7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 23:00
Voilà un « petit » film, et je parle bien entendu en terme de budget, qui fait l’unanimité ou presque auprès de diverses catégories de spectateurs : véritablement encensé par les critiques de tous bords, il a de plus récolté le prix du public aux Festivals de Sundance et de Dublin. Même le grand Spielberg y est allé de son compliment…
 
Alors qu’en est-il vraiment de ce nouveau long métrage du réalisateur irlandais John Carney ? J’avoue qu’en voyant la bande-annonce, j’angoissais à l’idée de me retrouver face à un énième mélo lacrymal relatant l’histoire horripilante d’un amour impossible (l’acteur principal n’a-t-il d’ailleurs pas des faux airs de Hugh Grant barbu ?) Fort heureusement, ces craintes n’étaient en rien fondées : s’il est effectivement question d’une relation improbable, un autre amour, illimité, illumine chaque plan de « Once » : celui de la musique.
 
« Nous communiquons plus à travers la musique qu’en parlant » . C’est cette théorie personnelle que Carney applique dans ce film musical d’un nouveau genre, en choisissant l’arme de la musique au détriment des dialogues. Les deux personnages principaux, dont nous ne connaissons même pas le nom, se livrent en chanson, un langage qu’ils partagent et maîtrisent parfaitement. Grâce à cet amour commun, ils vont réussir à surmonter leurs frustrations nées de leur passé : peine de cœur et peur de tenter sa chance pour lui ; cessation forcée de la pratique musicale pour elle. A la fin du film, lorsqu’il embarque pour Londres et qu’elle se fait livrer un piano, la joie qui irradie leurs visages ne laisse pas de place au doute quant à leur bonheur….
 
« Once » est une œuvre musicale, réalisée et interprétée par d’authentiques musiciens. Rien à voir ici avec certaines émissions de télé-réalité, où il suffit d’avoir une belle guitare sur les genoux ou de brailler du Chimène Badi, pour donner l’illusion d’un chanteur…Lors de la promotion du film, Glen Hansard, leader du groupe The Frames, et la tchèque âgée d’à peine dix-neuf ans Marketa Iglova, qui jouent les deux personnages principaux, ont d’ailleurs livré une interview toute en chanson, totalement dans l’esprit de l’œuvre à laquelle ils ont collaboré ! A signaler aussi que le couple a enregistré un album ensemble l’année passée ("The Swell Season") .
 
Tourné caméra à l’épaule et en quinze jours seulement, « Once » est un subtil mélange de tristesse et d’enthousiasme, par lequel je me suis laissé désarmer, flottant sur d’incessantes mélodies, au milieu d’images sans aucun rajout de lumière artificielle. Au final, de retour chez moi, je me suis empressé d’attraper ma vieille guitare trop souvent délaissée…Et je me suis senti frustré à mon tour, en réalisant que je n’arriverai pas à écrire cet article en chanson !
 
Maxime Freyberger
 
 
 
 
 
 
 
Retrouvez tous les horaires ICI sur le site de nos partenaires, les cinémas Caméo (24, rue du Palais à Metz Centre Tél. : 03 87 18 99 95 ) et Palace (Place St. Jacques Metz  Centre - Tél. : 03 87 18 82 49 )
 
Pratique : vous disposez du parking de la cathédrale, proche des cinémas pour le prix de 0,50 Cts de 19 H à 1 Heure du marin !
 
Bénéficiez des tarifs des cinémas Caméo et Palace :
* tarif réduit : 4,60 € tous les jours aux séances de 14h
* 5,40 €  pour tous le lundi, sauf fériés
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 11:50


La séance du jeudi 29 mai est reportée à une date ultérieure.
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 19:20

Le film d’ Eran Riklis, « Les citronniers » (sur les écrans depuis le 23 avril), nous rappelle simplement avec  le portrait de deux femmes magnifiques, l’une Palestinienne et l’autre Israélienne, la nécessité de vivre en paix sur une terre qui appartient à deux peuples. Considéré comme une menace pour la sécurité par son voisin  le Ministre israëlien de la défense, le champ de citronniers de Salma la Palestinienne va être rasé. Mais elle est décidée à sauver coûte que coûte sa plantation en décidant d’aller devant les tribunaux. Elle va se trouver une alliée en la personne de Mira, la femme du Ministre avec  laquelle une complicité se noue.  Vont alors se succéder entre ces deux femmes une série de non-dits avec des regards tristes, impuissants, complaisants aussi,  justifiant ainsi l’absurdité des hommes dans leur incapacité à communiquer. En toile de fond, cette métaphore absolument superbe d’une frontière naturelle délimitée par des citronniers, en proie à l’administration israélienne et menacée de disparaître.  Dans les yeux de Salma nous pouvons ressentir la peur et la tristesse d’une femme victime elle aussi du déracinement. L’idylle qu’elle va alors vivre avec son avocat dans son combat contre la justice israélienne,  lui donnera les forces nécessaires afin de préserver depuis tant d’années le fruit de son travail.

Seules une plus grande tolérance et une meilleure compréhension de l’autre parviendront à bout de ce conflit, comme on peut tous l’imaginer en allant voir ce très beau film. Hasard du calendrier, c’est ce qu’un important collectif d’associations prône lors d’une journée pour la Paix le 24 mai au Saulcy à Metz (programme ci-dessous), avec notamment la venue d’une troupe de théâtre palestinienne jouant « terres promises ». Mais aussi de la poésie, des danses traditionnelles, des stands, des expositions, ainsi qu’un buffet libano-palestinien viendront parfaire cette journée culturelle.

 Benoit Bertaux


Bienvenue la Palestine

 

Samedi 24 mai 2008

 

A partir de 15 h

 

Théâtre du Saulcy

 

Metz

 

 

Programme de la journée :

 

   15h00 : ACCUEIL

 

 

   De 15h30 à 17h30 : « Terres Promises », par le Théâtre du Public – Belgique : www.theatredupublic.be

 

Dans la panique de l’exode de 1948, un enfant palestinien reste seul dans sa maison à Haïfa. Vingt ans après, ses parents partent à sa recherche.

 

Ce drame familial est emblématique du conflit israélo-palestinien et va même au-delà, en posant le caractère universel d’un dilemme : un enfant pour deux mères, une terre pour deux peuples… Histoire d’hier ou d’aujourd’hui ?

 

Théâtre agora, en deux temps : d’abord, l’histoire, puis ensuite, une invitation au public à faire évoluer le cours de l’histoire en dialoguant avec les personnages …

 

 

   18h30 : Poésie (avec le poète palestinien Majed Bamya) & Danse traditionnelle (avec la troupe « Al Zaytouna »)

 

   19h30 : Buffet libano-palestinien : Mezzés, hommous, tabouleh, feuilles de vignes farcies, falafels, …

 

 

Tout au long de la journée, stands, expositions, tables de presse, buvette seront à votre disposition !

 

 

Entrée : 10 euros

 

Tarif réduit : 5 euros

 

Entrée libre après 17h30 !

 

 

Important : Les réservations pour le théâtre sont conseillées ! Pour ce faire, envoyez un mail à afps57@free.fr , ou téléphonez au 03 87 31 13 74.

 

 

 

Les associations participantes à cette journée sont :

 

Amnesty International, Artisans du Monde, Association France Palestine Solidarité (AFPS), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient - Luxembourg (CPJPO), Fédération des Œuvres Laïques (FOL), Les Amis de la Palestine en Sarre, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et Union Nationale des Etudiants de France (UNEF).

 

 

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne « Paix comme Palestine, 60 ans après, la Paix par le Droit », une campagne de mobilisation qui insiste sur l’urgence d’aboutir à une paix juste au Proche-Orient et à la création d’un Etat palestinien, conformément au Droit international.

 

Site Internet de la campagne : http://www.paixcommepalestine.org

 

 

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 18:10
 
  Témoin, à travers les médias, du chaos grandissant chaque jour un peu plus en Irak, je ne me rendais pas vraiment compte que le peuple irakien n’était pas le seul à souffrir de cette situation : une grande partie des américains, comprenant les militaires et leurs familles, se retrouve également confrontée à un véritable drame dont nous n’avons que très peu d’échos, et qui rappelle fortement les heures sombres de la guerre du Vietnam…
 
  C’est ce sujet difficile que le réalisateur canadien Paul Haggis a décidé de traiter dans son nouveau long métrage, à la suite de la lecture d’un article publié dans le célèbre magazine (politique ?) Playboy ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de la part de ce scénariste multi-oscarisé pour des films au succès colossal (« Million Dollar Baby », « Collision »), mais aussi créateur de l’incomparable série télévisée « Walker, Texas Ranger »…Chuck Norris allait-il encore une fois résoudre tous les problèmes ?
  Et bien non, pas cette fois. Le karatéka aux santiags et au coup de savate facile cède ici le rôle principal à un acteur, Tommy Lee Jones. Le « Men in black » impose son incroyable présence en interprétant un ancien sergent vieillissant à la recherche de son caporal de fils, rentré depuis peu au pays après un séjour dans l’ancienne patrie de feu Saddam Hussein. En bon soldat qu’il est resté, il réussit à remplir sa mission ; cependant, son enfant est mort, et l’enquête qu’il va effectuer pour découvrir les raisons du meurtre va lui révéler les désagréables transformations que ce dernier a subies consécutivement à son implication dans le bourbier irakien. A l’image de ce cadavre méconnaissable, calciné et démembré, ce n’est plus le fils qu’il a connu.
La question qui se pose dès lors est la suivante : comment faire pour s’en sortir et éviter le sacrifice de « gamins » américains ? Haggis donne un élément de réponse, au moyen  d’une petite anecdote sur la bannière étoilée : les Etats-Unis doivent demander de l’aide, ils ne seront jamais capables de régler cette déplorable histoire seuls. On est effectivement à mille lieues de Chuck…
Le choix de la réalisation est clairement la sobriété, le collaborateur préféré de Clint Eastwood ne se permettant aucune coquetterie de mise en scène. Dans le rôle d’une inspectrice de police qui mène son propre combat contre ses collègues et le peu de coopération de l’armée, Charlize Theron, sans aucun artifice, démontre une fois encore que le statut de plus belle femme du monde n’empêche aucunement d’avoir un vrai talent d’actrice. Enfin, alors qu’une famille doit faire face à l’horreur des évènements et au deuil, le film fait preuve d’une impeccable retenue et ne bascule à aucun moment dans une sensiblerie indécente ; la caméra sait rester pudique, comme lors de la scène à la morgue, se tenant à bonne distance des parents effondrés en plein milieu du couloir…
Comme l’affirme Paul Haggis lui-même, peu importe si l’on était favorable ou non à l’intervention militaire américaine, il faut désormais accepter d’affronter la réalité des faits.
 
                                Maxime Freyberger 

 

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 Bande annonce du film 

Posté par  judidu29  

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 18:01

Habituellement, lorsque j’entends « cinéma espagnol », mes rétines commencent à frémir. Si en plus le mot « fantastique » s’y ajoute, je m’empresse de rejoindre ma salle obscure préférée afin d’assister à la projection du dernier bébé de nos cousins ibériques. Et je dois dire que je suis rarement déçu : «Le labyrinthe de pan », « Abandonnée » ou autre « L’orphelinat », que de réussites qui démontrent clairement la capacité qu’ont les films espagnols à nous faire trembler ! « REC », des deux réalisateurs Paco Plaza et Jaume Balaguero, n’échappe pas à cette règle…
La bande-annonce (la première, malheureusement remplacée par une autre plus classique juste avant la sortie du film) prévenait sans détour le futur spectateur : « REC » fait peur, très peur. Et c’est vrai ! En comparaison, « Cloverfield », qui utilise la même technique de caméra à l’épaule, ferait presque rire…Le parallèle est davantage à faire avec l’innovant «Le Projet Blair Witch », sans doute le film le plus « flippant » de l’histoire du cinéma. Toutefois, une différence de taille sépare les deux œuvres : tandis que « Blair Witch » nous invite à deviner ce qui se passe, faisant tourner notre imagination à plein régime, « REC » nous le montre. En résulte des scènes véritablement gores, dont l’effet est accentué par la confusion qu’induit le filmage à l’épaule et les plans-séquences sans pratiquement aucun point de montage. C’est d’ailleurs ce qu’annonce l’affiche du long métrage : «Toujours continuer à filmer ». Dans toutes circonstances. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le caméraman de l’équipe de télévision qui réalise un reportage sur les pompiers barcelonais, applique ce principe à la lettre ! Même lorsqu’il risque de se faire tuer, il ne se sépare pas de son instrument de travail, qui semble faire partie intégrante de son corps ; au point de laisser, à plusieurs reprises, ses compagnons d’infortune se débrouiller seuls alors qu’ils auraient sérieusement besoin d’un petit coup de main. C’est alors le thème de la télé-réalité qui s’impose à nous : peut-on et faut-il tout filmer, quelles qu’en soient les conséquences ? Et le travail journalistique n’a-t-il pas des limites ? L’attitude de la présentatrice de l’émission en cours de tournage est d’ailleurs bien différente de celle de Pablo, le caméraman : persuadée au début de l’histoire qu’elle tient là le reportage de sa vie, poussant son preneur d’images à filmer coûte que coûte tous les évènements horribles qui se déroulent, elle abandonne progressivement son rôle de journaliste et devient une victime parmi toutes les autres de ce carnage sans issue. Et il est intéressant de signaler que Pablo, l’auteur de toutes ces images et professionnel jusqu’au bout des ongles, est le seul personnage qu’on ne voit jamais (ou juste ses jambes et ses pieds) à l’écran…

Même si le film de Plaza et Balaguero ne révolutionne pas le genre «Fantastique », malgré la volonté des réalisateurs de « casser » les codes généralement utilisés (car la technique de filmage n’est pas nouvelle, les personnages sont enfermés et l’action se déroule à huis clos), il réussit pleinement son pari de nous faire hérisser tous les poils du corps et nous séduit définitivement grâce aux nombreuses références qui le traversent tout du long. Références cinématographiques d’une part, avec le thème du virus (« 28 jours plus tard »), la découverte du magnétophone du chercheur qui raconte ses expériences (« Evil Dead ») ou encore l’utilisation de la vision nocturne de la caméra (scène finale du «Silence des agneaux »). Références aux jeux vidéos d’autre part, notamment à l’incontournable « Resident Evil », mais surtout au génial « Silent Hill » (la scène de la petite fille est troublante de ressemblance).

Justement récompensé au Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2008, décrochant le Prix du public et du jury, « REC » a déjà été subtilisé par les studios hollywoodiens qui vont en faire un vulgaire remake intitulé « Quarantine », avec bien entendu un casting et un réalisateur américains…Est-ce donc si dur pour nos amis des Etats-Unis d’apprécier un excellent film 100% étranger ?

Maxime Freyberger

 

Retrouvez une autre critique de ce film sur L'ouvreuse.net



 

 
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 23:30
 
Documentaire américain de Michael Moore. Sortie française le 05/09/07.
 
Trois ans après « Fahrenheit 9/11 », palme d’or à Cannes, le dérangeant Michael Moore dénonce cette fois le système de santé privé américain, qui a comme unique but de faire un maximum de profits et absolument pas d’apporter les soins adéquats aux cotisants…
 
Dans cette nouvelle enquête, le réalisateur de « Roger et moi » affirme que les hommes   politiques et les dirigeants américains maintiennent ce système déplorable en place du fait de leur étroite collusion avec les puissants lobbys des assurances privées et des sociétés pharmaceutiques du pays.
La situation des Etats-Unis est d’autant plus stigmatisée en comparaison de la présentation des systèmes de santé Canadien, Anglais, Français et même Cubain !
 
Ce nouvel opus de Michael Moore nous présente des situations qui font terriblement froid dans le dos (cet homme qui doit choisir entre ses deux doigts sectionnés parce que la réparation des deux est trop coûteuse…).
Fidèle à lui-même, le réalisateur ne critique aucunement le peuple américain mais ses dirigeants et ses grandes entreprises.
Cependant, pour ce film trois fois plus long à tourner que « Fahrenheit 9/11 », on peut regretter cette tendance à trop souvent verser dans le larmoyant, le pathos (ah ces gros plans sur le visage en larmes des personnages !). Et comme par hasard, nombre de situations complexes trouvent une issue heureuse grâce à la présence de Moore et d’une équipe de tournage !
De plus, le documentaire expose une vision quelque peu simpliste du système de santé et du mode de vie français (toutes les familles gagnent-elles plus de 6000 euro par mois ?).
Présenté hors compétition au Festival de Cannes cette année et très chaleureusement accueilli lors de sa projection, « Sicko » est finalement captivant et donne vraiment à réfléchir, voire à méditer.
 
Maxime Freyberger
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 18:05
J’ai eu le privilège de rencontrer Florent-Emilio Siri voici presque dix ans, à l’occasion du tournage de son premier long métrage, « Une minute de silence », réalisé dans le Bassin Houiller, du côté de Petite-Rosselle et de Freyming-Merlebach.
 
 
Figurant, dans la peau d’un mineur de fond (ne me cherchez pas, j’ai malheureusement été coupé au montage…), j’ai ainsi été dirigé par ce mosellan pure souche, d’une simplicité déconcertante (il est spontanément venu se présenter et j’ignorais complètement qui il était !) et très attaché à ses origines lorraines.
Fidèle à ses racines donc, mais aussi à ses amis. Benoît Magimel est l’un de ceux-là, collaborant à trois reprises aux réalisations de Siri. La dernière en date, « L’ennemi intime » (sorti le 3 octobre), fruit du désir des deux compères de faire un film sur la Guerre d’Algérie, soulève le sujet douloureux encore rarement évoqué par la trop frileuse production cinématographique française. Pour mener à bien ce projet, le réalisateur de « Nid de guêpes » se permet de refuser la direction de « Die hard 4 », là-bas, du côté d’Hollywood. Le cœur plutôt que le porte-monnaie…
 
« L’ennemi intime » est une œuvre d’une grande dureté où la violence de la guerre déborde de presque chaque image, s’inscrivant en totale contradiction avec l’immensité et la beauté des paysages, mises en valeur par une caméra somptueuse. La perte de repères des personnages de chaque camp est omniprésente, la confusion règne dans chaque esprit. Le duo Magimel-Dupontel, interprétant des militaires dont la conception des choses est diamétralement opposée, nous rappelle à quel point la « sale guerre », insidieusement cachée au peuple, a traumatisé toute une génération d’algériens et de français.
Au final, il est impossible de ressortir indemne de ce film, malgré le sentiment de déjà-vu qui s’immisce petit à petit ; Florent-Emilio Siri ne cache pas son admiration pour les films sur la Guerre du Vietnam, « Voyage au bout de l’enfer » et « Platoon » en tête. Et même si le spectateur avisé n’apprend rien de véritablement nouveau sur les atrocités commises durant ce drame de la décolonisation, il n’est et ne sera jamais vain de rappeler, notamment dans le contexte actuel de vives tensions internationales, que la guerre reste toujours la pire des solutions.
 
Bien le bonjour Florent-Emilio, tous mes vœux de réussite t’accompagnent pour la suite de ta (longue) carrière !
 
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 15:36
L’introduction de “99 Francs”, adaptation cinématographique de l’excellent roman de Frédéric Beigebeder, a de quoi donner des sueurs froides à tous les fans de Jan Kounen n’ayant pas su digérer le virage radical pris par le réalisateur depuis sa rencontre avec le shamanisme. Sur l’écran apparaissent en effet des formes mouvantes, véritable kaléidoscope de couleurs vives supporté par des sons étranges rappelant le gros trip sensitif qui clôturait le fascinant « Blueberry ». Nouvelle invitation au voyage vers la paix intérieure ? Que non puisqu’un lent travelling arrière dévoilera au spectateur que ces tâches étranges appartenaient à une affiche publicitaire observée au microscope, comme si le caméraman avait zoomé à outrance dans un écran de télévision allumé sur les réclames de TF1. En une poignée de secondes et un seul plan, Kounen vient donc de résumer la pensée de Baudrillard quand celui-ci évoquait la disparition de Dieu (la quête mystique de « Blueberry ») au profit de simulacres (l’univers de la pub de « 99 Francs »). Ou quand l’écran hypnotise les masses au point de lui fait perdre le contact avec la réalité. Bad Trip Total !
 
 
Loin d’être un simple pamphlet contre la société de consommation maquillé en « Fight Club » frenchy, « 99 Francs » pose avant toute chose un regard désespéré et corrosif sur notre monde moderne ravagé par la bêtise. L’endormissement des consciences, l’éloge de la facilité et de la connerie, l’infantilisation des masses par des costard-cravates dépourvus d’imagination (les séquences impliquant le Président de Madone, la boîte de Pub. , sont imprégnées d’une terrifiante vérité)… Tout cela est brocardé avec une violence sidérante, le petit confort occidental devenant une immense pancarte publicitaire photoshopée et cauchemardesque qu’il devient urgent de fuir à grand coup de drogue (titre du film dessinée avec de la coke). Par tout un jeu de références cinématographiques (la musique d’ « In the Mood for Love », le bébé planète de « 2001 », un délire trash en cartoon) et d’emprunts à la publicité (notamment des musiques entrées à jamais dans l’inconscient collectif, comme celle des spots Dim), Kounen évoque notre perception du monde totalement conditionnée par le déversement ininterrompu d’images quotidiennes, allant jusqu’à insérer une multitude d’écrans de télévision lors du suicide du héros, Octave, comme si ses souvenirs devaient nécessairement prendre la forme d’un film. Le but n’est nullement de servir un discours alarmiste sur l’impact des images sur le spectateur (du style « voir de la violence rend violent »), mais au contraire d’inviter celui-ci à comprendre ce qu’il voit et à décrypter la façon dont les publicitaires envoient leur messages, de sorte à ne pas être qu’un simple cerveau disponible. En filmant l’envers du décors de la conception d’une pub jusqu’à son tournage, en réemployant certains codes visuels pour mieux les détourner (dont un hilarant texte à lire image par image) et en adoptant le choix audacieux de la double fin, le réalisateur de « Blueberry » nous propose de voir au-delà du champ étroit de la caméra ….. Une séquence absente du livre (centrée autour d’une barre chocolatée), insiste d’ailleurs sur la nécessité de faire tomber symboliquement les murs du bonheur artificiel et grotesque vendu par les multinationales et de se soustraire au dictat des médias abrutissants.
 
 
Kounen ne crache pas vraiment sur la pub, laquelle lui a d’ailleurs permis de se faire une place dans l’audiovisuel. Il fustige juste la médiocrité érigée au rang de nouvelle référence culturelle. Au détour d’une séquence, il contemple ébahi des spots créés autrefois par Ridley Scott ou Etienne Chatillez et utilise la voix-off de Jean Dujardin (brillant, forcément,) pour coucher ses propres pensées de cinéphile passionné, regrettant le nivellement par le bas qu’opèrent désormais les entreprises, y compris les chaînes de télévision, toujours plus consensuelles. Absence de prise de risque, ambition esthétique zéro, discours lissé comme un cul, mépris du consommateur et du public… Un plan fugace presque subliminal, situé à la fin du film, ne laisse planer aucun doute sur les intentions du réalisateur. On peut y voir le personnage d’Octave dans les rayons d’un supermarché entouré de logos vantant les mérites du « nouveau film avec Jean Dujardin ». Par ce biais, Kounen manifeste le désir de ne pas voir son œuvre associée à un banal produit calibré pour « prime time » sur TF1, refusant de se noyer dans la masse des comédies populaires à la française pour ne pas finir sur une étagère étiquetée Rires et Chansons. Ironiquement, c’est ce fameux plan qui a inspiré l’affiche finale au film, seule et unique concession de l’auteur aux producteurs (l’affiche originale, avec son cerveau empaqueté, était nettement plus en accord avec le propos). Comme quoi le combat face au géant capitalisme est probablement perdu d’avance, quand bien même les ondes de TF1 ou les écrans des multiplexes seraient pris en otage. Kounen aura beau s’accorder un petit rôle en résonance avec ses aspirations méditatives, le dernier acte de son adaptation, à la fois différent et complémentaire de ce que nous proposait Beigebeder, et nous laisse un goût terriblement amer en bouche. Un héros exilé rattrapé par les prémisses d’une civilisation déjà envahie par les marques sur les T-Shirt. Un héros pourchassant un bonheur utopique dont la pub s’est déjà réappropriée. Un héros qui comprend qu’il avait déjà tout ce qu’il fallait, surtout l’Amour, mais qu’il le cherchait encore parce qu’il le considérait comme un produit consommable donc périssable. Un héros qui disparaît au son d’un chant mélanésien extrait de « La Ligne Rouge » de Terrence Malik, prouvant si besoin était que Kounen a parfaitement assimilé le sens de ses références sans jamais sombrer dans la citation facile et creuse. 
 
 
Situé quelque part entre la veine subversive d’« American Psycho » et de « Fight Club », porté par un Jean Dujardin transfiguré en double filmique de Beigebeder et bénéficiant d’une mise en scène audacieuse en totale adéquation avec son sujet, « 99 Francs » est une œuvre sans concession, le remède miracle contre une production audiovisuelle française ankylosée, hypocrite et « molle du derche ». La scène bonus située après le générique de fin, incarne à elle seule tout le malaise qu’on peut ressentir au terme de la projection. Un mélange d’espoir (abandonner notre obsession du matérialisme pour revenir à quelque chose de plus pur et simple) et de désespoir ;n’assistons-nous pas déjà aux prémices de la publicité vantant un mode de vie idéaliste ?
Rhône Poulenc : Bienvenue dans un Monde Meilleur ?
 
 
Nicolas Marceau
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 03:00

1944-1945 : Adolf Hitler va mal, très mal. Il est déprimé et profondément vexé par cette guerre contre les Alliés, qui est quasiment perdue. Le ministre de la propagande Joseph Goebbels tente alors désespérément de le remettre sur pied afin de lui faire tenir un grand discours à Berlin, "comme au bon vieux temps". Mais pour cela, Hitler a besoin d'un coach pour le motiver.
Goebbels se souvient alors de Grünbaum, un professeur de théâtre juif. Ce dernier, emprisonné dans le camp de concentration de Sachsenhausen, se voit immédiatement libéré pour refaire d'Hitler un véritable dictateur. Au programme de sa remise "en forme" : des exercices de respiration ou quelques astuces psychologiques pour faire taire sa mauvaise conscience...

 

Notre analyse :

 

Melting-actu a décidé d'en savoir plus sur "Mon Führer", du réalisateur suisse Dani Levy, face à la polémique que suscite ce long métrage : peut-on réaliser un film comique sur une des pages les plus sombres de l'Histoire de l'Europe?

Cette question a freiné bon nombre de chalands mais a piqué au vif les cinéphiles, qui ont en tête les films mythiques « Le Dictateur » de Charlie Chaplin et « Jeux dangereux » d’Ernst Lubitsch, ou plus récemment « La vie est belle » de Roberto Benigni. Dani Levy et son équipe conserveront-ils l'influence de leurs aînés et contemporains ou parviendront-ils à la dépasser pour proposer un regard et une approche différents? 
  monfuhrer2-small.jpg

Pour servir cette comédie, on saluera l'excellente performance d’ Ulrich Mühe dans le rôle du professeur Grünbaum, personnage à la fois vulnérable et charismatique. Très crédible aussi, Sylvester Groth dans le rôle d'un Gobbels manipulateur et lubrique. Son regard cruel renforce l'idée du jeu "du chat et de la souris" auquel se livre le ministre de la propagande avec le professeur juif. Enfin Helge Schneider campe un Adolf Hitler désemparé et colérique, profondément influençable par son entourage et son "coach".  

Scénario rocambolesque, excellente performance des acteurs, gags un peu "lourds" mais jamais vulgaires et situations absurdes bien vues : même si tous les ingrédients sont réunis pour la réussite de ce film, c'est au niveau de la réalisation que le bât blesse.

Le film suscite en fait plus de polémique quant à sa réalisation que véritablement sur le sujet qu'il traite : il ne se dégage aucune problématique ou réflexion véritable de ce film.

Le message se trouve peut-être lors du discours prononcé par le dictateur en fin de film : un hommage à Charlie Chaplin, discret, mais moins puissant que son inspirateur, génial cinéaste. Ou serait-ce le "micro-trottoir" passé en générique de fin qui sonne comme une justification?

 

Autre défaut dans la réalisation du film : le spectateur est ballotté sans grand ménagement entre un réalisme cru et un burlesque presque potache. Ce rythme déstabilisant empêche le traitement du thème en profondeur. De ce fait, on reste sur sa faim, car l'atmosphère qui se dégage trahit une certaine retenue de la part du réalisateur face à la gravité du sujet abordé.

 

Il est dommage que la piste du burlesque n'ait pas été davantage exploité, alors que le scénario le permettait, ce qui aurait ainsi eu comme conséquence de  renforcer les sentiments contradictoires qui hantent le dictateur, d’ accentuer la paranoïa des dirigeants et surtout de  développer le rôle du "héros malgré lui" pour le professeur Grünbaum.

Enfin le burlesque aurait permis de renforcer l'absurdité de la logique mortelle du national-socialisme.

 

L'idéal aurait sans doute été que les Monthy Phyton s'emparent du scénario, afin de lui donner un côté plus corrosif…

 

Nico



 

Retrouvez tout les horaires ICI sur le site de nos partenaires, les cinémas Caméo (24, rue du Palais à Metz Centre Tél. : 03 87 18 99 95 ) et Palace (Place St. Jacques Metz  Centre - Tél. : 03 87 18 82 49 )

 

Pratique : vous disposez du parking de la cathédrale, proche des cinémas pour le prix de 0,50 Cts de 19 H à 1 Heure du marin !

 

Bénéficiez des tarifs des cinémas Caméo et Palace :
* tarif réduit : 4,60 € tous les jours aux séances de 14h
* 5,40 €  pour tous le lundi, sauf fériés
* 4,60 € pour les étudiant (- de 30 ans) ( sur prés. justificatif) , mercredi toute la journée et lundi, mardi, jeudi, vendredi de 13h30 à 17h45    (sauf jours fériés)
* 5,40 € pour les étudiants, (- de 30 ans) ( sur prés. justificatif), (sauf jours fériés)
* 5,40 € pour les lycéens de moins de 18 ans, (sur justificatif)
* tarif fidélité : 48,50 € les 10 séances, valable 1 an, cumul 3 personnes
* 4,60 € à toutes séances ( passeport culturel )
* 5,80 € pour les "seniors" (+ de 60 ans) (sur prés. pièce d'identité)

 

 

 

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 02:28
Comédie dramatique franco-libanaise de Nadine Labaki. …Avec Nadine Labaki, Yasmine Elmasri, Joanna Mkarzel, Gisèle Aouad…
 
Où l’on découvre, pour ceux qui ne le savaient pas encore, que les relations amoureuses sont compliquées…et que le mensonge y est omniprésent !
 
Un salon de beauté, en plein cœur de Beyrouth, est le point de départ de plusieurs portraits croisés de femmes en quête de bonheur et donc confrontées à de multiples, voire insurmontables, obstacles…
Layale, tout d’abord, est amoureuse d’un homme marié qu’elle voit entre deux épilations, et doit cacher cette liaison honteuse à ses parents.
Nisrine, ensuite, fiancée en pleine préparation de son mariage qui n’a pas encore tout dit à son futur époux… 
Rima, elle, est attirée par les femmes, chose difficilement avouable dans une société libanaise encore très traditionaliste.
Jamale, enfin, se ment à elle-même en refusant d’accepter son âge et s’évertue à passer des castings où elle se retrouve en compétition avec des actrices qui pourraient être ses filles.
 
Avec une mise en scène très sobre et malgré un sujet dénué de toute originalité, Nadine Labaki dépeint finement ces petites histoires universelles et intemporelles.
On sourit facilement aux petites touches d’humour et on s’attache rapidement aux personnages, interprétés majoritairement par des acteurs non-professionnels.
Pour son premier long métrage, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à cannes cette année, l’actrice -scénariste -réalisatrice Nadine Labaki nous offre une sorte de « Vénus beauté ( Institut) » à la sauce libanaise.
Ce « Caramel » se déguste facilement, même s’il colle un peu aux dents…
 

Maxime Freyberger
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