19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:22

Une chanson postée sur un site internet. Des dons par centaines. L’enregistrement d’un album sous la direction de Louis Bertignac et avec la participation de Tété. Des passages radios, télés, des concerts en tant que première partie puis, rapidement, en tête d’affiche. Une longue tournée à travers toute la France. Voilà en résumé le conte de fée que vit actuellement la jeune Joyce Jonathan, 20 ans. Après un premier passage remarqué aux Trinitaires de Metz en novembre dernier, la demoiselle est revenue dans notre région pour une nouvelle date à la Passerelle de Florange.

 

Fort de mon expérience lors d’un précédent concert à la Passerelle, je me présente devant la salle pas moins d’une heure avant le levé de rideau prévu. Pas question de rater encore une fois le début de la première partie. Un concert se vit de la première à la dernière minute !

 

Bref, passons sur ce détail, c’est par une belle journée de mai que nous arrivons sur place, prenant notre mal en patience dans une file d’attente qui ne contient, alors, qu’une grosse vingtaine de personnes. Puis trente. Puis cinquante. Pour finir, la ligne de spectateurs atteint les abords du parking et amorce un second virage pour permettre aux derniers arrivants de se joindre à la foule. Les portes s’ouvrent, nous entrons, nouvelles aventures pour obtenir nos invitations (malédiction, quand tu nous tiens…) et finalement, nous sommes autorisés à pénétrer dans cette salle, que, je dois l’avouer, j’affectionne de par son organisation et son architecture qui lui permettent d’offrir des programmations différentes et originales.

 

La salle se remplit et atteint les trois quarts de sa capacité lorsque je jette un coup d’œil à la foule amassée autour de moi. Des enfants. Beaucoup d’enfants et d’adolescents. Et puis quelques adultes aussi, un peu en retrait. Beaucoup de couples. Mais un public essentiellement féminin. Les thèmes de la jeune fille touchent effectivement plus les femmes, ce qui dans le fond n’est une surprise pour personne.

 

À 20h37 très exactement, les lumières s’éteignent pour la première fois et Thomas Pradeau fait son entrée sur scène. Seul avec un clavier et une guitare, le jeune homme nous propose quelques titres de son premier album, « Audrey », avec une simplicité et une qualité qui ne gâchent en rien l’émotion et la joie que semble avoir ce jeune homme à être sur scène. Proche d’un public qui n’est pas le sien, mais qu’il conquiert sans tarder, l’artiste se plait à nous offrir quelques anecdotes sur ses chansons, quelques blagues tout en assurant une performance digne des plus grands. Habile au piano, excellent guitariste et doté d’une voix dont les accents et les intonations me rappellent un certain Jean-Jacques Goldman, souhaitons-lui une carrière au moins aussi fertile !

 
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Après une trop courte demi-heure, Thomas quitte la scène sous les acclamations et marquant le début de 25 minutes d’attente. Un intervalle un peu long compte tenu du fait que la première partie ne contenait qu’un seul musicien, un clavier, une guitare et deux ou trois retours. J’ai eu l’occasion de voir des entractes plus court entre deux formations complètes guitares/basses/batteries où tout devait être retiré ou mis en place en 20 minutes maximum. Mais bon, la patience est une vertu !

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Obscurité à nouveau, faible éclairage jaune par l’arrière. Les musiciens de Joyce s’installent sur scène dans une épaisse fumée et attaquent les premières notes d’une introduction inconnue. La demoiselle les rejoint et c’est finalement L’heure avait sonné qui marquera le début de ce concert. La majorité des introductions ayant été modifiées, il ne sera jamais possible de reconnaître un morceau tant que le chant n'aura pas démarré. Un peu surprenant au premier abord, mais pas désagréable.

 

Dès les premiers morceaux, on s’aperçoit vite qu’il ne s’agit pas là de la seule modification apportée aux titres. La plupart sont étoffés par l’arrivée d’une guitare électrique, d’une batterie, d’une basse et de claviers. Le tout apporte un léger côté pop/rock à des compositions essentiellement axées folk.

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La basse et les claviers, justement, seront pris en charge par une seule et même personne, le bassiste. Celui-ci fera preuve d’un talent incroyable, allant jusqu’à jouer des deux instruments en même temps ! Il poussera le vice en assurant les chœurs.

 
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Joyce, quant à elle, alterne entre une guitare classique d’assez petite taille, une guitare folk et le piano. C’est d’ailleurs ce dernier qui donne, malheureusement le ton de la soirée. En effet, alors qu’elle s’installe derrière les touches pour y attaquer la quatrième compo, une première fausse note retentit. Perturbée, la demoiselle en fera deux ou trois de plus pendant la chanson, ne réussissant pas à faire abstraction de cette malencontreuse erreur. J’ignore si la fatigue est à blâmer, toujours est-il qu’après cet épisode, les erreurs seront légions, tant au niveau des instruments que au chant. Et c’est bien dommage puisqu’il semble évident que la jeune femme est capable de beaucoup mieux. Dotée d’une magnifique voix cristalline, elle communique, de plus, plutôt  bien avec son public, surmontant une timidité naturelle évidente et faisant participer la foule au spectacle… Mais elle garde visiblement à l’esprit cette petite fausse note, l’empêchant de réellement profiter de l’évènement. Dommage…

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Du côté du public pourtant, on s’amuse, on chante, on apprécie tout simplement le spectacle. Les applaudissements retentissent toujours un peu plus fort à chaque fin de chansons, les gens sont contents. Les différentes reprises du set (parmi lesquelles Sexy B***h d’Akon ou encore Hallelujah de Jeff Buckley) trouveront leur auditoire et satisferont une foule qui, après une heure trente, quittera la salle, des étoiles plein les yeux.

 
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Pour ma part, même si j’aime beaucoup son album, « Sur mes gardes », je regrette que la jeune femme n’ait pas réussi à passer au-delà de cette fausse note et n’ait pu continuer son spectacle sans trop en tenir compte. La qualité de la prestation n’en aurait été que meilleure ! Signalons tout de même une bonne surprise sur Je ne sais pas, titre fard de Joyce Jonathan et pendant lequel seront projetés des extraits vidéos des meilleures reprises faites par les fans et présentées sur internet. Une excellente initiative !

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Photos : Samantha Rodriguez

Article: Dom Panetta

 

Plus d'informations sur Joyce Jonathan :

http://www.myspace.com/joycejonathan

http://www.mymajorcompany.com/Artistes/joyce-jonathan/


 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

 

 

Plus de photos de Joyce Jonathan :

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joyce-jonathan 2498.2

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 12:45

Du 18 au 20 aout prochain se déroulera en Belgique un des plus gros festivals européens : Le Pukkelpop.

Encore une fois, l'affiche est alléchante, et les places partent vite ! Déjà Sold Out pour le jeudi.

 

"Pukkelpop attire chaque année une foule de festivaliers venus de partout en Flandres et de plus loin encore sur le site de Kiewit près d’Hasselt. Au jour d’aujourd’hui, il s’agit d’un des plus grands festivals alternatifs à ciel ouvert de Belgique.

Pukkelpop va de pair avec une programmation musicale progressive où des shows grandioses inoubliables alternent avec des talents émergents surprenants. Chaque année, un public international se déplace à Hasselt pour un pot-pourri des plus grands tubes actuels, des groupes de légendes encore actifs et des concerts alternatifs les plus visionnaires du paysage musical.

Chaque année, deux cent shows sont répartis sur huit podiums différents pendant trois jours du jeudi au samedi. Le camping ouvre ses portes la veille du festival, et des DJs locaux feront alors un warming-up éclectique au festin musical de trois jours. Pukkelpop est une expérience intégrale et unique où non seulement la musique mais également les évènements secondaires résultent en une solidarité intense au sein du très ouvert public du festival."

 

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Comment s'y rendre ?

 

Les moyens de transport les plus appropriés pour se rendre à Pukkelpop sont toujours le vélo et les transports publics. La gare SNCB d’Hasselt sera le point central pour les transports en commun, tout comme les années précédentes. Vous pouvez vous rendre à Pukkelpop en train jusqu’à la gare d’HASSELT ou de KIEWIT. La gare de Kiewit est située à distance de marche (500 m) du terrain du festival et est l’arrêt suivant celui de la gare d’Hasselt.
De Lijn met en place une navette de bus rapide et permanente entre la gare d’Hasselt et le terrain du festival Pukkelpop. Vous pouvez voyager gratuitement en train à partir de n’importe quelle gare de Belgique jusqu’à la gare d’Hasselt ou de Kiewit sur présentation de votre SNCB e-billet, y compris pour votre retour. De plus, la navette spéciale entre la gare d’Hasselt et Pukkelpop peut également être prise gratuitement avec votre billet.

 

Billets :

 

Les billets du festival peuvent être commandés uniquement en ligne sous la forme de billets électroniques par ce lien et par Proximus Go for Music sur www.proximusgoformusic.be.

Tarifs :

Billets Combi: 155 euros (frais de réservation de 4,5 euros non inclus)
(camping du mercredi 17 août 12 heures au dimanche 21 août 12 heures inclus)

Billet journée jeudi 18 août: 79 euros (frais de réservation de 4,5 euros non inclus)
(camping du mercredi 17 août 12 heures au vendredi 19 août 12 heures inclus)

Billet journée vendredi 19 août: 79 euros (frais de réservation de 4,5 euros non inclus)
(camping du jeudi 18 août 12 heures au samedi 20 août 12 heures inclus)

Billet journée samedi 20 août: 79 euros (frais de réservation de 4,5 euros non inclus)
(camping du vendredi 19 août 12 heures au dimanche 21 août 12 heures inclus)

Ces tarifs incluent la gratuité des transports en commun.

 

Les billets du festival peuvent être commandés uniquement en ligne sous la forme de billets électroniques par ce lien et par Proximus Go for Music sur www.proximusgoformusic.be.

Après paiement en ligne, l’acheteur reçoit par mail un fichier PDF qui devra être imprimé. Il n'est pas nécessaire d'imprimer votre billet en couleur. Un billet imprimé en noir et blanc est également valable.

Il est possible d’acheter un maximum de 6 billets par acheteur et par commande. Il est impératif de remplir correctement les coordonnées de l’utilisateur du billet.

Plus d'informations sur le Festival Pukkelpop :

http://www.pukkelpop.be/

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:15

Pour une fois, votre serviteur était arrivé en avance. Alors qu’il sirotait tranquillement une boisson pétillante de marque américaine en attendant le show, il pouvait à loisir contempler les hordes d’adolescents pénétrer l’antre de L’Autre Canal, aussi prestement qu’un dirigeant international se jette sur une femme de ménage. Tout en écoutant la musique d’ambiance du hall d’entrée, je trouvais l’attente un peu longue et le Belge longiligne un peu cabotin de faire attendre ses fans qui avaient sûrement école le lendemain. C’est à ce moment que je croisais un vieil ami musicien qui me parlait alors de la première partie… La première quoi ? Et merde ! Ce que j’avais pris pour une musique d’attente, comme celles qui garnissent les ascenseurs des hôtels de luxe d’outre-atlantique, était en fait le tour de chauffe avant la star américaine (comme l’on disait dans les années 60). Je pourrais juste vous dire qu’il y avait des mélodies à la trompette sur un beat éléctro et que cela n’a pas perturbé la digestion de mon sandwich aux frites. Oui, un Belge comme on dit dans les sandwicheries Place Thiers. Un truc de Belgique, quoi.

 

La Belgique justement, mars 1985. Tandis que le système d’exploitation Windows arrive sur le marché afin de défier la légende urbaine selon laquelle « l’informatique, c’est un ou zéro ! Ça marche ou pas ! » , le jeune Paul Van Haver fait à peine les premiers siens (de pas). Il va, aussi rapidement qu’un bruxellois ingurgite sa première bière, faire ses premiers (pas) dans la musique. S’il a des origines communes avec Corneille (celui qui vient de loin, pas celui de l’illusion comique) il choisit d’abord de s’intéresser à la culture hip-hop, en respectant tous les codes : rimes pauvres, survêtements trop grands, casque surdimensionné autour du cou…

 

Sur la scène de L’Autre Canal, point d’accoutrement new-yorkais, mais le désormais classique costume de Steve Urkel, les lunettes en moins (mais si, vous savez, le bigleux de la série La vie de famille avec la voix de fausset !). Pas plus de samples maladroits sur un beat idiot mais des arrangements éléctro qui empruntent autant à Daft Punk qu’à la musique House des années 90, le tout en forme de clins d’œil permanents. Encore moins de textes incompréhensibles qui font rimer bombasses avec caillasses mais la surprise pour votre serviteur d’entendre des thèmes courageux comme les violences conjugales, abordés de manière parfois simpliste et naïve, mais qui ont le mérite d’exister.

 

De plus, si Stromae (parce que Paul Van Haver ça faisait plus coureur de Paris-Roubaix que chanteur à la mode) a commencé sa carrière devant des salles remplies de casquettes Tachini, force fut de constater que L’Autre Canal était plutôt garni de lycéens de bonne famille, plus proches du look d’un jeune versaillais destiné à la carrière juridique, que d’un sarcellois destiné à être défendu par le premier dans une affaire de stupéfiants.

 

Stromae a définitivement gagné mon estime lorsqu’il entama une reprise d’un monument Belge (non, pas le Manneken Pis, bande de pervers), dénommé Arno, mixe Outre-Quiévrain de Bashung et de Gainsbourg matiné de punk. Je fus conquis par ce remix survitaminé de « Putain Putain », tube de TC Matic, groupe d’Arno des années 80, qui se conjugue parfaitement à l’éléctro.

 

J’avoue, cher lecteur, que j’ai pensé à un moment qu’il n’avait pas le public qu’il mérite. Il y avait visiblement beaucoup de travail dans ses compositions, dans la mise en scène spectaculaire orchestrée par des vidéo projecteurs, dans les messages qu’il destine à une audience qui n’était venu que pour sauter innocemment sur son tube « Alors on danse ».

 

Vous vous dîtes sûrement que je ne suis qu’un vieux con de réac, tombé en empathie pour Stromae parce qu’il a repris une chanson que je pouvais écouter dans mon premier baladeur à cassettes, tee-shirt Fido Dido arboré fièrement, une barre de Raiders dans une poche en cas de fringale, un billet pour le concert des Charlots dans l’autre. Et vous auriez raison. Malgré tout, si le Belge sautillant passe dans votre ville, allez faire un tour. Il en a plus d’un dans son sac pour vous étonner.

 

Plus d'informations sur Stromae :

www.stromae.org/



Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 11:34

 

Le vendredi 6 mai, Cyril Mokaiesh est venu fêter son anniversaire au caveau des Trinitaires à Metz, Melting Actu était, bien sûr, de la partie.

 

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Ainsi, nous étions le public de la première date de la tournée de ce jeune talent. Accompagné
de ses musiciens, il a su nous présenter comme il se doit son album solo "Du rouge et des
Passions". Plus orienté vers la chanson française que le rock de son ancien groupe, cet album
se veut très humaniste, très impliqué.

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Cyril Mokaiesh a une voix - à la Bertrant Cantat - qui nous a séduite et une volonté de faire
passer des messages qui n'a pas laissé le public des Trinitaires indifférent.
Des titres comme "Comme elle est belle" ou "Tes airs de rien" sont à écouter d'urgence !

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Article et photos : Elise Ruiba

 

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Plus d'informations sur Mokaiesh :

www.myspace.com/mokaiesh
www.cyrilmokaiesh.com/

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 11:24

La programmation détonante sur les 3 jours place Le Michel en rupture de stock pour les PASS 3 JOURS, en vente au tarif plus que privilégié de 65 euros*.

Les billets 1 jour pour le festival (jeudi/vendredi/samedi) restent bien entendu en vente dans les réseaux habituels.

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Offre de dernière minute

Malgré tout, et puisque le Michel n’est pas avare, il vous propose exceptionnellement d’ajouter 500 PASS 3 JOURS, afin de satisfaire les retardataires.

Ces billets, au tarif de 75 euros* (au lieu donc de 87 euros* pour 3 billets 1 jour), sont disponibles dans l’ensemble des réseaux habituels, et ce uniquement en prévente.

 

 

* Tarifs hors frais de location, dans la limite des places disponibles Opération spéciale, pass 3 jours non disponibles en caisse du soir.

 

Pour Rappel, l'affiche du Festival Jardin du Michel 2011 :

 

JDMFESTIVAL2011 visuelHD

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:59

Après douze ans d’un parcours dense et spectaculaire, Joseph Arthur revient en groupe avec son disque le plus direct et simple à ce jour, un pur moment de rock’n’roll.

 

 

Joseph Arthur ou l’itinéraire d’un enfant gâté

 

Vu du bord d’une autoroute de l’actualité qui vomit ses sensations saisonnières par convois entiers, le parcours de Joseph Arthur est un vaste chaos. Si l’auteur compositeur américain le plus important de ces dix dernières années a perdu en chemin certains de ceux qui à la fin des années quatre-vingt-dix avaient succombé au charme vénéneux de chansons qui semblaient vierges de toute influence, son public, français notamment, lui est resté fidèle. Sans promotion ni publicité, les salles de concert n’ont jamais désempli. Que l’on visite la discographie pléthorique de Joseph Arthur par la route principale (six albums en dix ans) ou par l’itinéraire bis que dessinent ses maxis lâchés en pleine nature au fil des ans, il est recommandé d’attacher sa ceinture.

 

Joseph Arthur est découvert en 1996 par Peter Gabriel, qui édite sur son label Real World le premier album du jeune homme. Big City Secrets dévoile une écriture et une mise en son très singulières, une sorte de folk moderne basé sur des rythmiques et des arrangements sophistiqués, un audacieux travail sur les voix. Les chansons Mercedes et Daddy’s On Prozac signent à elles seules l’entrée de Joseph Arthur dans le cercle restreint des songwriters qui comptent. Le Ep Vacancy (1999) puis l’album Come To Where I’m From (2000) confirment la bonne nouvelle, accueillie comme il se doit par le grand public, qui fait un triomphe au single In The Sun. Les paroles révèlent aussi l’émergence d’un parolier de premier plan (« Your history acts like your gravity » psalmodiée pour l’éternité sur History).

 

2002 reste l’année du Grand Chelem pour Joseph Arthur. Coup sur coup sortent la série des quatre Junkyards Hearts (éditions limitées emballées dans des pochettes cartonnées entièrement dessinées par Joseph) puis l’album Redemption’s Son, appelé à rester durablement le chef d’œuvre du songwriter. Mélodies, arrangements, instrumentation et production sont absolument étourdissants. Cette glorieuse série marque la fin de la collaboration avec Real World. Fatigué par l’industrie du disque, Joseph Arthur va connaître en Europe les joies des bacs import.

 

Partagés entre calme précaire et tempêtes soniques, l’impressionnant Our Shadows Will Remain (2004) et le plus direct Nuclear Daydream (2006) passent inaperçus. Toujours nourris par une science du collage, les morceaux  de Joseph Arthur témoignent aussi d’une volonté nouvelle de simplicité. Une volonté qui transpire sur Let’s Just Be en 2007, signé Joseph Arthur & The Lonely Astronauts, un disque de groupe, un disque de rock percutant inspiré par les grandes heures des années soixante-dix. Joseph Arthur joue collectif. Pour le plaisir et la beauté du geste. Sur scène, le groupe l’emporte à l’énergie, à défaut de retrouver la singularité des concerts solitaires de Joseph. Les spectateurs de la Maroquinerie en décembre 2007 en ont encore des gouttes de sueur dans les yeux.  

 

 

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Temporary People ou le rock club de Joseph Arthur

 

Alors que les bacs import se sont encore garnis de quatre nouvelles livraisons en ce début d’année (des Eps très recommandables, qui couvrent toute l’étendue stylistique de notre homme), Fargo brise la malédiction et offre à nouveau à Joseph Arthur la lumière méritée. Temporary People, son septième album, prolonge la récréation rock’n’roll avec une jubilation et une décontraction inédites. Avec les Rolling Stones de Sticky Fingers (1971) et Exile On Main Street (1972) en ligne de mire, Joseph et son gang livrent des chansons percutantes et simples.

 

Qu’on n’imagine pas pour autant un disque rétrograde et petit bras, une ode au T-Shirt sans manches et aux solos de guitare. Avec ce qu’il faut de morgue et de sensibilité, Temporary People joue sur le velours d’une écriture généreuse, d’un son ample et d’une voix qui n’a jamais été aussi chaleureuse. Les filles font les (jolis) chœurs, l’harmonica, l’orgue et les cordes sont parfois de sortie, les ballades sont moelleuses et les chansons enlevées balaient toute forme de résistance.

 

Enregistré à New York avec les Lonely Astronauts, qui ont mis la main à l’écriture de certains morceaux, Temporary People frotte la singularité d’un artiste complexe au classicisme rock le plus classieux.  

 

Plus d'informations sur Joseph Arthur :

www.josepharthur.com/ 

 

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:49

L'Ensemble Poirel présente le spectacle PINCE DE CRABE ! par les compagnies Les Fruits du Hasard et Kinorev, le dimanche 15 mai 2011 à 16h00.

Du partenariat des 2 compagnies nancéiennes est né un projet ambitieux où spectacle vivant et arts visuels s'enrichissent mutuellement. Mêlant théâtre, vidéo et musique interprétée en direct, PINCE DE CRABE ! est accessible aux enfants dès 6 ans.

 

Au fond des mers, dans le ventre d’un crabe géant
ou à travers le ciel accompagnées d’une sirène volante,
les héroïnes Mademoiselle Brune et Mademoiselle Rousse
traversent les mythes liés au monde marin...


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"Aux yeux des jeunes spectateurs, et bien souvent de leurs aînés, l’image, partout présente dans
leur environnement, est quasiment devenue objet du quotidien. Avec Pince de Crabe ! nous souhaitons lui rendre une place de choix : un point de départ pour l’imaginaire, une ouverture
vers d’autres univers.
En plaçant le cinéma au cœur même du spectacle vivant, nous invitons le jeune spectateur (et
l’adulte qui l’accompagne) à franchir la frontière, perméable, qui sépare l’image et le théâtre, le
réel et l’imaginaire, le vrai et le faux.
Ainsi, la notion de « territoire », contenue dans l’histoire, trouve un parallèle direct dans le
partage des techniques utilisées, et en réalisant l’osmose entre théâtre, cinéma,
marionnettes et musique, forme et fond finissent par se confondre."

Synopsis

« Pince-Mi et Pince-moi sont dans un bateau. Pince-Mi tombe à l’eau, qui est-ce qui reste ? Pince-Moi ! »

Cette minuscule devinette surgie du tréfonds de notre enfance est le postulat de départ du spectacle. Avec cette simple affaire de syntaxe, plusieurs pistes nous sont proposées : « Pince-Mi tombe à l’eau », et c’est sûrement Pince-Moi qui l’y a poussé. Mais s’il reste sur le bateau, Pince-Moi le pince, puisque c’est dans la proposition. Ainsi il y a dans ce jeu une sorte d’absurdité. Une forme de syllogisme des plus réjouissants.
Théâtralement s’entend… Autrement dit, placez deux êtres humains dans un même espace, si possible réduit, laissez-les mijoter, et très vite vous risquez de voir s’immiscer entre eux le besoin de territoire et de propriété. Et si vous n’y prenez pas garde, la situation peut même virer vers des sentiments encore bien moins glorieux : individualisme, égoïsme, peur de l’autre, exclusion. Mais nous ne choisirons pas cette voie risquée car il en existe une autre, bien plus drôle, riche, enthousiasmante et ludique : l’imaginaire, le rêve, le jeu, le voyage, la découverte.
Donc, Mademoiselle Brune et Mademoiselle Rousse sont dans une barque échouée sur une plage. Cette embarcation d’un autre âge est leur contrée. Mais sans sa fonction de navigation, posée inutilement sur le sable, elle se révèle vite trop petite. Un territoire trop étroit. Pour préserver sa place, Mademoiselle Rousse va tenter d’éliminer Mademoiselle Brune. Comme dans le jeu. Et comme ces légumes et autres boîtes de soda qu’elle jette négligemment sur le sable. Donc, Mademoiselle Brune quitte la barque.
Momentanément. Car l’arrivée d’un crabe va perturber le projet de Mademoiselle Rousse. Qui pensait garder le territoire conquis pour elle toute seule. Et qui rappelle dare-dare Mademoiselle Brune, pour lutter contre ce crustacé importun. Et c’est elle, Mademoiselle Brune, qui va initier et mener l’histoire.
Profitant du passage dans le ciel d’un avion publicitaire vantant les mérites d’une pilule de jouvence à vous rendre belle comme une sirène, elle enclenche l’imaginaire et fait basculer la situation du quotidien vers le fantasque. La sirène se matérialise dans le ciel. Une vague emporte la barque.
Qui retrouve ainsi sa véritable fonction…
Accompagnée de la sirène volante, la pauvre barcasse devient alors vaisseau de pirates, tapis volant, coquille de noix ou Nautilus… Mesdemoiselles Brune, Rousse, et Blonde, voguent au gré des mythes liés au monde marin. Au fond des mers, dans le ventre d’un crabe géant ou à travers ciel, elles vont se les approprier, les rêver, les partager, les transformer. Et ce parcours improbable permet à Mademoiselle Rousse un cheminement intérieur qui va la conduire à accepter l’autre, à partager son territoire, et à prendre conscience de la dimension écologique de l’aventure. Bref à ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure...




+ d'info :
www.poirel.nancy.fr

accueil du public, billetterie :
Ensemble Poirel

3, rue Victor Poirel 54000 Nancy
téléphone : 03 83 32 31 25
courrier électronique : ensemblepoirel@mairie-nancy.fr


- le lundi de 14h à 18h
- du mardi au vendredi de 13h à 19h
- une heure avant le début des représentations

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:56

Ce samedi 7 mai 2011 restera un jour particulier dans un agenda rempli, défilant à toute vitesse.
A la fois un soir de concert, dans un pays voisin, l’Allemagne ;
La possibilité de revoir un groupe chéri, adulé, en bonne compagnie ;
la joie de découvrir une ville – Sarrebruck – un festival – Perspectives – dédié aux arts de la scène, fringuant partenariat franco-allemand.
Mais c’était aussi, un excellent moyen de mêler deux peuples juste avant de fêter la fin de cinq années d’une guerre qui s’est tut il y a maintenant 66 ans.
C’était surtout un jour qui avait commencé en musique, afin de saluer une dernière fois une personne dont il est certain que j’aurais pris plaisir à appeler ami, avec le temps.

Ce n’était donc rien de moins que ma sixième fois que je me retrouvais face à la fratrie des Ogres. Ce soir, ils m’ont permis de me découvrir un nouveau rêve : être surpris encore et encore pour leur prochaine tournée (je laisse le fait de pouvoir y être impliqué dans une autre strate de rêve !).
Mais bien avant de s’y projeter, il est bon de vous narrer l’expérience de ce concert. Car il faut bien parler d’expérience, et plutôt que de concert, spectacle serait un mot plus juste.
Faut-il parler de l’ambiance ? Des chansons de la setlist ? De la qualité du dernier album « Comment je suis devenu voyageur » ? Ou plutôt commencer par la première fois de certains, de la belle entente franco-allemande marquée par la défense hexagonale de la ville de Sarrebruck sur 3-0, du doux parfum d’été, de la grande forme de la famille comme du reste de toute l’équipe ?

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Très objectivement, je pourrais vous parler du côté engagé des Ogres, pour la musique, pour le monde, en politique ou pour la culture. Je pourrais également vous dire qu’à quatre, ils étaient cent sur scène samedi soir, exaltant leurs morceaux des milles instruments dont ils savent jouer, donnant une part belle et vraie à l’ensemble des personnes qui les accompagnent et qui font que Les Ogres de Barback soient si géniaux. Très objectivement, je pourrais vous dire qu’être technicien sur la tournée des Ogres, c’est dormir très peu, passer le concert à courir et endosser un rôle, jouer et se faire plaisir, se sentir aimé et exister autrement que dans l’ombre ! Je pourrais également vous narrer par le menu ce spectacle magique, ces surprises, ces aventures. Cette foule de nouveaux titres, cette persévérance dans les anciens. La réinterprétation de classiques, de la reprise la plus punk aux bootleg les plus improbables mais ô combien géniaux, NTM en tête.


Et puis, le plus simple serait de ne rien dire. De vous inviter à partir à la rencontre du paysage créé par les Ogres de Barback, de leur univers musical fantastique, pluriel, des milles sources d’inspirations qui peuplent leurs musiques, des astuces techniques, de la beauté visuelle de leur dernière création. Il serait même très juste d’en garder un souvenir aussi fort qu’il ne faille rien en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir aux futurs spectateurs. Le spectacle des Ogres de Barback ne se raconte pas mais se vie, tant l’expérience de deux heure et demie est significative, particulière, unique.

 

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Invoquant des amis, des amours, des luttes, les Ogres de Barback ont réuni samedi soir familles et enfants, riant, souriant, des couples dansant, des amis joyeux, des anciens réjouis.
Les Ogres de Barback ont réuni autour de leur magie, de leur perfection musicale, de la poésie de leurs paroles, l’ingéniosité de leur mise en scène, l’humour de l’ensemble de leur œuvre.

A ce propos, je vous invite à suivre leur blog, petit bijoux de création, assurément la meilleur façon de vous inviter à venir les voir en concert, sans avoir besoin d’user de plan de communication, d’affiches grandiloquentes ou de chiffres affriolant.

Voilà finalement toute la beauté et le rêve créé et développé par les Ogres de Barback : la puissance du naturel.

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Et cette beauté, j’ai déjà repris rendez-vous avec elle. Ce sera le 02 juin prochain pour le festival Au Fond du Jardin du Michel !

Article : Ugo Schimizzi

Plus d'informations sur Les Ogres de Barback :

www.lesogres.com/

Leur blog de tournée, à voir absolument :

http://lesogres.com/blog/

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:50

De qui Zaza est-il le nom ?
De Mademoiselle Fournier, pour sûr, parisienne de 26 ans d’âge. Zaza, ce peut-être aussi – du moins dans le cas de l’indisciplinée chanteuse et accordéoniste – le féminin de Zazou. A la fin des années 1930, les « rejetons multicolores de la faune « swing » du Tout-Paris », selon la définition bourgeoise du moment, baladaient leurs cheveux ondulés au Pam Pam ou au Colysée sur les Champs-Elysées. Mèche frontale, rouge aux lèvres et look pin-up rockabilly, belligérante des nouvelles mœurs, Zaza transpose les Zazous au 21ème siècle : « Qu’est-ce que ça te fait si j’parle avec ton cousin ? Qu’est-ce que ça t’fait si j’danse avec ton copain ? Qu’est-ce que ça t’fait si je couche avec le voisin ? Qu’est-ce que tu dis si je raconte tout à Natalie ? Qu’est-ce que tu bois ? Je veux la même chose que toi ». Les temps ont changé, le féminisme est passé par là et Zaza est passée à la Vodka Fraise. Elle s’enivre en regardant danser les glaçons tout au fond du verre. La tête lui tourne, c’est un naufrage drolatique traduit sur une musique de bal balnéaire. « Une sorte d’hyperréalisme », dit l’intéressée.

 

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Zaza Fournier possède un don aigu : celui de traduire l’immédiat, avec des mots directs : coucher, reins, chaise, lunettes, savon, genoux, frissons…, combinant à la fois distance critique et liberté. Elle assure à l’instinct, une qualité travaillée au long d’une tournée de deux-cents dates en dix-huit mois, dont « 170 seule en scène, avec un accordéon et un iPod », sans filet, dit-elle. « Je vivais le présent tel qu’il venait », écrivant sur le tas, sur la route - la chanson Regarde-moi a été composée pendant une balance de concert. C’est à la maison que Zaza Fournier avait été fabriqué. C’est à la maison que Regarde-moi a été mûri et complété, grâce à un tête-à-tête avec un nouvel instrument, un orgue
à boutons, très présent sur le disque. Pièce vintage rare datant des années 1970, ce Cavagnolo, « la même marque que mon accordéon », a été le premier orgue électronique à clavier d’accordéon. « C’est un drôle de jouet hybride, avec un son chaud à la Ray Charles, sensuel, ludique, mais électrifié », électronique aussi avec ses lignes de percussions, de claviers, de basses, etc. « Cet instrument rend totalement indépendant, dit Zaza, passionnée par « toutes les variations de l’accordéon ». La chanson Comme il est doux, concoctée dans l’intimité par Zaza et son orgue-accordéon, est ainsi arrivée toute prête dans l’escarcelle de ses complices arrangeurs Jack et Rob. Ce clavier moderne et qui possède un son singulier, a servi attentivement le paradoxe de Zaza la Zazou, les deux pieds dans le présent, la tête dans l’avenir, un œil sur le passé, et un cœur alchimiste.

Née à Paris, grandie dans l’Oise, étudiante en théâtre, Zaza Fournier, auteur, compositeur, interprète, a étudié le violon avant de s’essayer à l’accordéon à l’âge de 19 ans. Sa carrière de chanteuse commence par hasard : sommée par son professeur de théâtre d’improviser sur un thème bateau mais fondamental (« Qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme ? »), elle lui chante une chanson qu’elle vient de co-écrire pour le plaisir avec sa tante, La vie à deux. Ses complices en musique, Jack Lahana (réalisateur notamment pour Brigitte Fontaine, La Fiancée…) et le multi-instrumentiste Rob (claviériste du groupe Phoenix, auteur de musiques de film, il poursuit aussi un projet solo Dodécalogue…), en font le single de Zaza Fournier, premier album de charme, où Elvis Presley est touché du doigt. Jack Lahana et Rob ont poursuivi l’expérience (réalisation & arrangements), s’appuyant sur les guitares de Nico Bogue et la batterie de Raphaël Seguinier.
On l’attendait en chanteuse gouailleuse, oiseaux des trottoirs parisiens de l’après-guerre, mais voilà que dans ses pérégrinations, Zaza s’est faite accompagner par l’intégrale des chansons de Roy Orbison, l’auteur de Blue Bayou, guitariste et interprète majeur des années 1960. Zaza a aussi écouté Christophe, époque Aline et Les Paradis perdus, avec leur prose de teenager culotté et leur dose de vague-à-l’âme parce que « ces 15 ans où ce que l’on ressent est beau et rare » passent à la vitesse de l’éclair. Elle a été saisie par le sentiment que « ce qui a été n’est plus ». Cette nouvelle nostalgie (Mon frère, Maman, écrite pour sa mère), n’a pourtant pas entamé la sensuelle gourmandise et l’optimisme vigoureux qui avaient été la marque de Zaza Fournier.

Regarde-moi, que sa conceptrice traduira en scène de façon plus rock, avec un groupe et non plus en solitaire, indique que la jeune génération dont sont issus Zaza et ses musiciens a écouté et intégré presque inconsciemment toutes les révolutions rythmiques du siècle passé : le twist, le rockabilly et Adriano Celentano (Happy Birthday)… Des rythmes amoureux, qui emballent. Zaza est une néo-yéyé (Qu’est-ce que ça te fait ?, 15 ans), une rockeuse des origines (Johnny Chéri), une amoureuse dévergondée (Regarde-moi). Ses personnages se composent au fil des sensations. Citant un Zaza Fournier traversé de références dansantes et latines, calypso, mambo, Zaza Fournier modernise un temps, les années 1960, où les sans-soucis n’étaient pas crétins pour autant, où la guitare en réverbération, les chœurs et le doo-wap servaient d’écrin à des chansons qui jouaient sur les bleus à l’âme comme sur du velours.

Zaza Fournier se souvient de l’esthétique de Cry Baby, le teen movie de John Waters et s’en remet aux muses du rockabilly, « parce que c’était hyper sexy, drôle et que tous ces types qui se coiffaient en banane et s’habillaient en pantalon de cuir moulant savaient pratiquer le second degré. Elvis savait jouer avec son image, avec recul. ». C’était une époque où « le bouchon a sauté ». Zaza a revisité la chanson française, et maintenant que va-t-elle faire ? Bousculer ce qui doit l’être. S’amuser avec ses chœurs doo-wap, danser avec son copain l’accordéon hybride, et chanter.

Plus d'informations sur Zaza Fournier :
www.myspace.com/zazafournier

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 14:05

Attention concert à ne pas manquer : La venue des Tit Nassels et des Blaireaux en Lorraine, dans la mythique salle de Chez Paulette à Pagney derrière Barine, le 12 mai prochain !


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Les Tit'Nassels :
Duo atypique maniant habillement l'art de l'écriture, les Tit'Nassels oscillent entre légèreté et gravité, les deux complices mettent en scène des personnages dont ils brossent des portraits emprunts d'amour, d'humour et de noblesse.
Tour à tour auteur et compositeur, avec fraîcheur et causticité ils ont ce don particulier qui rapproche et d'emblée fonctionne auprès du public.
Les dix ans de carrière passés et dignement fêtés sur l'album best of « Pêle Mêle » (2009), le duo n'a rien perdu de sa fraicheur et de sa spontanéité.

Deux ans après la sortie de Deux, trois trucs, AxL et Sophie retournent en studio au premier semestre 2010 pour enregistrer les 14 titres qui composent
Même pas mal. Avec David Granier (La Grande Sophie) à la réalisation et mixés en juin 2010 au Studio Garage à Paris par Dominique Ledudal (J-P Nataf, Vincent Delerm, Robin Leduc, Tryo, Emilie Loizeau, etc.).

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Les Tit's Nassels / photo : Christian Verdet


Au fil des albums, le duo a su prendre de la consistance et livrer une chanson française en connexion avec le quotidien, toujours capable de faire sourire. Sans fioritures, ce 4eme album intègre définitivement les Tit Nassels à la scène française actuelle : gouailleuse, directe et sans prise de tête.

Toujours capables de fulgurances pop, ce 4eme album, « Même pas mal » renferme à l'instar de leurs albums précédents, quelques pépites aux refrains entêtants. Les Tit %u2018 Nassels est définitivement le duo chanson à (re)découvrir !

 

 

Les Blaireaux :

 

Le Blaireau, nous apprend l’encyclopédie, est un animal sociable. Les Blaireaux, nous apprennent les salles de concert, sont des bêtes de scène. Le blaireau est un animal fouisseur : il construit patiemment de longues galeries souterraines. Les Blaireaux ont fait leur trou en une dizaine d’années. D’abord à Lille, chez eux, avant de conquérir les six coins de l’Hexagone, et aussi son centre et même ses départements les plus retirés, puis les radios et leurs play lists. Le blaireau ne fiche rien de toute la sainte journée. Il ne sort que le soir, pour chercher sa nourriture. Les Blaireaux en fichent-ils une rame de plus ? Peut-on appeler en ficher quelque chose l’écriture de chansons divertissantes ou énergétiques, sentimentales ou chroniqueuses, moqueuses ou oniriques ? En tout cas, à les entendre, nul ne sentit jamais la moindre trace d’un effort. Les Blaireaux donnent une impression continuelle de facilité. De naturel. On dirait que leurs idées, leurs trouvailles, leurs jeux de mots, la cocasserie de situations qu’ils imaginent leur viennent en dormant. Une fois réveillés, ils viennent raconter sur scène leurs songeries de la nuit avant d’aller assurer la fermeture des bars. Les Blaireaux, 10 ans après leurs premiers pas, c’est toujours le même plaisir. Simplement, nous sommes plus nombreux à la partager.  Philippe Meyer.

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Les Blaireaux / Photo : Xavier Cauchy

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

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