le théâtre d’une série de meurtres horribles, de phénomènes paranormaux traumatisants et d’attaques de mutants en tout genre ! Et le coupable est connu de tous : c’est l’incontournable Festival du Film Fantastique, dont la 16è édition sévit sans relâche depuis mercredi…

 

Comme chaque année, les quatre salles obscures de Gérardmer sont donc prises d’assaut par d’innombrables amateurs de sensations fortes. Les files d’attente sont impressionnantes, mais les signes d’impatience ou d’énervement sont rares. Et pour les malheureux « refoulés » par manque de place, c’est l’occasion de découvrir d’autres animations centrées sur le monde du fantastique : l’exposition Arts Plastiques, le salon littéraire –baptisé Le Grimoire- ou encore l’exposition Bande Dessinée.

 

Le Festival du Film Fantastique, qui peut se vanter d’avoir eu, par le passé, des Présidents du jury aussi prestigieux que Paul Verhoeven ou John Carpenter et d’avoir primé Peter Jackson ou Wes Craven, se déroule pourtant dans une ambiance bon enfant, où simplicité et disponibilité sont les maîtres-mots. Les spectateurs n’ont donc pas de mal à rencontrer les équipes des films présentés ainsi que les membres des différents jurys, qui se prêtent volontiers aux séances de photos-souvenirs. Les festivaliers ont même pu assister à quelques glissades maîtrisées de Bérénice Bejo, Véronique Jeannot et Vladimir Cosma, lors d’un apéritif organisé sur le lac aux allures de banquise…

 

Dimanche 1er février, 19h30. Le Festival du Film Fantastique de Gérardmer, c’est avant tout une compétition, avec ses lauréats et son lot de déçus. Neuf films étaient sélectionnés dans la catégorie longs métrages, et c’est Morse, du réalisateur suédois Tomas Alfredson –sur les écrans le 04 février-, qui ressort grand gagnant de cette édition 2009 : Grand Prix et Prix de la critique.

S’il est vrai que l’ambiance, glaciale, de Morse est remarquable, presque palpable, le rythme du film se révèle toutefois trop lent et cette histoire d’amourette entre un jeune garçon souffre-douleur et une « vampirette » est quelque peu risible…

 

Même si ce n’est pas toujours –voire rarement- le meilleur film qui est finalement primé par le jury, l’ensemble de la programmation de cette année était sans conteste de qualité, notamment le dérangeant Deadgirl de Gadi Harel et Marcel Sarmiento, ou le « viandesque » The Midnight Meat Train de Ryuhei Kitamura, plébiscité par le public. Un seul long métrage français était présenté, Mutants de David Morley, fort heureusement hors compétition car il aurait été particulièrement cruel d’infliger sa vision aux membres du jury…

 

Retrouvez l’intégralité du palmarès ICI

 

Maxime Freyberger / Photos : Véronique L’hoste


Il fallait être patient pour pouvoir voir certains films

Apéro sur le lac pour les membres du jury...

...dont le Président  de cette année, le co-réalisateur espagnol de "REC", Jaume Balaguero...

...mais aussi la belle Bérénice Bejo

Tout sourire, l'acteur François Vincentelli, membre du jury courts métrages

Disponible pour ses nombreux fans, l'actrice Hélène de Fougerolles, à l'affiche de "Mutants"

Enfin, le grand gagnant du festival avec "Morse", le réalisateur Tomas Alfredson 


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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:00



GRAND PRIX – BEST FILM

MORSE (Let the right one in) de/by Tomas ALFREDSON (Suède/Sweden)

(Sortie nationale le 4 février 2009)

 

 



PRIX DU JURY – JURY PRIZE  

GRACE de/by Paul SOLET (Etats-Unis/USA)

 

 

Le jury de la critique, composé de 5 journalistes, a décerné son prix à:

 PRIX DE LA CRITIQUE – CRITICS’ PRIZE

MORSE (Let the right one in) de/by Tomas ALFREDSON (Suède/Sweden)

(Sortie nationale le 4 février 2009)

 

 

Le jury jeunes, composé de lycéens de la Région Lorraine, a décerné son prix à:

 PRIX DU JURY JEUNES DE LA REGION LORRAINE – STUDENTS’ PRIZE

SAUNA de/by Antti Jussi ANNILA  (Finlande/Finland)

 

 

  PRIX DU PUBLIC – L’EST REPUBLICAIN / VOSGES MATIN – AUDIENCE AWARD

THE MIDNIGHT MEAT TRAIN de/by Ryuhei KITAMURA (Etats-Unis/USA)

 

 


PRIX DU JURY SCI FI – SCI FI JURY PRIZE

THE MIDNIGHT MEAT TRAIN de/by Ryuhei KITAMURA (Etats-Unis/USA)

 

 

 

GRAND PRIX DU COURT METRAGE – BEST SHORT FILM

DIX de/by  Bif (France)

 

 

 

PRIX DU MEILLEUR INEDIT VIDEO parrainé par Mad Movies – BEST DIRECT TO VIDEO

TIMECRIMES (Los Cronocrimenes) de/by Nacho VIGALONDO (Espagne/Spain)


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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 19:00

Le film est un documentaire monté à la hache, regroupant à la fois des témoignages de proches – amis ou ennemis -, des extraits de Hara Kiri, Charlie Hebdo ou de pubs et fiches bricolages du professeur Choron, et de commentaires filmés de l’intéressé.

Georges Bernier, le professeur Choron de Hara Kiri, le parachutiste, engagé volontaire pour l’Algérie et le Vietnam : une démonstration de provocation, de classe et de philosophie à la fois.

 

Pour qui ne connaît pas ou peu l’histoire énigmatique de ce personnage haut en couleurs, le documentaire saura allumer quelques étincelles dans la pensée collective, ravie (ou non) de voir revivre durant une centaine de minutes un grand nom de l’humour français.

Assez inégal, le documentaire retrace de manière aléatoire des moments de vie de Georges Bernier, de son enfance durant la 2ème Guerre Mondiale  jusqu’à ses derniers jours, et un témoignage poignant du co-fondateur de Hara Kiri en la personne de Cavanna.

 

Instructif, souvent détonant autant qu’étonnant … un bémol toutefois : pourquoi un tel acharnement envers Philippe Val, l’actuel patron de Charlie Hebdo ? Certes, celui-ci n’a plus rien à prouver quant à sa bêtise et ses multiples contradictions. Certes, il a osé reprendre un nom derrière lequel existait toute une façon de faire de l’humour « bête et méchant » et il est allé jusqu’au procès face à Choron. Certes, ce faux gauchiste, ami de Malka, avocat aussi bien de son canard que de Clearstream, mérite que l’on montre son côté fourbe et manipulateur, et ses trahisons répétées envers Siné et Denis Robert…

Mais pas dans ce film ! Autant lui consacrer un pamphlet à part entière, il y a tant à dire…

 

Pour en revenir à Choron, il est indubitable que bien qu’il ne fut pas lui-même dessinateur, son talent et sa verve furent le moteur de beaucoup de grands noms d’aujourd’hui, tels que Cabu, Siné ou encore Reiser. Virulent, fonceur, ne craignant ni les menaces, ni les procès, le professeur Choron était autant le maître à penser que son compère Cavanna, et a réussi – quoi que les petits de maintenant osent en dire – à imposer son style, sa marque, qui s’étendit dans de nombreux journaux, en France comme à l’étranger (Hara Kiri en Italie, Fluide Glacial en France) et inspira grandement l’esprit Canal (de Groland aux Guignols).

Tantôt hésitant, tantôt attendrissant lorsqu’il apparaît ivre en train de défendre le journal qu’il faisait diffuser par des colporteurs sdf, Choron semble avoir toujours été ce personnage mythique, dès sa petite enfance. En effet, alors qu’il retrace sa vie dans un documentaire tourné dans son village natal, on le voit toujours aussi irrévérencieux, à relater anecdotes et souvenirs incroyables. Où s’arrête l’histoire du petit Georges, où commence la légende du Professeur, bien malin celui qui saurait le dire.

Mais Choron apparaît également mélancolique, lucide et philosophe, accoudé à un comptoir. Derrière cette mauvaise image d’un humour scatophile redondant, se cache un homme qui a trop souvent tu ses idées et qui, bien que ne détenant pas forcément la vérité universelle, possédait néanmoins un point de vue défendable.

 

A chacun à présent de choisir l’héritage qui lui convient dans les propos du professeur Choron, où les sots et ces gens imbus d’eux-mêmes sauront se retrouver à la même table et nier l’influence de celui qui trouva le moyen de révolutionner une époque, en chanson comme à la télévision, et qui n’hésita pas à s’arroger l’arrivée de Mai 68 grâce à Hara Kiri…

 

Au cinéma depuis le 07 janvier

 

Ugo Schimizzi


Retrouvez tous les horaires ICI sur le site de nos partenaires les cinémas Caméo ( Ariel - 24, rue du Palais à Metz Centre Tél. : 03 87 18 99 95 et Palace - Place St. Jacques Metz  Centre - Tél. : 03 87 18 82 49 )

 

Pratique : vous disposez du parking de la cathédrale, proche des cinémas, pour le prix de 0,50 Cts de 19 H à 1 Heure du matin !

 

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 01:00

Synopsis intéressant : une fille de dix-sept ans qui tombe amoureuse d’un vampire végétarien. Pas de film de vampire depuis longtemps. En tant qu’aficionado du genre, je m’y suis rendu. Malgré tout, les soupçons m’envahissaient. Mes appréhensions m’ont très vite sauté à la figure.

 

Je pénètre dans une salle comble pour cette avant-première. La frénésie est palpable, on sent flotter une certaine ferveur dans les rangs. Asseyons-nous. Après avoir pris le temps de m’installer confortablement pour assister à un massacre prévisible, j’observe les alentours et tous lisent et commentent un livre que j’ai vu voilà quelques semaines en vitrine de ma librairie fétiche : Révélation par Stephenie Meyer. Je fais le lien ! C’est l’adaptation cinématographique du premier tome de cette saga -18 millions d’exemplaires vendus dans le monde. J’allai assister à la projection d’un film de vampire et voilà que je suis au milieu d’un fan club de midinettes -garçons ou filles. Je suis saisi de sueurs froides. Quelle horreur !

 

Je me ressaisis avec difficulté. Ne soyons pas défaitiste. L’obscurité se fait complète et la pellicule s’engage dans le projecteur. Les premières séquences mettent dans l’ambiance de manière très directe : High School Musical rencontre Buffy Contre Les Vampires ! Une atmosphère puérile, insipide et mièvre n’aide pas à mettre en lumière le scénario aseptisé et le fond mythique pompé sur les standards littéraires contemporains. Un maladroit mélange entre Entretien Avec Un Vampire d’Anne Rice pour le personnage de Edward Cullen -Robert Pattinson- qui refuse de prendre la vie d’êtres humains, tout comme Louis de Pointe du Lac et la matière mythologique qui fait la grande originalité et l’intelligence narrative de la trilogie Vampire Junction de S.P. Somtow, à savoir le chamanisme amérindien et la tradition magique de ces peuples.

 

J’éprouve le malaise de celui qui veut quitter la salle et maudire le réalisateur au passage, mais qui risque d’être lynché par la foule de pieux spectateurs pour hérésie caractérisée. Le malaise est d’autant plus grand que j’ai perdu neuf euros dans l’affaire. En résumé : une romance tout de miel recouverte, de vilains méchants sans consistance, une atmosphère proprette où le romantisme croupit dans les oubliettes, une réalisation pauvre et indigente qui frise la qualité des séries télévisées de M6, je passe sur le jeu d’acteur. Contenu et contenant piteux. C’est laid.


Au cinéma depuis le 07 janvier
 

Robert Stumpel

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 12:30

Le nouveau bébé des frères Coen -réalisateurs émérites du génialissime The Big Lebowski, et plus récemment, auteurs de No Country For Old Men-, reste dans la même veine, très déjantée, que leurs précédents films.

 

A la fois comédie d’espionnage, étude comportementaliste d’américains à problèmes et à la libido en dents de scie, et successions d’épisodes invraisemblables entre la CIA -débordée et perdue dans cet invraisemblable scénario- et l’ambassade russe, Burn After Reading est résolument tourné vers la critique et l’humour.

 

Servi par un casting tapageur –Brad Pitt, George Clooney, Frances McDormand ou encore John Malkovich–, le film est mené plutôt efficacement dans ce registre loufoque. Chacun à leur manière, les acteurs apportent la dualité nécessaire entre ancrage dans la réalité -avec des archétypes de personnages caricaturés- et imbécillités sans nom. Brad Pitt est d’ailleurs excellent en pseudo-détective professeur de salles de sport complètement niais et abreuvé de clichés hollywoodiens.

 

Longue à se mettre en route, la « comédie » se situe toujours à la frontière entre caricature tendancieuse, faisant tout au plus sourire, et décalage intempestif où viennent s’écraser deux situations sans rapport aucun. La CIA y devient la plus anarchique des organisations, les réalisateurs flirtant d’ailleurs avec un genre très apprécié des Monty Python, tandis que John Malkovich, incarnant un ex-membre de ladite organisation, en égare des sujets top secrets et passe les trois quarts du film à lâcher des bordées de jurons à défriser une nonne. Dans ce joyeux bordel, s’invite George Clooney, coureur de jupons invétéré finalement ridicule une fois cocufié, et garde du corps aux réflexes un peu trop tenaces. Une fois sa bavure commise et, du coup, l’un des moteurs du rire éliminé, le film perd grandement en intensité et, au final, les moments véritablement comiques se résument à quelques scènes bien choisies, telle la présentation du rocking-chair… très particulière...

 

Rocambolesque, incertain et imprévisible, le film s’englue ainsi parfois dans ce besoin de créer un film de la trempe de The Big Lebowski, sans néanmoins l’égaler, et les comiques de situation ou de répétition semblent parfois poussés à l’extrême. De plus, le film est à ce point critique vis-à-vis des relations amoureuses qu’il en devient parfois pénible lors des rencontres cybernétiques… follement ennuyeuses.

 

Petite plaisanterie gentillette des frères Coen, cette comédie se révèle finalement plus agréable une fois en dehors de la salle, entre amis, que véritablement face à l’écran. Assez inégal, le film contient tout de même des scènes bien senties et qui feront malgré tout bien se défouler les zygomatiques…

 

Ugo Schimizzi





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