22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 15:19

Cette année encore, le Nancy Jazz Pulsations (NJP) prend ses quartiers dans tout Nancy et nous offre une programmation soignée, de qualité, faisant la part belle à la musique Jazz mais gardant une grande ouverture d'esprit vis à vis des autres styles musicaux.

L'occasion pour nous d'être une nouvelle fois présents sur cette manifestation et de vous rapporter dans les semaines à venir les meilleurs moments de ce festival en or !

Nous serons présents dès ce samedi à la Salle Poirel pour le concert de Sophie Hunger et Agnès Obel, en marge du début du festival programmé le 5 octobre prochain.


Loin de nous l'idée de copier négligement le programme que vous pouvez retrouver ICI, mais nous tenions à vous retranscrire l'édito de Claude-Jean "Tito" Antoine, le président du Nancy Jazz Pulsations, juste, précis et vibrant :

" 

« Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations, de l’obsession de la  pureté. » Octavio Paz

 

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Dans une France qui regorge de festivals d’été et dans une Lorraine où poussent de jeunes pousses au printemps, NJP – festival essentiellement urbain – s’est posé en automne et marque la rentrée. Dès les premières éditions, l’ouverture du festival à des musiques cousines du jazz enflammait la ville et le Chapiteau de la Pépinière et installait le “style NJP”, largement repris depuis. Le gotha du jazz y côtoie depuis toujours de jeunes musiciens à la
notoriété naissante. Notre projet s’inscrit dans la durée (38 ans) mais l’objectif reste constant : faire le meilleur festival
urbain mobile (plus de 25 concerts au-delà de Nancy) mais surtout pas le plus grand ; faire de notre cité un terrain de rencontres, de découvertes, de curiosité, de liberté et de bonne musique à l’image du festival ouvert, convivial, passeur,
défricheur et fédérateur que nous souhaitons.

NJP explore les infinies possibilités qu’offre la ville :
le Chapiteau de la Pépinière, le Magic Mirrors, l’Opéra, la Salle Poirel, l’Autre Canal, le Théâtre de la Manufacture, le Hublot, le Théâtre

Ça respire encore, les bars, brasseries, rues, places… Un beau terrain de musique et d’espérance où, durant 15 jours,
tout peut arriver. Ce sont plus de 130 rendez-vous auxquels nous vous convions.

C’est pour cela que NJP existe. Notre plaisir, nous le trouvons sur vos visages à la sortie des concerts…"

 

 

La programmation en détail :

 

prog1

 

prog2.jpg

 

Plus d'informations sur :

http://www.nancyjazzpulsations.com/

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:56

Le messin Cascadeur, nouveau poulain d'une grosse écurie musicale nous a accordé une interview en sa demeure, nous gratifiant même d'une petite chanson que nous mettrons en ligne rapidement.

En attendant, retour sur un entretien mené par Morgane Aubry :

 

 

C’est après son concert au Brussels Summer Festival, donné le 20 août dernier que nous avons pu rencontrer, furtivement, le messin Cascadeur. Celui-ci nous a ensuite gentiment reçu chez lui, à Metz, pour une interview.


Présentations faites, nous y voilà :

MA : Etre signé chez une major comme Universal pour un artiste c’est une énorme opportunité, mais ne pensez vous pas que c’est aussi un peu une manière de vendre son âme au diable ?

C : Ca commence fort (rires). En fait c’est une question à la fois insidieuse et unanime. Effectivement de l’extérieur on peut considérer qu’il y a les bons, les indépendants et puis les méchants. De par mon expérience, j’ai pu constater que c’est beaucoup plus compliqué que ça…
J’ai aussi travaillé dans « l’hyper »  indépendance, n’étant pas signé pendant plusieurs années avec Cascadeur, je gravais mes disques tout seul par exemple. J’ai vu certains avantages et puis quelques inconvénients. Il fallait de toute façon que je change un peu de dimension. Ca ne veut pas dire que mon souhait était d’être partout mais je sentais qu’il y avait des limites. C’est-à-dire qu’au bout d’un moment ça m’épuisait parce qu’il fallait que je trouve les concerts tout seul, mes disques n’étaient pas distribués. J’étais face à un mur finalement, donc j’ai fais des démarches seul au départ, pour rencontrer des gens susceptibles d’être intéressés par mon travail. Et effectivement, pris dedans, je n’avais pas de « délit de faciès ». Je me suis adressé forcément à des labels qui, à priori, par leur couleur, pouvaient être sensibles à mon projet. Après, il y a eu des rencontres.

Mais moi je poserais peut être la question autrement : c’est peut être les labels indépendants qui ne se sont pas manifestés. On peut prendre les choses à l’envers et se dire : pourquoi les labels indépendants ne se sont pas plus manifestés, enfin ils se sont manifestés un peu, mais pas jusqu’au bout, pas au point de signer un contrat avec moi. Moi je m’interrogerais là-dessus. Ensuite, je trouve ça relativement rassurant si on choisit un regard diabolique : les méchants ont peut-être aussi un cœur (rires). Je crois, en tout cas et c’est ce que j’ai ressenti et ce que je vis, c’est que si il y a eu cette rencontre professionnelle, il y a aussi eu une rencontre … passionnelle. Bon c’est peut être un peu fort mais en tout cas amoureuse peut être, sensible autour de ce que je fais. Je crois et je suis même certain que le but ultime de la maison de disque n’est pas d’être milliardaire avec Cascadeur. Je crois qu’ils placent les choses ailleurs. Notre souci, c’est d’essayer d’assoir un projet un peu plus atypique dans un paysage qui est parfois formaté, notamment en France. Donc voilà je ne me prends pas pour John Cage ou un avant-gardiste, j’ai juste l’impression de faire quelque chose d’assez accessible mais peut être que ça peut effrayer. Ensuite je ne pense pas avoir fait plus peur aux majors qu’aux labels indépendants. Parce qu’un label indépendant est dans la rentabilité effective et rapide. Il n’a pas justement les reins assez solides pour supporter plusieurs projets qui ne marchent pas du tout ; autrement il met la clé sous la porte, c’est ce qui est arrivé à pas mal de labels. Quand tu es indépendant et que tu as moins de moyens, tu es obligé de vendre des disques, tu as le couteau un peu plus sous la gorge. Ce qui ne veut pas dire que les majors sont tranquilles. Il y a beaucoup de licenciements chez les artistes et les professionnels du disque, c’est aussi très compliqué. Mais en même temps je suis assez mal placé pour en parler dans la mesure où c’est nouveau. Mais pour l’instant, ça se passe bien… Après peut être que dans quelques années on aura divorcé avec pertes et fracas et que j’aurai un autre avis mais là je suis assez nuancé et je comprends la question.


MA : Comment gérez-vous le fait qu’aujourd’hui votre image soit contrôlée par votre maison de disque ? Ce n’est pas un peu oppressant ?

C : Non parce que c’est moi qui l’ai un peu imposé. J’ai une image, j’existais avant de signer. Et si j’ai été signé c’est aussi parce que j’avais une image, un  peu. Mon souci ce n’est pas que l’image, c’est la musique, mais elle n’est pas pour moi quand dans les notes, elle est aussi dans la présentation scénique, l’élaboration des pochettes, enfin elle est partout.

Donc on ne m’impose rien. Je travaille comme je travaillais quand j’étais tout seul. J’ai travaillé ici où tu es assise, j’ai des amis qui venait. Rien n’a changé à ce niveau là, je travaille toujours de la même façon. Effectivement, j’ai un peu plus de moyens. Par exemple, lorsqu’il a été question de rajouter des cordes on ne m’a pas dit : « tu vas mettre un violoncelle et un violon ». On s’est plutôt dit « voilà où je souhaite aller, nous avons la possibilité financière de réaliser les choses ». En même temps, j’ai pas demandé des jacuzzis, un clip avec des bimbos. Tout cela reste à mon échelle et à un point de vue musical, donc je n’ai pas du tout l’impression d’être un mannequin ou une doublure qui derrière moi est manipulé par Dark Vador. Peut-être qu’on peut le penser mais si c’est ça il faut que j’ouvre les yeux (rires).


MA : Passons à des questions un peu plus légères et en accord avec votre formation à la fois de musicien et de plasticien. Je vais vous demander de faire des choix entre différentes propositions. Commençons par le 7ème art…

Vous êtes plutôt Almodovar ou Allen ?

C : Les deux. Encore une fois je pense que c’est aussi un peu mon travail dans Cascadeur. On pourrait dire que c’est un projet un peu « arty » et mélancolique mais j’aime m’amuser, j’aime rire. Pour moi le rire contient tellement de sentiments à explorer comme la mélancolie ou les joies ultimes.

Donc c’est pour ça que je dirais Woody Allen, dont je suis un grand fan depuis le début. J’aime beaucoup tous ses premiers films, j’accroche juste un peu moins à ses derniers où j’ai l’impression qu’il est justement dans du « coton ». Il explore des zones qui me touchent moins parce que c’est presque bobo maintenant, ça me gène un peu. Sur Paris par exemple, forcément on tombe dans des clichés. Maintenant, c’est un homme d’un certain âge, donc il voit la vie différemment. J’étais plus sensible à ce qu’il faisait avant, qui me semblait un peu plus écorché et plus en phase avec « le commun des mortels » Ca reste un cinéaste de référence et un auteur que j’adore vraiment.

Almodovar, j’ai hâte de voir son dernier film, qui par les thématiques m’intéresse pas mal. Même si je le connais un peu moins bien, c’est aussi un cinéaste important et qui me plaît parce qu’il interroge sur l’identité sexuel. Ca m’intéresse par rapport à Cascadeur. C’est un super héro qui chante avec une voix de fille donc je suis quelque part proche d’Almodovar (rire) en tout cas dans mes interrogations.


MA : Orange Mécanique ou Shining ?

C : Aaaah Kubrick … Je ne peux pas choisir. Orange Mécanique est fabuleux par rapport à l’invention plastique. Ensuite, au niveau de la thématique, je sais qu’il avait été décrié car c’était un film soit disant hyper violent alors que c’était un film sur la violence, ce qui n’est pas tout à fait la même chose et c’est souvent le problème. C’est violent mais il interroge et il a besoin de passer par la violence pour pousser à la réflexion…

Après, Shining, c’est l’enfance. Il a des visions très fortes. Je crois qu’avec Kubrick ça marche comme ça, il assène des coups de poing. Quand tu penses à Shining tu penses à Danny le petit garçon qui déambule dans les couloirs sur son tricycle et puis cet ascenseur avec le sang et ces trucs hyper gores et les jumelles. Je trouve que Kubrick c’est très très marquant, parce qu’il interroge sur les peurs enfantines, les histoires de loups, il fait ressurgirent les hantises liées à l’enfance. Donc je n’aime pas faire de choix !


MA : Par rapport à Yann Tiersen, compositeur français, vous avez préférez Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ou Good Bye Lenin ?

C : Alors je n’ai pas vu Amélie Poulain. Non pas que je m’y sois refusé, mais ça me fait un peu penser aux derniers films de Woody Allen, avec ces clichés. Donc ça serait difficile d’en parler étant donné que je n’ai vu que quelques images et pas le film en entier. Ensuite Yann Tiersen, c’est vrai que ce sont des comptines. À mon avis le travail qu’il a fait là-dessus est assez intéressant. Je suis assez sensible à ces ritournelles, cette simplicité qui n’est pas évidente. Après je crois que lui aussi en souffre. Pour un certain nombre de gens Yann Tiersen, c’est Amélie Poulain. C’est quelqu’un qui veut aussi « détruire » cette phase qui le plombe comme M et son personnage.

Après, Good Bye Lenin c’est un film que j’ai vu et que j’ai en dvd, qui m’a bien plu, y compris la musique. C’est vraiment un chouette film qui est finalement très dramatique et très drôle, alimenté par l’illusion crée autour de la mère. On arrive dans le domaine de l’art. 


MA : Sinon quel est le dernier film qui vous a touché ? 

C : Malheureusement pour moi je n’ai plus beaucoup le temps d’aller au cinéma, je regarde pas mal de films à la télé… Du coup, le dernier film qui m’a touché …
Ah si j’ai bien aimé un film, alors le titre … c’est un film argentin je crois. C’est un titre à la Almodovar, il est passé sur canal le mois dernier. Sinon très récemment j’ai vu un film d’Emmanuelle Bercot qui s’appelle Mes chères études. Bon il s’avère que j’avais été contacté par Emmanuelle Bercot, qui connaissait Cascadeur et qui voulait faire un titre du coup on avait communiqué. Et ce film qu’elle a fait est vachement dur, tellement juste, c’est adapté d’un bouquin d’une jeune fille qui a du se prostituer pour payer ses études… Phénomène qui, apparemment, est assez courant  et qui ne touche pas seulement les filles. C’est un peu cru comme film et vachement dérangeant. J’avoue qu’après j’étais vraiment mal à l’aise du fait d’être un homme, c’est assez sordide. Mais bon c’est très réel et donc ça m’a marqué.

Et hier soir j’ai revu Les Dents de la Mer. C’est toujours intéressant. C’était en français donc ça devient un peu comique mais encore une fois c’est intéressant, ça rejoint un peu ce que je disais sur Kubrick par rapport aux images choquantes. Là, Spielberg dans ses premiers films comme Les Dents de la mer met en scène des images très frappantes, qui hantent chacun de nous. C’est-à-dire que forcément une grande œuvre ne te fait plus percevoir la réalité de la même façon. Quand tu vas te baigner après avoir vu ce film là, tu ne te baignes plus dans la mer mais dans les dents de la mer, c’est assez drôle mais toujours marquant. Donc c’est vrai que tu peux avoir des lectures de la vie complètement liées à des tableaux, à des films, à des livres.

MA : Sinon plus dans la musique, ça serait plus Satie ou Bach ?

C : Alors encore une fois les deux m’ont un peu bercé, j’ai joué du Bach quand j’étais enfant mais du Satie aussi. Avec Satie, c’est plus dépouillé. Au piano, ce sont des valses  assez souvent ou des choses assez enfantines mais curieusement ce n’est pas un compositeur que j’ai énormément joué. Comme tout le monde, Gymnopédie et Gnossiennes et je dois avoir un ou deux disques. Enfin…il n’a pas énormément écrit.

Et Bach c’est quand même vachement plus imposant, c’est déjà un autre type de compositeur, un autre poids à priori historique. Mais ce qui est intéressant chez Satie c’est cette figure d’outsider et d’artisan, d’un mec plutôt solitaire. Une nouvelle fois, pas de choix.


MA : Bon alors Gainsbourg ou Aznavour ?

C : Alors beaucoup plus Gainsbourg. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’intéresse pas à Aznavour. Je sais qu’il a enregistré un disque il n’y a pas longtemps, justement à Bruxelles. Curieusement, il y a un côté plus daté chez lui mais il sera peut être plus marquant dans quelques années. Gainsbourg je suis vraiment un grand fan, parce que ce qui me plait chez lui c’est que c’était un mec qui était peintre et qui se retrouvait face à sa « déception » par rapport à ce qu’il faisait. Moi je trouvais ça pas mal, il n’y en a pas beaucoup, parce qu’il a tout détruit. Mais il se rabat sur la musique et il y a une sorte de course comme ça … Il était un peu fasciné par la marque, l’image enfin ce qu’on peut conserver de quelqu’un après. Et c’est un peu le monstre qui séduit la belle, on est toujours dans ce trucs là avec lui je trouve et c’est ça qui est fascinant. Se dire que ce gars qui ressemblait à Frankenstein sortait avec la plus belle femme du monde donc ça aussi c’est intéressant.


MA : Janis Joplin ou Amy Winehouse ?

C : Je dirai que c’est un peu la même famille même si je ne connais pas assez bien la vie d’Amy Winehouse. Je dirai que Janis Joplin était un peu plus dans la difficulté professionnelle. Alors, ce qui est troublant chez elle, c’est que dès qu’elle chante elle a un trucs très teinté, une certaine « culture black ». Amy Winehouse, c’est métissé. Tu sens déjà ce truc, c’est troublant parce qu’il y a des chanteurs comme ça tu es perdu sur leur identité et c’est chouette. Un black qui a une voix de blanc, c’est presque plus rare et ça intéresse moins parce que justement cette « couleur » de la culture black me touche un peu plus. Mais effectivement quand tu vois Janis Joplin c’est incroyable, ça vient d’ailleurs et peut être qu’elle a renoué avec la souffrance, l’esclavagisme aux Etats-Unis avec les brimades subies par les populations noires. C’était sans doute quelqu’un qui ressentait cette souffrance et qui s’y intéressait par ses goûts musicaux. Elle a su presque changer de peau et pour moi c’est presque une artiste contestataire black. C’est troublant. Et puis je dirai qu’elle c’est un peu la grande sœur … Maintenant je ne connais pas assez Amy Winehouse, juste quelques titres, j’ai pas d’albums, j’ai seulement vu des extraits d’images. Ce qui me touche c’est ce truc pathétique chez elle. Tu sens qu’elle veut démolir quelque chose mais ce qui est très troublant c’est qu’elle est un peu stoïque sur scène. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est dans certains états mais je trouve qu’elle est presque à côté de son être et un peu à côté de ce qui se passe musicalement.  C’est souvent des trucs assez entraînant, années 50. Sa voix, tu as l’impression qu’elle fait très peu d’efforts, alors que bon, Janis Joplin était dans un combat. Amy Winehouse, je n’avais pas cette sensation-là. J’avais l’impression qu’elle était déjà morte, c’est bizarre, c’est pas méchant au contraire c’est troublant. Elle était déjà la fantôme d’elle-même d’après ce que j’ai pu voir. C’était plutôt une voix. Pour elle c’était peut être accessoire la mort, elle l’avait déjà côtoyé, c’est peut être aussi le quotidien des toxicomane, ils sont sans arrêt sur ce truc là, en confrontation direct avec. Pour eux il n’y a peut-être pas de très grande différence…


MA : Plus électronique, ça serait Jean-Michel Jarre ou Daft Punk ?

C :   Je connais un peu mieux Daft Punk par rapport à Cascadeur. On pourrait dire forcément Daft Punk, parce qu’il y a le rapport du casque, de la combinaison… Après Jarre, c’est un gars qui me fait penser non pas à Indochine mais il y a un truc décrié chez lui. En même temps c’est quelqu’un qui était là, qui a apporté des choses un peu comme Cerone. Ca fait partie un peu de ces gens là. Après de lui je n’ai qu’un disque : Zoolook (1984). Il y a quelque chose qui est vraiment superbe au moment de l’échantillonnage, je trouve qu’il a eu de supers idées. Mais j’ai pas les trucs fondamentaux donc je connais assez mal. Oxygène, je ne suis pas fan mais je pense que c’est quelqu’un d’important. On est un peu dans le grand cirque, le truc un peu mégalomane comme ça, c’est un choix, c’est une figure, donc c’est compliqué : son rôle, sa position. Il a été un artiste d’avant-garde très populaire qui a fait tomber les musiques électroniques dans le grand public et ça je trouve que c’est plutôt intéressant.


MA : Un concert qui vous aurait marqué, vraiment… 

C : Je dirai Radiohead à Strasbourg, je crois que c’était à La Laiterie sur la tournée OK COMPUTER. Parce que là je me suis dit « j’ai vraiment envie de voir ça ». Sur scène, c’était chouette. C’était un beau concert et puis y avait Stranded Horse juste avant, c’était touchant de voir ce mec déjà  sans voix. Techniquement, je veux dire. Il chantait mais son micro ne marchait pas, c’était un ensemble de chose, c’était bizarre, il faut dire que faire la première partie d’un « grand » groupe c’est pas toujours très facile …


MA : Par rapport à l’art, ça serait plutôt l’impressionnisme de Monet ou les ready made de Duchamp ?

C : Humm, il y a dix ans, j’aurais presque un peu dénigré l’impressionnisme et puis après je réfléchis et je me dis c’est absurde parce qu’ils sont à la base de l’abstraction, c’est une technique qui a été révolutionnaire, qui a été récupérée. On en a fait un peu des peintres de salon presque académiques alors qu’ils voulaient sortir le peintre hors de l’atelier. C’est quand même une révolution, ils vont peindre directement sur le motif, ça, ça change beaucoup de choses. Duchamp, tu peux te dire que c’est ça aussi ce qu’il fait : il sort de l’atelier mais en rentrant dedans carrément avec le paysage. Avec l’urinoir, c’est ce qu’il a fait. C’est une réflexion sur le préfabriqué, le fabriqué et l’artiste artisan. L’homme du commun est artiste. Parce que tout à coup, il va tout dérégler : on sacralise l’art, par moment l’artiste et tout à coup un mec va te présenter dans un musée un urinoir, le plus commun des communs, l’infâme même. L’infâme qu’il va transformer et dire : c’est de l’art aussi. Et ça ouvre la porte à tout et n’importe quoi mais c’est fondamental aussi. Parce que sans ça on en reste dans l’académique avec l’art fait  pour certaines catégories de gens. Et tu as des gens qui te disent : non, non l’art sans démagogie c’est pour tout le monde et c’est à tout le monde. Alors après tout le monde va s’en emparer et il y a des réussites diverses, c’est d’autres problèmes. C’est comme Daft Punk ou Jarre, je trouve ça très bien parce qu’ils ouvrent des portes plus ou moins importantes, on verra bien ce n’est pas à moi de juger.

Mais donc sans les impressionnistes, il n’y aurait sans doute pas eu Duchamp. Tout ça est lié, pour moi il n’y a pas d’inférieur, ni de supérieur ; tu vois tu ne vas pas te dire que les dadas sont plus fort que la science avant-garde. Il y a des moments d’histoire, c’est un gigantesque édifice et il y a pleins de pierres et toute pierre est fondamentale. Il y a des trucs qui te touchent plus ou moins. On ne peut pas tout apprécier, des fois parce qu’on ne connaît pas ou qu’on ne comprend pas ou qu’on ne veut pas comprendre. Mais aussi il y a des usurpateurs, c’est évident, il y a de tout, que ce soit dans la musique, la peinture ou la pâtisserie : il y a de très mauvais pâtissiers qui vendent très cher leurs éclairs au chocolat …


MA : Et donc à choisir ça serait plutôt une visite au centre Pompidou de Metz ou au musée des Beaux Arts de Nancy ?

C : Alors moi j’ai une position un peut particulière, c’est-à-dire que je ne vais pas beaucoup voir les expos dans les musées. Parce que il y a un truc que je ne supporte pas trop c’est cet effet de mode autour d’une exposition. Par exemple cette année, bon je dis n’importe quoi, mais Manet par exemple. Tu vas voir cette expo et puis tu as une file d’attente tu as l’impression d’être dans un hypermarché un samedi après midi. Tu te dis : « Qu’est ce que je fais là ?! » T’as pas le temps, tu vois rien, y a une sorte de précipitation et d’hyperconsommation et du coup je refuse, je deviens presque fainéant la dessus et je n’y vais pas. Et c’est con quelque part parce que c’est important  mais en même temps c’est invivable et c’est pareil pour d’autre choses : je suis allé voir l’Aquarium de La Rochelle, mais j’ai pas vu de poisson, j’ai vu des hommes agglutinés derrière des vitrines, je me suis barré. Encore une fois on va dire que c’est méprisant à l’égard des hommes, mais ce n’est pas ça, c’est terrible cet univers « concentrationnaire » de la consommation artistique ou celle de l’éveil ça fait peur, on est imbriqué là dedans. J’aimerais bien y retourner mais je ne sais pas un dimanche à 7h du matin peut être que pour les expositions c’est pareil et du coup je loupe pleins de trucs. Parce que c’est un temps une exposition, un temps suspendu un musée. C’est un pour geler le temps donc quand j’arrive là dedans tout à fondu, j’arrive pas …


MA : Du coup, pour la dernière expo que vous avez vu, ça tombe à l’eau …

C : Humm, je réflechis. La dernière expo c’était à La Rochelle, c’était pas mal d’ailleurs et y avait pas beaucoup de monde comparé à l’aquarium… C’était un truc d’histoire naturelle donc c’était intéressant, il y avait des marins qui avaient ramené pas mal de trucs notamment des très beaux totems, des belles coiffes, pas mal d’animaux aussi donc ça c’était le dernier truc. Bon c’était peut être un peu mortifère mais là au moins j’ai pris le temps.


MA : Sinon en général, qu’est ce que vous aimez faire à Metz ?

C : Je travaille pas mal donc je suis souvent un peu enfermé ici mais quand je sors … je vais voir des amis ! Mais encore une fois, je suis un peu sauvage, donc j’évite le samedi après-midi. Je me balade souvent le long des quais, j’aime bien et puis on a un petit garçon donc on se balade beaucoup avec lui en général. On a des itinéraires, on est un peu dans Shining : il a sa petite voiture aussi. Mais Metz j’aime bien la ville, alors je vais souvent au centre St Jacques notamment à la Fnac, je n’adore pas le lieu c’est un peu effrayant  mais dans ces coins là. Je sors très peu ou au restaurant, avec des amis. Mais j’ai pas une grande vie, je vais aux concerts  mais c’est même rare parce que comme je joue souvent j’ai pas envie de ressortir aller écouter des concerts, j’ai envie de faire un peu autre chose donc souvent, je regarde des films ici … c’est pas marrant (rires)


MA : Un mot pour finir cette interview ?

C : Merci, c’était bien ! On a parlé de choses un peu secrètes et rares, je t’en ai dit plus qu’a des proches (rires)  c’est important de le dire aussi donc merci.

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 01:32

11-09-nanbara.JPG


...Et retrouvez de 10 à 18 H, le  Village Associatif de l'asso. Nanbara.
http://www.nanbara.fr/

toutes les infos sur le groupe "As Malick and Blue Tribe" ... :
S MALICK est un chanteur sénégalais charismatique et reconnu dans son pays
(deux albums "Dakar all stars" et "Bénéne Vibes" nominé au Hip Hop Awards
meilleur album solo ainsi que de nombreux festivals africains et européens à son
actif).
Il s'est installé à Metz en Lorraine en 2008 et s'est entouré de trois musiciens
Lorrains venant d’horizons différents qui composent : BLUE TRIBE .
Depuis cette rencontre, le groupe a su développer un son original ainsi qu’une
complicité évidente autour de compositions « Pop, Rock, Soul, Funk, Afro ».
En Live, As Malick et sa tribu nous transportent… c’est un voyage «Trip».. (titre du
nouvel Album)..
Une chaleur indéniable dans la voix, une section rythmique solide et puissante
accompagnée de gimmick de guitare « accrocheurs ».
Un mélange de style visant le même objectif: des textes engagés emprunts de
messages positifs (Amour, Paix, Solidarité, Respect) et traitant aussi de sujets
graves comme les enfants soldat et la corruption politique en Afrique "ou ailleurs".
Ces textes écrits par As Malick sont chantés en 3 langues : Anglais, français et wolof.
Le groupe a déjà acquis une bonne experience et plusieurs concerts sont
programmés pour la saison 2011 - 2012…
 
Le nouvel Album « Trip » auto produit du groupe a été édité en octobre 2010.
 
Un nouveau Clip "Life Teudé" 1er titre de l'album (réalisé par Pierre Dodin Réalisateur Nancéen) est sorti en mars 2011:
http://www.dailymotion.com/video/xhnnnx_as-malick-blue-tribe-life-teude_music

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 22:23

Charge 69 est de retour.
Charge 69, c’est un groupe qui existe bon gré mal gré depuis 1993.
Ils ont déjà sorti 4 albums, des dizaines d’EP’s, de signles de maxis et des compiles.
Bien sûr, Charge 69 passerait difficilement à la radio. Mais Charge 69 s’en fou.
Charge 69 est un groupe de punk issue de la scène Lorraine, de Metz plus exactement.
Quatuor formé autour de Vérole au chant et de Caps à la basse, le groupe revient sur le devant de la scène avec leur nouvel album «  Résistance Electrique ».
La pochette, contraste de rouge et de jaune donne vite le ton du cd à venir et des 16 titres prêts à exploser. Un savant mélange entre grenade et guitare vient barrer en diagonal cet artwork.

 

http://1.bp.blogspot.com/-Hhm379QDc0g/Tg67jLgBPxI/AAAAAAAAAac/veZ66XyHA-o/s1600/folder.jpg

 

A l’intérieur, patchwork de couleurs, grosses typos rentre dedans. Les titres accrocheurs sont assez évocateurs du feu qui couve : « legitime vengeance » ; « le crepuscule des damnés » ; « rêves lacérés » ; « en lambeau ».
Les idéologies punk sont bien là, « no futur » en tête, très vite suivi de ce qui pourrait être formulé comme « notre présent est foutu » (bien sûr sans aller jusqu’au caricatural « c’était mieux avant »).
Ce qui frappe, c’est cette certaine intemporalité qui flotte dans ce cd. Les textes s’adaptent bien à l’époque mais pourraient tout autant être la haine de deux ou trois générations précédentes. Les textes oscillent entre rage simple bien cadencée et recherche esthétique et rythmique où les mots se répondent et s’entrechoquent dans le mal être humain et urbain.
Tous comme leurs confrères messin de Néophyte, les mélodies et refrains rentrent vite en tête, les distos sont lourdes et les accords volontairement limités. Néanmoins, les mélodies sont pour le moins efficaces. Les thèmes abordés respirent profondément les thématiques punks, privilégiant les questions de société, la haine de l’ordre et des lois, l’intérêt et le prix de la vie, sa propre vie, le capitalisme grand gourou des relations, et puis un certain mal être ambiant qui ressort au travers des paroles.
L’environnement de Charge 69 ressemble à une terre brûlée, lacérée par les vices et les maux, d’où la musique s’extrait comme ultime rempart, comme la boule au fond de la gorge qui hésite entre cri de révolte et larmes de souffrance.
La simplicité qu’il serait facile d’appliquer au mouvement punk et à ses revendications se révèle finalement être un rappel clair de droits et désirs fondamentaux. Ma seule envie serait de pouvoir lire un certain message d’espoir, des solutions au sein de ses textes. Mais est-ce vraiment le leitmotiv de ce mouvement dans lequel s’inscrit le groupe ? 
Sur le fond comme sur la forme, Charge 69 réussie donc bien au travers de ce nouvel opus, « Résistance Electrique » à faire passer ses messages, la production de qualité ne faisant que rehausser des textes travaillés – quoique parfois un peu faciles, imprimant dans l’acier des refrains carrés, entêtants.

 

 

Article : Ugo

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:21

Festival ZIKAMETZ 2011
//// COUP D’ENVOI !

DU 14 AU 17 SEPTEMBRE - LES TRINITAIRES À METZ

 

8ème édition, Zikametz reste fidèle à sa tradition et vous propose des performances musicales éclectiques
sur quatre journées pleines de nouveautés pour le jeune public ainsi qu’un ciné-télé-concert.
Cette édition s’annonce donc intense et vous captivera pour une rentrée rayonnante.

 

Zikametz 2011, trois soirées de concerts

 

http://www.zikamine.com/images/zikametz2011.jpg


JEUDI 15 SEPTEMBRE -

Echauffement avec un évènement original : un
ciné-télé-concert. Notre rythme cardiaque sera mené sur les images du
match France - Allemagne de Séville 82 (raccourci à 60 minutes pour
l’occasion), dont la bande-son sera proposée par un trio pop rock, une
performance live étonnante et unique en en son genre.


VENDREDI 16 SEPTEMBRE -

Première mi-temps avec la french touch
electro-house d’Alan Braxe, d’electro pop de Cercueil et du groupe
messin Jaccuzy, en passant par les USA avec Rainbow Arabia. Venu d’outre-
Manche, Ghospoet apporte son flow hip hop. Du côté Lorrain, la pop,
folk ou rock, et le punk blues seront au rendez-vous avec Crëvecoeur, The
Aerial et Chicken Diamond. Heartbeat Parade amènera sur scène le son
rock du Luxembourg. Nous serons également balancés par le rock’n’roll
de The Big Black Boots.


SAMEDI 17 SEPTEMBRE -

Seconde mi-temps. Sur la ligne de jeu, on
retrouve de la chanson, française et lorraine : Benoît Dorémus, Bonaparte
et Simon Goldin le Montréalais. Le Canada sera une nouvelle fois à
l’honneur avec l‘univers folk de Picastro. Du côté de l’electro, les locaux
de Beat For Sale et la sensation parisienne DyE. Puis place au rock’n’roll de
The Einstein Tremolos. Les Scratch Bandits Crew et le marseillais Mino, en
dignes représentants du hip hip et du scratch hexagonal succèderont au
trio militant Stratégie De Paix, venus de Meuse.
A noter dans vos carnets : le festival proposera des animations (ateliers et
spectacles) pour le jeune public mercredi après-midi et jeudi matin.

 

 

MERCREDI 14 septembre – Les Trinitaires - Ateliers Jeune Public de 14h à 18h
Réservation sur www.zikamine.com
- Aurélie Loiseau : travail sur la voix, les bruitages et le chant (3 à 6 ans)
- Dr Geo : utilisation de jouets pour un atelier musical (6 à 10 ans)
- Stratégie de Paix : écriture et composition de morceaux par ordinateur M.A.O (11 à 17 ans).

 

Jeudi 15 septembre – Les Trinitaires
10h - Spectacle « Né dans une Orange » à destination des scolaires.
21h – ciné-télé-concert : Match Séville 82.

 

Vendredi 16 septembre – Les Trinitaires Dès 20h
Huit, Chicken Diamond, The Aerial, The Big Blac k Boots , Crëvecoeur , Jaccu zy,
Heartbeat Parade, Cercueil, Rainbow Arabia, Alan Braxe, Ghostpoet .

 

Samedi 17 septembre – Les Trinitaires Dès 20h
Huit, Bonaparte , Simon Goldin, The Einste in Tremolos , Beat For Sale, DyE,
Picastro , Benoît Dorémus, Stat égie De Paix, Mino, Scratch Bandits Crew.

 

Tarifs (hors frais de location)


Pass jeudi Séville 82 > 6 €
Pass vendredi > 8 € TR / 10 € TP
Pass samedi >8 € TR / 10 € TP
Pass 3J (jeu+ vend +sam) > 15 €


Tarif réduit : MGEL, adhérents FNAC,
demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA
(sur justificatif), carte Copain Trinitaires


www.fnac.com
www.ticketnet.fr
www.digitick.com

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:02

Expositions de Septembre

 

 

Le mois de septembre est arrivé avec ses bonnes et ses mauvaises choses. Dans les bonnes comptons la réouverture de la plupart des galeries et centres dédiés à la culture dans la région comme au Toutouchic à Metz ou encore au centre culturel George Pomp it Up à Nancy.

 

 

 

 

Anatomie d’une blessure

 

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Il s’agit d’une exposition portant sur des photos mises en situation et en scène par l'artiste Elise de Brouwer
La photographe travail sur de belles choses défraichies, des contextes propices à montrer son regard candide sur un quotidien triste...regard d'enfant grandi trop vite.
Lorsqu'elle montre son travail elle crée aussi des installations qui permettent au public de voir sa façon de travailler.

 

L’exposition a lieu jusqu’au 10 septembre.

 

Centre Georges Pomp It Up

115, Gabriel Mouilleron 

Nancy, France

 

 

Plus d’infos sur : www.cargocollective.com/EliseDeBrouwer 

 

 

 

 

 

 

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La Galerie Toutouchic de Metz
présentera pendant un mois le studio 
923a. L’exposition, qui ouvre la deuxième saison pour Toutouchic, s’axe autour d’une collaboration qui s’interroge sur la limite entre l’inspiration et la copie. Le studio 923a a travaillé à la conception d’une affiche en s’entourant d’amis.

Le vernissage se tiendra le 7 septembre à 18h30 avec Vincent Broquaire en DJ Croco pour la musique.

 

 

 

Galerie le ToutouChic
23 ter rue de La Haye
57000 Metz

Plus d’infos sur www.923a.blogspot.com  ou www.neufdeuxtroisa.free.fr/ 

 


 

CE N'EST RIEN une exposition d'Etienne Pressager

 

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C’est dans la fameuse galerie Octave Cowell,  si atypique par son entrée matérialisée par une fenêtre par laquelle on pénètre, qu’Etienne Pressager, artiste nancéen va exposer. Son travail se situe entre la représentation et la description,  le dessin et la peinture (qu’il maîtrise aisément  en tant qu’enseignant à l’Ecole d’art de Nancy), reste prédominant dans ses créations. Il dira : « Comme des titres le laissent deviner la plupart de mes dessins récents, il s’agit avant tout d’occuper le terrain : l’occuper physiquement en couvrant la feuille de traits de crayon et, à l’exemple d’On Kawara envoyant ses cartes postales, montrer que je suis encore là, ou bien dessiner sans y penser, comme un loup urinant pour marquer son territoire. »

 

L’exposition se déroulera jusqu’au 15 octobre avec un vernissage le 15 septembre à 18h.

La galerie est ouverte le jeudi, vendredi et samedi de 15h00 à 19h00 et sur rendez-vous.

Galerie Octave Cowbell
5 Rue des Parmentiers

57000 Metz, France

 

Plus d’infos sur www.octavecowbell.fr

 

 

PROFILS : internet, identités  et histoires.

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Ludmilla Cerveny étudie l’architecture à Nancy. C’est une jeune artiste de 23 ans, qui nous propose certaines de ses rencontres, des filles et des garçons de son âge, tous unis par le lien du web, preuves à l’appui. En phase avec son époque, son travail se base sur ce que le web 2.0 et ses réseaux sociaux ont apporté aux gens. Les photographies qui en découlent sont le fruit de rencontres de 2006 à aujourd’hui, faites suite à des rencontres virtuelles.

« Ces éléments tendent à démontrer la richesse, la complexité de ces rencontres et les possibilités offerte par le web : son interactivité, son instantanéité…
Internet est un terrain propice aux jeux de rôle, voici quelques personnages, au spectateur de démêler le vrai du faux,le fictif du réel. » My Monkey

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Un vernissage aura lieu le 22 septembre, à partir de 18h30, en présence de l’artiste accompagnée de la sortie du Mmagazine n°3. Et pour clore en beauté cette expostion un finissage aura également lieu le 19 octobre, avec une performance live de Chris Forsyth (USA) en partenariat avec Monolithe.

La galerie est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 18h et sur rendez-vous.      

Galerie My Monkey

15 rue du fbg des 3 maisons 
54000 Nancy, France

Plus d’infos sur www.mymonkey.fr ou LudmillaCerveny.com  ou Chris Forsyth

 

Plusieurs expositions sur les arts et textiles à la galerie 379 de Nancy

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Article : Morgane Aubry

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:31

BRUSSELS SUMMER FESTIVAL
Review du 14 aôut : Chanson Française à l’honneur ce soir

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Medi 

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 Pour ceux qui ne le savent pas (ce qui était mon cas), on peut se dire que Medi est un vrai showman. Il a de la présence sur scène,  du charme même, un vrai potentiel, des musiciens efficaces. Arrive le moment de son titre phare, « How would do it »  et cette ritournelle (presque) entraînante accompagnée de ces « tell me how would you do it ». Les paroles, chantées à tue tête par toutes ces hordes de fans rappellent combien les starlettes lancées par la radio peuvent être ephémères, puisant leur force dans le déplacement de foule occasioné le temps d'une chanson. Cependant, on raconte de lui : « qu’il est également bassiste, n'a pas son pareil pour ressusciter le Wurlitzer (piano électrique mythique des albums de Stevie Wonder) et tient la guitare comme Steve Cropper, son héro, dont les riffs émaillent les hits d'Otis Redding et de la Stax. Qui plus est, Medi chante, et ce divinement. »  Tout est dit, ou presque, je rajouterai : ne vous fiez pas à cet artiste mainstream des radios populaires, écoutez son album, qui ne vaut surement pas son live mais mérite un sérieux détour !

 

 

Camélia Jordana

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Avec un nom aussi niais et un parcours qui l’est tout autant on aurait pu penser que la performance allait être semblable … Mais non, agréablement surprise par cette fille au sourire ravageur et à la voix envoutante. Elle a su convaincre une partie du public bruxellois, en nombre à ce moment de la journée.

 

 

Raphaël 

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Pour continuer cette soirée « chanson française » c’est à Raphaël de monter sur scène. Il s’était fait connaître du grand public en 2005 avec son album Caravane et revient en tournée pour son dernier album Pacific 231.Il faut reconnaître qu’il en a fait du chemin depuis cet opus. On l’imaginait encore seul, une guitare à la main mais c’est avec une certaine confiance et maturité qu’il aborde la scène accompagné de pas moins de cinq musiciens tous aussi talentueux les uns que les autres. Quand à lui, Raphaël balance entre l’harmonica, le piano et sa guitare avec assurance. Une performance réussit pour ce jeune premier de la chanson française, qui sur scène donne un caractère plus rock à ses chansons, malgré un public peut être plus attiré par son charisme que sa musique elle-même. L’artiste au côté mélancolique, se met face à son piano et joue seul certains de ses classiques comme « Les petits bateaux ».  Sans renier les morceaux de ses débuts comme le fameux « Caravane »  que Raphaël joue avec émotion, racontant son histoire. Il reprendra également celui qu’il considère comme l'artiste qui l’a le plus inspiré et aussi son chanteur préféré : David Bowie avec une version réadapté de « Modern Love ». Puis vient l’hommage à Bashung avec la chanson «Osez Joséphine » et cette fameuse phrase : « Marchez sur l’eau, évitez les péages » visiblement chère à Raphaël.

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Tout comme Zaz, dont il se met à parler, expliquant sa rencontre et les chansons qu’il lui a écrite. C’est donc sans surprise qu’elle le rejoint sur scène pour un duo. Et c’est le titre "La Fée" issu du dernier album de Zaz, qu’ils interprétent avec brillo (d’ailleurs) !  

 

Article et photos : Morgane Aubry

 

Plus d'infos sur le Brussels Summer Festival : 

http://www.bsf-brusselssummerfestival.be

 

Plus de photos de Medi :  

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Plus de photos de Camélia Jordana : 

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Plus de photos de Raphael : 

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Plus de photos de Zaz :  

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:26

 

Brussels Summer Festival - Review du 13 août

 

Pour ce deuxième jour du BSF, tandis que le folk est prôné au Mont des Arts, c’est le hip hop qui l’emporte et déchaîne les foules sur la scène des Palais. On y croise notamment les rappeurs version odl school de De La Soul ainsi que le marseillais Soprano et ses compères de Psy4 de la rime.

 

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 DE LA SOUL : « Odl school rules the new shool »

Pour marquer le coup ce soir, les trois newyorkais sont accompagnés du « Big Band » qui avec ses percussions, son clavier, sa guitare, sa batterie et ses cuivres rajoute indéniablement quelque chose à la musique de De La Soul. Une musique authentique qui te donne l’impression d’être à New York quand sévissaient encore les Natives Tongues, ce hip hop un peu funk aux paroles hors normes. On savait qu’ils faisaient de la « feel good music » ces gars, mais là c’est une grosse ambiance qu’ils mettent sur la scène des Palais. Le public est au rendez-vous, ça groove avec ce groupe qui est au jazz et à la pop ce que Run DMC est au rock, des beats puissants avec toujours cette influence soul qui ne quitte pas leur morceaux. Des show men en puissance et une énergie palpable dans la foule, c’est comme ça qu’on pourrait définier un live de De La Soul.

 

Photos de De La Soul :

 

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·         MORIARTY

Après De La Soul on frise l’ascenseur émotionnel en allant voir Moriarty qui clôture les concerts de la soirée au Mont des Arts. Moriarty, c’est dès le départ une référence au passé, celui de le Beat Generation avec le personnage de Dean Moriarty dans Sur la route de Kerouac. Et puis c’est aussi un groupe qui sait vous emmener loin, vous faire voyage dans l’Amérique des années 60 grâce à la voix de Rosemary Standley et aux cinq musiciens qui l’accompagnent sur scène. Elle un charme certain, jouant de ses mains et ses doigts entremêlés comme pour envouter le public. Il lui arrive parfois de dire des choses bizarres comme « j’ai rencontré quelqu’un ce matin, c’était un homme qui ne se souvenait plus qu’il était mort et qui prenait un déca pour la première fois… » pour introduire le morceau décaf’ paru sur le dernier album The Missing Room. Arthur Gilette un des guitaristes au look audacieux, paraît vraiment à l’aise sur scène, on sent les musiciens complices entre eux et heureux d’être présents au Mont des Arts qui est remplie par ceux préférant le folk au hip hop

 

Photos de Moriarty :

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·         SOPRANO & PSY4  DE LA RIME

Bon  pour Soprano, rengainons notre scepticisme et faisons place à l’observation : la foule est  en délire, les maillots de l’OM sont fièrement  affichés, c’est qu’il ne faudrait pas oublier les racines de « Sopran’ baba » : celles de la Cannebière et de Marseille ! Le public est  jeune et déchaîné  à l’idée de voir leur idole arriver sur scène. Les djs arrivent, les autres membres de Psy4 de la rime suivent puis c’est leur leader qui vient en trombe  et là c’est l’hystérie générale ! Il y a une réelle osmose entre Soprano et son public, dont on le sens très proche, il dialogue avec et prêche la bonne parole « La famille c’est tout … le reste c’est rien » et ça marche. Séparant la foule en deux : d’un côté le corbeau, de l’autre la colombe ; en  référence à son dernier album. Il y va des petites anecdotes pour faire lever encore plus les mains, en citant Michael Jackson comme son inspiration première, lançant des samples de Billie Jean. Pour le reste du concert il enchaînera avec ses compères de Psy4 de la rime leurs classiques comme Jeunesse France, Regarde moi, Ferme les yeux et imagine et Hiro où l’émotion est palpable.

Un prochain album des Psy4 de la rime est annoncé "si dieu le veut". Et pendant  Halla halla, il y a vraiment une grosse ambiance, ils l’ont dit ils sont là pour mettre le « darwa ». Le public bruxellois a vraiment apprécié la performance de ces jeunes du rap français et ce n’est pas la politie qui va dire le contraire …  

 

Photos de Soprano & Psy4 de la Rime :

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Article et photos : Morgane Aubry 

 

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Plus d'infos sur le Brussels Summer Festival : 

http://www.bsf-brusselssummerfestival.be

 

 

Plus de photos de De La Soul : 

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Plus de photos de Moriarty : 

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Plus de photos de Soprano & Psy4 de la Rime :

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:36

Vendredi 23 septembre 2011, 20 :00
Rockhal Main Hall - 5, avenue du Rock'n'Roll, L-4361 Esch/Alzette


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crédit Simon Halfon Studio


Sa voix rauque et des tubes comme « Senza una Donna », « Il Volo », « Menta e rosmarin », « o
Diamante » ou plus récemment « Baila Morena » ont fait du chanteur-compositeur Zucchero l’un des
artistes italiens les plus populaires.

Révélé en 1987 par son quatrième album « Blues », Zucchero a depuis composé huit autres albums. Il
a vendu plusieurs millions d’albums dans le monde entier. Il a collaboré avec Joe Cocker, Miles Davis,
BB King, Sheryl Crow, Tom Jones, Paul Young, Sting, Luciano Pavarotti, Bono (U2), Brian Wilson
(Beach Boys), Eric Clapton et Johnny Hallyday.

Trois ans après son dernier opus « Fly », Zucchero est de retour avec un nouvel opus, « Chocabeck ».
Onze titres déjà salués par la critique pour un album annoncé comme l’un des meilleurs, si ce n’est le
meilleur de sa carrière. Cet excellent cru, réalisé sans fausse note, met plus que jamais en valeur
l’atout principal de Zucchero : sa voix unique, à la fois puissante et chargée d’émotion.

Ne ratez pas Zucchero en concert - un évènement rock inédit !

Location de billets :

Luxembourg : tous les points de location connus e. a. aux bureaux de voyages Sales-Lentz, Auchan,
Funbringer Ticket-Service, rue de Strasbourg, A-sport, Office du Tourisme, www.luxembourg-
ticket.lu, www.e-ticket.lu;

France : les réseaux Ticketnet, Fnac, Cora, Leclerc, Carrefour, Cultura, Auchan, Virgin Megastore ;
www.fnac.com; www.ticketnet.fr

Belgique : chez Park Music à Arlon, réseaux Ticketnet Fnac et Sherpa sur toute la Belgique ;
www.ticketnet.be, www.sherpa.be, www.fnac.be

Allemagne : aux points de location habituels ; www.ticket-regional.de

Informations et Ticket-Hotline: +49-(0)-6861 – 939980; www.kultopolis.com

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:13
Le Rallye de France deuxième édition - pour le plus grand plaisir des fans de Sebastien Loeb - se déroulera du vendredi 30 septembre au dimanche 2 octobre 2011 en Alsace-Vosges
Cette année, plus que les années précédentes, Sebastien Loeb aura fort à batailler pour gagner son huitième titre de champion du monde de WRC.

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Son co-équipier, mais néanmoins plus grand rival, Sebastien Ogier, grandit à vitesse grand V. Depuis le début de la saison 2011, les deux Sebastien ont chacun gagné 4 courses. Le titre se jouera donc, sans aucun doute entre ces deux frères "ennemis sur piste".

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Le rallye de France en Alsace sera haut en tension puisque Sebastien Loeb, originaire de cette région veut et se doit de gagner sur sa terre natale afin de combler encore une fois le cœur des alsaciens et se rapprocher d'un huitième titre qu'aucun autre pilote, à ce jour n'a pu réaliser.

2010-10-wrc1 9938



Pour cela, Melting-Actu vous recommande vivement de venir le supporter durant ces 3 jours sur les terres alsaciennes et vosgiennes.
A noter que la manche française du WRC – Championnat du Monde des Rallyes – est arrivée en tête des audiences 2010, avec plus de 69 millions de téléspectateurs ! (source : rallyedefrance.com)

2010-10-wrc1 0069

Pour plus d'informations, rendez-vous sur :
www.rallyedefrance.com
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